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        <title>Comment c&#039;est arrivé là ?</title>
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        <description>Mais c&#039;est vrai ça comment ça en arrivé là ? Ca vient d’où ce truc à l’origine ? Ca doit dater de oulaaaa pfiouuuu… au moins un moment… Chaque semaine, Alienor vous fait part d&#039;anecdotes et des petits détournements d&#039;objets, d&#039;événements ou d&#039;expressions que le temps a transformé.  </description>
        <language>fr</language>
        <pubDate>Fri, 16 Jun 2023 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? L&#039;appel du 18 ? juin</title>
                <description> 
Bonjour, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé là ? Aujourd&#039;hui, avec l&#039;actualité chargée du mois de juin, restons dans une actualité assez récente.
Je voudrais vous parler d&#039;une série de messages qui ont déterminé la vie de nombreuses personnes. De messages qu&#039;il est important de se rappeler. De messages qui ont eux aussi leurs petites anecdotes. De messages aux Français, lancé depuis l&#039;Angleterre, pour appeler à la désobéissance militaire et civile. De messages d&#039;espoir, de valeurs, de résistance. Je veux parler du célèbre appel du 18 juin, qui pourtant ne mérite pas complètement sa date. Comment ça, on nous a menti ? Pas d&#039;affolage, on a juste regroupé sous la date initiale les différentes versions d&#039;un texte. C&#039;est tout au plus de la propagande bien gérée. Après tout, en temps de guerre comme en dictature, une bonne propagande, c&#039;est la base !
Je replace un peu de contexte. Après avoir exposé son plan à Paul Reynaud, alors président du conseil (aujourd&#039;hui on dirait premier ministre), le général De Gaulle arrive à Londres le 17 juin 1940 afin de négocier la poursuite de la guerre avec les Britanniques. Il rencontre le Premier ministre local, Winston Churchill et lui expose son projet de maintenir la France dans le combat même si une décision contraire est prise par le gouvernement installé à Bordeaux. Il émet le souhait de s&#039;exprimer à la radio dès que la nouvelle de la demande d&#039;armistice tombera. Churchill donne son accord de principe et met à disposition la BBC.
À l&#039;époque, la BBC émet en grandes et ptites ondes. Elle a un rayonnement international qui lui permet de diffuser en Europe, et donc en France. Elle figure, en grandes ondes, avec la radio du Luxembourg parmi les émetteurs reçus par les postes de radio français.
Le 17 juin à 12h30, Philippe Pétain, nouveau chef du Gouvernement français suite à la démission de Paul Réynaud, annonce dans un discours officiel à la radio qu&#039;il choisit de cesser le combat et de demander à l&#039;ennemi la signature d&#039;un armistice. Churchill et de Gaulle conviennent alors que le général Français s&#039;exprimera dès le lendemain sur les ondes.
Winston, partisan de la fermeté contre Hitler et de la poursuite de la lutte, doit cependant écarter les réticences de certains membres du cabinet, notamment le ministre des Affaires étrangères lord Halifax, Neville Chamberlain ou Clement Attlee, qui ne veulent pas interférer dans les négociations engagées par le gouvernement Pétain et souhaitent attendre de voir s&#039;il va effectivement signer l&#039;armistice.
L&#039;après-midi du 18 juin, dans l&#039;appartement de Seamore Place à Londres qu&#039;occupent de Gaulle et son aide de camp Geoffroy de Courcel, Élisabeth de Miribel (vous me connaissez, j&#039;ai trouvé une femme, je la mets en avant) tape à la machine le texte du discours, dont le général de Gaulle avait rédigé un premier brouillon avant son départ de France. De Gaulle transmet les éléments de son discours au ministre de l’Information Duff Cooper qui en communique le projet à Churchill. L&#039;après-midi, le général corrige son texte « en fumant cigarette sur cigarette &quot; (à l&#039;époque le tabac n&#039;est pas tabou ).
Le gouvernement britannique impose toutefois des corrections, via Duff Cooper. De Gaulle doit rendre son texte plus neutre, le cabinet de guerre britannique veut ménager le nouveau chef du gouvernement français officiel : le début du discours évoquant la trahison du gouvernement de Pétain qui s&#039;est « mis en rapport avec l&#039;ennemi » est modifié.
Le grand Charles enregistre son texte à 18 h, heure locale, le mardi 18 juin 1940 ; le discours est annoncé dans le programme de la BBC à 20h15 et diffusé à 22h. Ce texte sera peu entendu, les troupes étant prises dans la débacle, et l&#039;enregistrement a été perdu.
Le texte issu du Ministry of Information (MOI) est communiqué par la BBC à la presse britannique du lendemain, il est publié le 19 juin 1940 par The Times en page 6, et le Daily Express, puis, repris par quelques journaux régionaux français, comme Le Progrès de Lyon, Le Petit Marseillais, Le Petit Provençal, en première page, dans la version prononcée à la radio qui censure deux phrases jugées trop sévères à l&#039;encontre du Gouvernement français et étrangers. Au Québec, Le Soleil signale l&#039;appel du général. Le journal Shenbao, de Shanghai », évoque le général les 24 et 25 juin. Le Los Angeles Times, le New York Times reprennent également une version écrite du texte.
 
La version originale sera publiée dans le &quot;Bulletin officiel des Forces françaises libres&quot; du 15 août 1940, dans le premier numéro du &quot;Journal officiel de la France libre&quot; le 20 janvier 1941, puis dans l&#039;ensemble des recueils de discours du général de Gaulle.
Le Général de Gaulle retournera à la BBC le 22 juin pour reprendre son discourt quelque peu remanié suite à la signature de l&#039;armistice et c&#039;est cet enregistrement qui est parvenu jusqu&#039;à nous. Une version filmée, à destination des actualités cinématographique sera réalisée le 2 juillet 1940. Enfin, un texte intitulé &quot;l&#039;appel aux Français&quot; souvent confondu avec le message radiophonique est placardé sur des affiches dans les rues de Londres à partir du 5 aout 1940.
Je vous laisse le texte officiel dans la description du podcast, et je vous souhaite une exellente journée à l&#039;écoute du son unique.
 
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé ungouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s&#039;est mis en rapport avecl&#039;ennemi pour cesser le combat.Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne del&#039;ennemi.Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nousfont reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs aupoint de les amener là où ils en sont aujourd’hui.Mais le dernier mot est-il dit ? L&#039;espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour laFrance. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.Car la France n&#039;est pas seule ! Elle n&#039;est pas seule ! Elle n&#039;est pas seule ! Elle a un vaste Empirederrière elle. Elle peut faire bloc avec l&#039;Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.Elle peut, comme l&#039;Angleterre, utiliser sans limites l&#039;immense industrie des Etats-Unis.Cette guerre n&#039;est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n&#039;est pastranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tousles retards, toutes les souffrances n&#039;empêchent pas qu&#039;il y a, dans l&#039;univers, tous les moyens pourécraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd&#039;hui par la force mécanique, nous pourronsvaincre dans l&#039;avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j&#039;invite les officiers et les soldats français qui setrouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s&#039;y trouver, avec leurs armes ou sans leursarmes, j&#039;invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d&#039;armement qui se trouventen territoire britannique ou qui viendraient à s&#039;y trouver, à se mettre en rapport avec moi.Quoi qu&#039;il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s&#039;éteindre et ne s&#039;éteindra pas.Demain, comme aujourd&#039;hui, je parlerai à la radio de Londres. »</description>
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Bonjour, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé là ? Aujourd&#039;hui, avec l&#039;actualité chargée du mois de juin, restons dans une actualité assez récente.
Je voudrais vous parler d&#039;une série de messages qui ont déterminé la vie de nombreuses personnes. De messages qu&#039;il est important de se rappeler. De messages qui ont eux aussi leurs petites anecdotes. De messages aux Français, lancé depuis l&#039;Angleterre, pour appeler à la désobéissance militaire et civile. De messages d&#039;espoir, de valeurs, de résistance. Je veux parler du célèbre appel du 18 juin, qui pourtant ne mérite pas complètement sa date. Comment ça, on nous a menti ? Pas d&#039;affolage, on a juste regroupé sous la date initiale les différentes versions d&#039;un texte. C&#039;est tout au plus de la propagande bien gérée. Après tout, en temps de guerre comme en dictature, une bonne propagande, c&#039;est la base !
Je replace un peu de contexte. Après avoir exposé son plan à Paul Reynaud, alors président du conseil (aujourd&#039;hui on dirait premier ministre), le général De Gaulle arrive à Londres le 17 juin 1940 afin de négocier la poursuite de la guerre avec les Britanniques. Il rencontre le Premier ministre local, Winston Churchill et lui expose son projet de maintenir la France dans le combat même si une décision contraire est prise par le gouvernement installé à Bordeaux. Il émet le souhait de s&#039;exprimer à la radio dès que la nouvelle de la demande d&#039;armistice tombera. Churchill donne son accord de principe et met à disposition la BBC.
À l&#039;époque, la BBC émet en grandes et ptites ondes. Elle a un rayonnement international qui lui permet de diffuser en Europe, et donc en France. Elle figure, en grandes ondes, avec la radio du Luxembourg parmi les émetteurs reçus par les postes de radio français.
Le 17 juin à 12h30, Philippe Pétain, nouveau chef du Gouvernement français suite à la démission de Paul Réynaud, annonce dans un discours officiel à la radio qu&#039;il choisit de cesser le combat et de demander à l&#039;ennemi la signature d&#039;un armistice. Churchill et de Gaulle conviennent alors que le général Français s&#039;exprimera dès le lendemain sur les ondes.
Winston, partisan de la fermeté contre Hitler et de la poursuite de la lutte, doit cependant écarter les réticences de certains membres du cabinet, notamment le ministre des Affaires étrangères lord Halifax, Neville Chamberlain ou Clement Attlee, qui ne veulent pas interférer dans les négociations engagées par le gouvernement Pétain et souhaitent attendre de voir s&#039;il va effectivement signer l&#039;armistice.
L&#039;après-midi du 18 juin, dans l&#039;appartement de Seamore Place à Londres qu&#039;occupent de Gaulle et son aide de camp Geoffroy de Courcel, Élisabeth de Miribel (vous me connaissez, j&#039;ai trouvé une femme, je la mets en avant) tape à la machine le texte du discours, dont le général de Gaulle avait rédigé un premier brouillon avant son départ de France. De Gaulle transmet les éléments de son discours au ministre de l’Information Duff Cooper qui en communique le projet à Churchill. L&#039;après-midi, le général corrige son texte « en fumant cigarette sur cigarette &quot; (à l&#039;époque le tabac n&#039;est pas tabou ).
Le gouvernement britannique impose toutefois des corrections, via Duff Cooper. De Gaulle doit rendre son texte plus neutre, le cabinet de guerre britannique veut ménager le nouveau chef du gouvernement français officiel : le début du discours évoquant la trahison du gouvernement de Pétain qui s&#039;est « mis en rapport avec l&#039;ennemi » est modifié.
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Le Summer Body</title>
                <description> 
Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé là ?
Avec l&#039;été qui approche, j&#039;ai eu envie de parler d&#039;un sujet qui a pris possession de toutes les rédactions des magazines féminins : le summer body, les régimes pseudo miracles et les pilules/crèmes à la poudre de perlimpimpin qui vont avec.
Alors les loisirs de plages commencent dès la fin du XIXième siècle mais on se baigne chacun de son côté et encore, dans des costumes de bain larges et couvrants, surtout pour les dames. Une grosse centaine d&#039;année plus tard, on commence à envisager la nage comme une activité sportive et non plus de simple plaisance. Les tenues, encore bien couvrantes, se réduisent quelque peu pour faciliter les mouvements, et dans les années 30, on commence à parler de préparer son corps pour l&#039;été.
Alors, évidement, les plus conservateurs s&#039;indignent de voir les corps se dénuder, mais les magasins de l&#039;époque expliquent comment se déshabiller correctement à la plage et comment regarder les autres sans être insistant ou déplacé. J&#039;en ai croisé qui devraient reprendre un peu de lecture avant de sortir dans la rue... C&#039;est aussi à ce moment que naissent les concours de miss et mister plage.
La fin des années 40 et l&#039;après-guerre voient une réduction de la taille des maillots, et en 1946 l&#039;invention par Louis Réart du fameux bikini, qui se veut minimaliste, afin de permettre aux femmes de bronzer à leur guise.
Dès les années 50, l&#039;injonction à la minceur pour l&#039;été arrive dans la presse féminine, accompagnée du guide pour trouver le meilleur mari possible en fonction de son style de maillot et de la plage qu&#039;il fréquente. C&#039;est vrai quoi, la guerre est terminée, merci mesdames pour vos efforts et sacrifices pendant celle-ci, mais maintenant, soyez dociles, jolies et restez à votre place, c&#039;est à dire au foyer, en tant qu&#039;esclave domestique.
Mais comment préparer son corps au mieux pour l&#039;été ? Des régimes soi-disant miraculeux et réellement dangereux pour la santé,  apparaissent, tout comme des programmes sportifs, des plus réalistes aux plus fantaisistes. On donne même des critères chiffrés pour les standards de beauté : une femme doit mesurer 1.68m, avoir une taille de 60cm, et une poitrine de 88cm. Rien que ça ! Plus petite ou plus grande, ça ne va pas, de même que plus mince ou plus plupeuse... La presse a dit &quot;rentre dans la case&quot;.
Avançons dans la création artificelle des complexes féminins, et l&#039;invention de la cellulite disgracieuse. Car, oui, avant les années 70, la cellulite existait, mais on parlait de peau d&#039;orange, et on n&#039;en faisait pas plus cas que ça. Seulement, il y a une femme dont je ne retrouve pas le nom parce que le moteur de recherche préfère me lister des publicités que de répondre à ma requête. Cette mégère, donc, dans un élan de sororité mal placée, a décidé que faire complexer ses copines pourrait lui rapporter beaucoup d&#039;argent. Avec l&#039;aide de Vogue, et d&#039;autres, elle crée donc le complexe de la cellullite, et propose dans la foulée son remède : une crème qui, je vous le donne en mille, ne fonctionne pas.
Les standards continuent de s&#039;imposer au fil du temps, et même si quelques personnes les dénoncent comme un méfait de la société capitaliste, très peu vont ouvertement à l&#039;encontre; On s&#039;en moque, mais on s&#039;y conforme quand même. 
Heureusement, en 1996, deux américaines, Connie Sobczak et Elisabeth Scott, inventent le concept du body positive. La soeur de Connie étant décédée suite à des troubles alimentaires graves, elle a demandé à la psychologue de l&#039;aider à rédiger un ouvrage concçu pour lutter contre les idées-reçues souvent à l&#039;origine de ces pathologies.
Il s&#039;agit tout simplement d&#039;apprécier son corps tel qu&#039;il est. Plus facile à dire qu&#039;à faire, surtout quand les médias de toutes sortes vous bombardent de physiques stéréotypés.
Aussi, je vous recommande fortement pour cet été de profiter de la vie, de laisser vos cuisses crier que vous êtes sexy en braille inversé, d&#039;inviter la brigade du poil à détourner le regard, et surtout d&#039;oser le maillot qui vous plait, qu&#039;il soit une ou deux pièces, qu&#039;il soit noir ou en couleur... L&#039;important reste de vous sentir à l&#039;aise et de se plaire à soi avant tout.
Je vous souhaite une excellente journée, à l&#039;écoute du son unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 02 Jun 2023 07:30:00 +0200</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé là ?
Avec l&#039;été qui approche, j&#039;ai eu envie de parler d&#039;un sujet qui a pris possession de toutes les rédactions des magazines féminins : le summer body, les régimes pseudo miracles et les pilules/crèmes à la poudre de perlimpimpin qui vont avec.
Alors les loisirs de plages commencent dès la fin du XIXième siècle mais on se baigne chacun de son côté et encore, dans des costumes de bain larges et couvrants, surtout pour les dames. Une grosse centaine d&#039;année plus tard, on commence à envisager la nage comme une activité sportive et non plus de simple plaisance. Les tenues, encore bien couvrantes, se réduisent quelque peu pour faciliter les mouvements, et dans les années 30, on commence à parler de préparer son corps pour l&#039;été.
Alors, évidement, les plus conservateurs s&#039;indignent de voir les corps se dénuder, mais les magasins de l&#039;époque expliquent comment se déshabiller correctement à la plage et comment regarder les autres sans être insistant ou déplacé. J&#039;en ai croisé qui devraient reprendre un peu de lecture avant de sortir dans la rue... C&#039;est aussi à ce moment que naissent les concours de miss et mister plage.
La fin des années 40 et l&#039;après-guerre voient une réduction de la taille des maillots, et en 1946 l&#039;invention par Louis Réart du fameux bikini, qui se veut minimaliste, afin de permettre aux femmes de bronzer à leur guise.
Dès les années 50, l&#039;injonction à la minceur pour l&#039;été arrive dans la presse féminine, accompagnée du guide pour trouver le meilleur mari possible en fonction de son style de maillot et de la plage qu&#039;il fréquente. C&#039;est vrai quoi, la guerre est terminée, merci mesdames pour vos efforts et sacrifices pendant celle-ci, mais maintenant, soyez dociles, jolies et restez à votre place, c&#039;est à dire au foyer, en tant qu&#039;esclave domestique.
Mais comment préparer son corps au mieux pour l&#039;été ? Des régimes soi-disant miraculeux et réellement dangereux pour la santé,  apparaissent, tout comme des programmes sportifs, des plus réalistes aux plus fantaisistes. On donne même des critères chiffrés pour les standards de beauté : une femme doit mesurer 1.68m, avoir une taille de 60cm, et une poitrine de 88cm. Rien que ça ! Plus petite ou plus grande, ça ne va pas, de même que plus mince ou plus plupeuse... La presse a dit &quot;rentre dans la case&quot;.
Avançons dans la création artificelle des complexes féminins, et l&#039;invention de la cellulite disgracieuse. Car, oui, avant les années 70, la cellulite existait, mais on parlait de peau d&#039;orange, et on n&#039;en faisait pas plus cas que ça. Seulement, il y a une femme dont je ne retrouve pas le nom parce que le moteur de recherche préfère me lister des publicités que de répondre à ma requête. Cette mégère, donc, dans un élan de sororité mal placée, a décidé que faire complexer ses copines pourrait lui rapporter beaucoup d&#039;argent. Avec l&#039;aide de Vogue, et d&#039;autres, elle crée donc le complexe de la cellullite, et propose dans la foulée son remède : une crème qui, je vous le donne en mille, ne fonctionne pas.
Les standards continuent de s&#039;imposer au fil du temps, et même si quelques personnes les dénoncent comme un méfait de la société capitaliste, très peu vont ouvertement à l&#039;encontre; On s&#039;en moque, mais on s&#039;y conforme quand même. 
Heureusement, en 1996, deux américaines, Connie Sobczak et Elisabeth Scott, inventent le concept du body positive. La soeur de Connie étant décédée suite à des troubles alimentaires graves, elle a dem...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? La couture</title>
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Bonjour et bienvenue dans Comment c&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, parlons d&#039;un métier et ou loisir bien utile quoique pas aussi pratiqué qu&#039;à une époque : la couture.
Alors on coud depuis la préhistoire, parce que les fourrures ou les peaux, c&#039;est bien, mais si on peut les faire tenir sur soi en se libérant les mains pour faire autre chose tout en ayant chaud, c&#039;est mieux. À cette époque on assemble les pièces entre-elles avec des aiguilles en os ou en ivoire et du fil en tendon. Parce que oui, on s&#039;est enquiquiné à chasser de la bestiole avec au choix des dents, des griffes, des défenses ou une capacité à charger non dépourvue de danger pour l&#039;humain, donc on exploite la ressource au maximum. Pas de gâchis !
Les premiers chats, pas Félix, mais le trou qui sert à insérer le fil, datent environ d&#039;il y a 45 000 ans et se situent au sud de la Sibérie actuelle. L&#039;invention n&#039;appartient donc pas à l&#039;homo Sapiens, mais aux Dénisoviens. Les migrations de population et les échanges commerciaux les importent en Europe petit à petit. Comment faisait-on avant ? C&#039;est simple, on perçait les peaux avec l&#039;aiguille et on durcisait une extrémité du tendon pour l&#039;insérer dans le trou ainsi formé. Le faire passer directement avec l&#039;aiguille a simplifié la tâche.
On trouve selon les régions des aiguilles en ivoire, en bois, ou même en épine de porc-épic.
Pour les premières aiguilles métalliques, nous nous rapprochons et elles arrivent au troisième siècle avant JC chez nos voisins Allemands. Elles sont forgées à l&#039;unité, et coûtent cher à produire, ce qui les rend extrèmement précieuses.
Les modèles vont peu évoluer jusqu&#039;au onzième siècle, où les Maures d&#039;Espagne vont les perfectionner, notamment pour un usage chirurgicale. C&#039;est ainsi que naissent les aiguilles courbes, qui servent initialement à sutturer les plaies, avant d&#039;être géénralisées pour certains travaux de tapisserie, notamment la couverture des fauteuils et autres sièges.
Quatre siècles plus tard, les Maures quittent l&#039;Espagne et emportent avec eux leur savoir-faire, mais continuent à vendre leur production en Europe.
La fabrication d&#039;aiguilles et dépingles ornementales arrive vers le dixseptième siècle, où on commence à les orner de motifs gravés ou à les sertir de pierres précieuses ou de perles.
Ha, le dixneuvième siècle et son industrialisation. On y voit la première machine à coudre en France, invention de Barthélémy Thimmonier. Ce dernier crée une marchine en bois qui reproduit le point de chaînette à l&#039;aide d&#039;une aiguille en crochet. La cadence est de 200 points par minute. Après quatre ans de mise au point, il dépose le brevet en 1830 et présente son invention à la foire de Paris de la même année. Il peut ainsi produire quatre-vingt machines qui lui premettront d&#039;honorer des commandes principalement de l&#039;armée.
Mais, ce génie est incomprit, et les ouvriers tailleurs ne considèrent pas la &quot;couseuse&quot; comme un progrès mais comme une concurence déloyale qui va leur faire perdre leur emploi. Ils détruisent les machines lors d&#039;une émeute en 1831.
Barthélémy ronge son frein et continue à chercher des améliorations en 1845, il propose avec l&#039;aide fiancière de Mangin, une machine qui coud 300 points à la minute en fil continu et brode. Présentée à l&#039;exposition universelle de 1855, elle remporte une médaille de première classe.
Les évolutions suivantes se passent aux Etats-Unis, notamment par Walter Hunt, qui invente le système de la cannette, et permet la couture à deux fils, plus solide. Malheureusement pour lui, il ne brevette pas son invention qui est reprise et améliorée par Isaac Singer. Ce dernier dépose le brevet en 1851 pour ce système mais également pour des améliorations, ce qui lui permet de gagner le procès pour plagiat que Hunt lui attente.
Actionnées par une pédale ou par une manivelle, ces machines permettent de coudre plus vite. Mais en Amérique comme en Europe, les employés de la couture se méfient de ce qui menacent leurs emplois. Singer cible donc les ménagères et invente un système de crédit qui permet aux foyers les plus modernes de s&#039;équiper. C&#039;est ainsi que naissent les couturière à la maison, permettant un complément de revenu pour les femmes de l&#039;époque.
L&#039;arrivée de l&#039;électricité dans les foyers permet la motorisation des machines, qui se démocratise à partir de 1937. Les modèles passent de meuble à élément portatif dans les années 40 à 50 et le designe évolue également. On passe du métal noir avec des incrustations or ou ivoire (la couleur par le matériau) au plastic blanc cassé dans les années 60, où le défi est que la machine ne pèse pas plus de 10kg.
De nos jours, les modèles sont équipés de réglages électroniques pour les différents types et tailles de points ainsi que la tension des fils, même si certains ateliers préfèrent les modèles purement mécaniques.
Je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-la-couture-11639</link>
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                <pubDate>Fri, 19 May 2023 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary> 
Bonjour et bienvenue dans Comment c&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, parlons d&#039;un métier et ou loisir bien utile quoique pas aussi pratiqué qu&#039;à une époque : la couture.
Alors on coud depuis la préhistoire, parce que les fourrures ou les peaux, c&#039;est bien, mais si on peut les faire tenir sur soi en se libérant les mains pour faire autre chose tout en ayant chaud, c&#039;est mieux. À cette époque on assemble les pièces entre-elles avec des aiguilles en os ou en ivoire et du fil en tendon. Parce que oui, on s&#039;est enquiquiné à chasser de la bestiole avec au choix des dents, des griffes, des défenses ou une capacité à charger non dépourvue de danger pour l&#039;humain, donc on exploite la ressource au maximum. Pas de gâchis !
Les premiers chats, pas Félix, mais le trou qui sert à insérer le fil, datent environ d&#039;il y a 45 000 ans et se situent au sud de la Sibérie actuelle. L&#039;invention n&#039;appartient donc pas à l&#039;homo Sapiens, mais aux Dénisoviens. Les migrations de population et les échanges commerciaux les importent en Europe petit à petit. Comment faisait-on avant ? C&#039;est simple, on perçait les peaux avec l&#039;aiguille et on durcisait une extrémité du tendon pour l&#039;insérer dans le trou ainsi formé. Le faire passer directement avec l&#039;aiguille a simplifié la tâche.
On trouve selon les régions des aiguilles en ivoire, en bois, ou même en épine de porc-épic.
Pour les premières aiguilles métalliques, nous nous rapprochons et elles arrivent au troisième siècle avant JC chez nos voisins Allemands. Elles sont forgées à l&#039;unité, et coûtent cher à produire, ce qui les rend extrèmement précieuses.
Les modèles vont peu évoluer jusqu&#039;au onzième siècle, où les Maures d&#039;Espagne vont les perfectionner, notamment pour un usage chirurgicale. C&#039;est ainsi que naissent les aiguilles courbes, qui servent initialement à sutturer les plaies, avant d&#039;être géénralisées pour certains travaux de tapisserie, notamment la couverture des fauteuils et autres sièges.
Quatre siècles plus tard, les Maures quittent l&#039;Espagne et emportent avec eux leur savoir-faire, mais continuent à vendre leur production en Europe.
La fabrication d&#039;aiguilles et dépingles ornementales arrive vers le dixseptième siècle, où on commence à les orner de motifs gravés ou à les sertir de pierres précieuses ou de perles.
Ha, le dixneuvième siècle et son industrialisation. On y voit la première machine à coudre en France, invention de Barthélémy Thimmonier. Ce dernier crée une marchine en bois qui reproduit le point de chaînette à l&#039;aide d&#039;une aiguille en crochet. La cadence est de 200 points par minute. Après quatre ans de mise au point, il dépose le brevet en 1830 et présente son invention à la foire de Paris de la même année. Il peut ainsi produire quatre-vingt machines qui lui premettront d&#039;honorer des commandes principalement de l&#039;armée.
Mais, ce génie est incomprit, et les ouvriers tailleurs ne considèrent pas la &quot;couseuse&quot; comme un progrès mais comme une concurence déloyale qui va leur faire perdre leur emploi. Ils détruisent les machines lors d&#039;une émeute en 1831.
Barthélémy ronge son frein et continue à chercher des améliorations en 1845, il propose avec l&#039;aide fiancière de Mangin, une machine qui coud 300 points à la minute en fil continu et brode. Présentée à l&#039;exposition universelle de 1855, elle remporte une médaille de première classe.
Les évolutions suivantes se passent aux Etats-Unis, notamment par Walter Hunt, qui invente le système de la cannette, et permet la couture à deux fils, plus...</itunes:summary>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? La couture
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Les 3 Mousquetaires</title>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, avec le succès cinématgraphique de la nouvelle adaptation des Trois Mousquetaires, j&#039;ai eu envie de vous parler de Charles de Batz de Catselmore. Vous ne voyez pas qui ? D&#039;Artagnan, enfin ! Car oui, le héros du roman de Dumas s&#039;inspire en partie de la vie d&#039;un mousquetaire ayant réèllement existé.
Charles, le vrai, est né entre 1611 et 1615, on n&#039;a pas la date exacte, au château de Castelmore près de Lupiac, dans l&#039;actuel département du Gers. Fils de Bertrand de Batz, seigneur de Castelmore et de Françoise de Montesquiou, Charles est le quatrième fils d&#039;une fratrie de sept enfants comprenant quatre garçons et trois filles. La famille est de noblesse récente et assez modeste, pour un quatrième enfant mâle, la carrière des armes se révèle une évidence, mais sans la possibilité de s&#039;acheter un brevet d&#039;officier, c&#039;est à dire un commandement avec le devoir de financer sa propre compagnie pour l&#039;achat des armes, des vivres, et des uniformes.
En 1630, soit entre 15 et 19 ans, il décide de monter à Paris, et prend le nom de d&#039;Artagnan, une province rattachée au domaine royal mais appartenant aux Montesquiou, la famille de sa mère, pour se distinguer de deux ses frères, eux aussi militaires.
Sur recomandation de Monsieur de Tréville capitaine des Mousquetaires du roi qui est un parent de sa mère, et pas comme dnas le roman, un ancien camarade de combat de son père, il s&#039;engage en tant que cadet dans le régiment des Gardes Françaises.
Sa participation à des opérations militaires au sein d&#039;une des compagnies des Gardes Françaises, nommée Les Essarts, est attestée entre 1640 et 1642. Il combattra au fameux siège d&#039;Arras, ainsi qu&#039;à Bapaume, Collioure ou Perpignan.
Son entrée chez les Mousquetaires arrive en 1644, sous la protection du cardinal de Mazarin. Suite à la Fronde, Mazarin dissout la compagnie des Mousquetaires en 1646, et D&#039;Artagnan reste à son service en tant que &quot;gentillome ordinaire&quot; et est chargé de la protection du roi Louis XIV, alors enfant. Ce dernier lui gardera une confiance à vie, et lui confiera de nombreuses missions d&#039;importances.
Charles suivra Mazarin lors de son exil, et en récompense de sa fidelité, il est nommé lieutenant aux Gardes Françaises. Il aquierera différentes charges et grades notamment celui de Capitaine, avec le soutien financier d&#039;amis de Mazarin, dont un certain Colbert.
Puis, en 1657, Louis XIV recrée la compagnie des Mousquetaires, et d&#039;Artagnan y est intégré avec le grade de sous-Lieutenant et la fonction de commandement effectif, le commandement officiel étant dévolu au duc de Nevers (pas celui du célèbre Bossu, mais probablement son père ou son grand-père). En 1659, Charles épouse, avec l&#039;autorisation du roi et du cardinal, Anne-Charlotte de Chalency, avec qui il aura deux fils. Mais le marriage tourne court et les époux se séparent de corps et de bien, madame étant lassée des absences et des infidélités de son époux. La carrière militaire de Charles se poursuivra avec des hauts faits, notamment l&#039;arrestation de Nicolas Fouquet, et l&#039;obtention du grade de lieutenant-capitaine des mousquetaire du roi en 1667. Il sera tué lors du siège de Maastrich (oups erreur à l&#039;antenne mea culpa) le 25 juin 1673. Le lieu de sa sépulture diffère selon les versions. Certains disent qu&#039;il est ihnumé dans l&#039;église de Saint Pierre et Paul de Wolder d&#039;autres qu&#039;il a été transporté au Chateu d&#039;Olhain dans le Pas de Calais, ou réside une partie de sa famille.
Et pour les autres Mousquetaires ?  Jean-Armand du Peyrer, seigneur de Tréville convoque près de lui en 1640 ses parents à différents degrés : Armand de Sillègue d&#039;Athos d&#039;Hauteville, Isaac de Portau et Henri d&#039;Aramitz, réputés pour leurs talents d&#039;escrimeurs. Ces trois gentilhommes béarnais ont réellement existé. 
Athos est né en 1615, cadet de famille, il a le choix entre les ordres ou l&#039;armée. Il choisit les armes et entrera dans le régiment des mousquetaires en 1640. Il décèdera en 1645, probablement des suites d&#039;un duel, à Paris. Contrairement à la légende, on ne lui connait aucune épouse. RIP Milady !
Portos, né le 2 février 1617, vient d&#039;une famille protestante, il est le fils du beau-frère de Tréville. Il a servit comme d&#039;Artagnan dans la compagnie des Essarts des Gardes Françaises jusqu&#039;en 1643 où il entre aux Mousquetaires, un an avant d&#039;Artagnan. Il poursuivra sa carrière comme garde des munitions à Navarrenx dans les Pyrénées Atlantiques. On dit qu&#039;il mourrut chez l&#039;un de ses neveux en 1670, mais on n&#039;a aucune trace exacte de son décès.
Aramis est né vers 1620. Il rejoint les mousquetaire en 1640 à l&#039;appel de son cousin Tréville. On le connait comme capitaine des mousquetaires de la garde du roi, il y restera jusqu&#039;en 1648, date du décès de son père. Il rentrera en Béarn et reprendra la charge familliale d&#039;abbé laïc d&#039;Aramitz, c&#039;est à dire qu&#039;il dirige une fondation n&#039;appartenant à aucun ordre religieux. Bien que protestant, il épousera Jeanne de Bearn-Bonasse, catholique, avec qui il aura quatre enfants, deux filles et deux garçons. La légende du prêtre jésuite prend un sérieux coup de plomb dans l&#039;aile ! 
Je vous invite à rédécouvrir l&#039;oeuvre de Dumas sous la forme qui vous plaira, et vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 05 May 2023 07:30:00 +0200</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, avec le succès cinématgraphique de la nouvelle adaptation des Trois Mousquetaires, j&#039;ai eu envie de vous parler de Charles de Batz de Catselmore. Vous ne voyez pas qui ? D&#039;Artagnan, enfin ! Car oui, le héros du roman de Dumas s&#039;inspire en partie de la vie d&#039;un mousquetaire ayant réèllement existé.
Charles, le vrai, est né entre 1611 et 1615, on n&#039;a pas la date exacte, au château de Castelmore près de Lupiac, dans l&#039;actuel département du Gers. Fils de Bertrand de Batz, seigneur de Castelmore et de Françoise de Montesquiou, Charles est le quatrième fils d&#039;une fratrie de sept enfants comprenant quatre garçons et trois filles. La famille est de noblesse récente et assez modeste, pour un quatrième enfant mâle, la carrière des armes se révèle une évidence, mais sans la possibilité de s&#039;acheter un brevet d&#039;officier, c&#039;est à dire un commandement avec le devoir de financer sa propre compagnie pour l&#039;achat des armes, des vivres, et des uniformes.
En 1630, soit entre 15 et 19 ans, il décide de monter à Paris, et prend le nom de d&#039;Artagnan, une province rattachée au domaine royal mais appartenant aux Montesquiou, la famille de sa mère, pour se distinguer de deux ses frères, eux aussi militaires.
Sur recomandation de Monsieur de Tréville capitaine des Mousquetaires du roi qui est un parent de sa mère, et pas comme dnas le roman, un ancien camarade de combat de son père, il s&#039;engage en tant que cadet dans le régiment des Gardes Françaises.
Sa participation à des opérations militaires au sein d&#039;une des compagnies des Gardes Françaises, nommée Les Essarts, est attestée entre 1640 et 1642. Il combattra au fameux siège d&#039;Arras, ainsi qu&#039;à Bapaume, Collioure ou Perpignan.
Son entrée chez les Mousquetaires arrive en 1644, sous la protection du cardinal de Mazarin. Suite à la Fronde, Mazarin dissout la compagnie des Mousquetaires en 1646, et D&#039;Artagnan reste à son service en tant que &quot;gentillome ordinaire&quot; et est chargé de la protection du roi Louis XIV, alors enfant. Ce dernier lui gardera une confiance à vie, et lui confiera de nombreuses missions d&#039;importances.
Charles suivra Mazarin lors de son exil, et en récompense de sa fidelité, il est nommé lieutenant aux Gardes Françaises. Il aquierera différentes charges et grades notamment celui de Capitaine, avec le soutien financier d&#039;amis de Mazarin, dont un certain Colbert.
Puis, en 1657, Louis XIV recrée la compagnie des Mousquetaires, et d&#039;Artagnan y est intégré avec le grade de sous-Lieutenant et la fonction de commandement effectif, le commandement officiel étant dévolu au duc de Nevers (pas celui du célèbre Bossu, mais probablement son père ou son grand-père). En 1659, Charles épouse, avec l&#039;autorisation du roi et du cardinal, Anne-Charlotte de Chalency, avec qui il aura deux fils. Mais le marriage tourne court et les époux se séparent de corps et de bien, madame étant lassée des absences et des infidélités de son époux. La carrière militaire de Charles se poursuivra avec des hauts faits, notamment l&#039;arrestation de Nicolas Fouquet, et l&#039;obtention du grade de lieutenant-capitaine des mousquetaire du roi en 1667. Il sera tué lors du siège de Maastrich (oups erreur à l&#039;antenne mea culpa) le 25 juin 1673. Le lieu de sa sépulture diffère selon les versions. Certains disent qu&#039;il est ihnumé dans l&#039;église de Saint Pierre et Paul de Wolder d&#039;autres qu&#039;il a été transporté au Chateu d&#039;Olhain dans le Pas de Calais, ou réside une partie de s...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Et tu tapes...</title>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, parlons de ce qui fût l&#039;un des outils pour les personnes exerçant mon métier : la machine a écrire.
Secrétaire, écrivain public, prête-plume ou auteur célèbre... Bon bientôt célèbre en ce qui me concerne, enfin si je crois aux retours de mes lecteurs. Les prémices de cette inventions se trouvent dans l&#039;imprimerie, et ses caractères mobiles. Cependant, il faudra quelques siecles entre notre célèbre ami Gutenberg qui fut un contemporain de Jeanne d&#039;Arc, même s&#039;il vécu plus longtemps, et le premier brevet pour une machine portative et mécanique déposé par l&#039;Anglais Henry Mill en 1714. Cet ingénieur de la New River Company a déposé un brevet pour &quot;une machine artificielle ou une méthode pour l’impression ou la transcription de lettres, individuellement ou progressivement, l’un après l’autre, comme par écrit, par laquelle toute écriture, quelle qu’elle soit, peut être marquée sur du papier ou du parchemin si soigné et exact qu’il ne doit pas être distingué de l’impression; que ladite machine ou méthode peut être de grande importance dans les règlements et les enregistrements des écrits publics, l’impression étant plus profonde et plus durable que toute autre écriture, et ne pas être effacée ou contrefaite sans une découverte manifeste.&quot; On se sait pas si cette machine a été assemblée, même au titre de prototype.
Soixante-cinq ans plus tard en 1780, le Français Pingeron inventera une machine a écrire dont le poinçon appuyait très fort pour marquer les lettres en relief dans le papier et permettre ainsi la lecture aux aveugles, et ce presque cinquante ans avant l&#039;invention du braille.
Entre 1820 et 1839, plusieurs inventeurs se disputent la conception de machines s&#039;apparentant à des presses d&#039;imprimerie portatives et la course à la typographie se livre entre l&#039;Italie et les Etats-Unis. En 1839, le Français François-Pierre Foucault, ami de Louis Braille, s&#039;inspire de l&#039;idée de Pingeron, et invente une machine constituée de poinçons positionnés au bout de leviers et qui permet décrire en raphigraphie, c&#039;est à dire que la machine reproduit les lettres en relief mais de manière à ce qu&#039;elles puissent être lues aussi bien par les non-voyants que par les voyants non formés au braille. Une avancée qui permet une amélioration de la communication entre les malvoyants et leurs familles.
En 1850 l&#039;Américain Oliver T Eddy, de Baltimore invente le système du ruban encreur, une révolution pour ces machines qu&#039;on encrait au rouleau ou au pinceau précédemment.Les premières machines ressemblant à celles que nous connaissons arrivent entre 1865 au Dannemark, je vous laisse un lien vers une illustration en description et 1867 aux Etats-Unis ou Chrinstopher Latham Sholes créée un prototype qui sera commercialisé par la firme Remington. Il est également le concepteur de notre fameux clavier Azerty. C&#039;est probablement sur une de ces machines que fût écrit Tom Sawyer, (si vous avez le générique en tête, vous êtes vintage !) en 1872, le tout premier roman officiellement tapuscrit.
Vingt ans plus tard en 1882, Blickensderfer utilise le principe de la boule ou balle de golf pour permettre de changer les polices d&#039;écriture. 1914 voir l&#039;arrivée de la première machine électrique, mais il faudra attendre 1935 pour une machine véritablement portable, la Hermes Baby fabriquée par les Suisses Paillard Bolex. La Hermes Baby compte parmis ses utilisateurs des auteurs tels que  Ernest Hemingway, John Steinbeck13, Max Frisch, Larry McMurtry, Jack Kerouac ou encore Eugène Ionesco. 
En 1961 IBM reprend la technique de la Blickensderfer et réintroduit la boule, qui permet ainsi de changer quelque peu la police pour permettre l&#039;usage de l&#039;italique, du caractère gras... Le stytème aura patienté 80 ans dans les cartons. Rien ne se perd jamais.
1976 voir l&#039;arrivée de la machine à marguerite, qui offre une impression de qualité supérieure, et 1986 la machine électronique, avec un écran allant de une à trois ligne et permettant les corrections immédiates. L&#039;arrivée de l&#039;ordinateur chassera les machines à écrire des bureaux administratifs, et la dernière fabrique fermera en 2011.Or, en 2013, les services secrets russes font savoir qu&#039;ils utilisent à nouveau les machines à écrire, afin d&#039;éviter le piratage de données. Il semblerait que d&#039;autres services secrets l&#039;utilisent également encore pour les même raisons.
Quand aux concours de vitesse de dactylographie, ils ont lieu en France depuis 1889, et sont illustrés avec un joli cachet dans le film Populaire, par le personnage de Rose Pamphyl, avec un Y.
Je vous souhaite de n&#039;avoir envie de taper que sur les touches du clavier de votre ordinateur, et une belle journée à l&#039;écoute du son unique.
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                <pubDate>Fri, 07 Apr 2023 07:30:00 +0200</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, parlons de ce qui fût l&#039;un des outils pour les personnes exerçant mon métier : la machine a écrire.
Secrétaire, écrivain public, prête-plume ou auteur célèbre... Bon bientôt célèbre en ce qui me concerne, enfin si je crois aux retours de mes lecteurs. Les prémices de cette inventions se trouvent dans l&#039;imprimerie, et ses caractères mobiles. Cependant, il faudra quelques siecles entre notre célèbre ami Gutenberg qui fut un contemporain de Jeanne d&#039;Arc, même s&#039;il vécu plus longtemps, et le premier brevet pour une machine portative et mécanique déposé par l&#039;Anglais Henry Mill en 1714. Cet ingénieur de la New River Company a déposé un brevet pour &quot;une machine artificielle ou une méthode pour l’impression ou la transcription de lettres, individuellement ou progressivement, l’un après l’autre, comme par écrit, par laquelle toute écriture, quelle qu’elle soit, peut être marquée sur du papier ou du parchemin si soigné et exact qu’il ne doit pas être distingué de l’impression; que ladite machine ou méthode peut être de grande importance dans les règlements et les enregistrements des écrits publics, l’impression étant plus profonde et plus durable que toute autre écriture, et ne pas être effacée ou contrefaite sans une découverte manifeste.&quot; On se sait pas si cette machine a été assemblée, même au titre de prototype.
Soixante-cinq ans plus tard en 1780, le Français Pingeron inventera une machine a écrire dont le poinçon appuyait très fort pour marquer les lettres en relief dans le papier et permettre ainsi la lecture aux aveugles, et ce presque cinquante ans avant l&#039;invention du braille.
Entre 1820 et 1839, plusieurs inventeurs se disputent la conception de machines s&#039;apparentant à des presses d&#039;imprimerie portatives et la course à la typographie se livre entre l&#039;Italie et les Etats-Unis. En 1839, le Français François-Pierre Foucault, ami de Louis Braille, s&#039;inspire de l&#039;idée de Pingeron, et invente une machine constituée de poinçons positionnés au bout de leviers et qui permet décrire en raphigraphie, c&#039;est à dire que la machine reproduit les lettres en relief mais de manière à ce qu&#039;elles puissent être lues aussi bien par les non-voyants que par les voyants non formés au braille. Une avancée qui permet une amélioration de la communication entre les malvoyants et leurs familles.
En 1850 l&#039;Américain Oliver T Eddy, de Baltimore invente le système du ruban encreur, une révolution pour ces machines qu&#039;on encrait au rouleau ou au pinceau précédemment.Les premières machines ressemblant à celles que nous connaissons arrivent entre 1865 au Dannemark, je vous laisse un lien vers une illustration en description et 1867 aux Etats-Unis ou Chrinstopher Latham Sholes créée un prototype qui sera commercialisé par la firme Remington. Il est également le concepteur de notre fameux clavier Azerty. C&#039;est probablement sur une de ces machines que fût écrit Tom Sawyer, (si vous avez le générique en tête, vous êtes vintage !) en 1872, le tout premier roman officiellement tapuscrit.
Vingt ans plus tard en 1882, Blickensderfer utilise le principe de la boule ou balle de golf pour permettre de changer les polices d&#039;écriture. 1914 voir l&#039;arrivée de la première machine électrique, mais il faudra attendre 1935 pour une machine véritablement portable, la Hermes Baby fabriquée par les Suisses Paillard Bolex. La Hermes Baby compte parmis ses utilisateurs des auteurs tels que  Ernest Hemingway, John Steinb...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Et tu tapes...</itunes:title>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Et tu tapes...
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ?</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Avec le printemps qui pointe le bout de son nez sous peu, j&#039;ai eu envie de parler d&#039;une substance bien utile mais qui effraie quelque peu une partie des adolescents mâles : le savon !
Tout d&#039;abord, qu&#039;est-ce que le savon ? C&#039;est un produit liquide ou solide composé de molécules amphiphiles c&#039;est à dire qui aiment l&#039;eau et qui ne l&#039;aiment pas en même temps, bref indécise dans leur composition, comme un homme qui ne veut pas assumer une rencontre à but purement charnel. Ces molécules obtenues par réaction chimique entre un corps gras et une base forte, spécifiquement l&#039;hydroxyde de sodium pour le savon classique ou l&#039;hydroxyde de potassium pour le savon noir. C&#039;est cette ambivalence qui permet de produire de la mousse au contact de l&#039;eau. Un peu comme l&#039;agacement chez les femmes lorsqu&#039;elles constatent qu&#039;elles sont ouvertement prises pour des buses.
Les traces archéologiques les plus anciennes font remonter la saponification, c&#039;est à dire la fabrication du savon à la civilisation sumérienne c&#039;est à dire plus de trois milles ans avant J-C. Des fouilles sur le site de Thello en actuelle Syrie, on mit au jour des cylindres contenant une substance savonneuse et des inscriptions cunéiformes sur l&#039;extérieur mentionnant un rituel et le principe de saponification à base de graisse et de cendres bouillies. Ces savons étaient utilisés autant à des fins médicinales que pour nettoyer la laine après la tonte des moutons.
Les Egyptiens eux préféraient le carbonate de soude, ou un savons à base de graisse d&#039;oie et de sulfate de plomb. Il l&#039;utilisaient pour se laver le contour des yeux, ou comme les Sumériens, pour traiter la laine.Chez nos chers amis Grecs et Romains, on a beau s&#039;épiler de presque partout, on n&#039;utilise pas le savon, mais on s&#039;huile le corps avant de le racler avec un strigile et de filer faire trempette dans les différents bains des termes. Ils ont décidément un sens du confort qui confine à la torture...
Et après, ce sont les Germains et les Celtes, (donc les Gaulois) qui eux, utilisent le savon, qu&#039;on traite de barbare... D&#039;aucuns dirons qu&#039;au vu de la place des femmes dans cette société, si Monsieur a trop fait le coq en haut de la fumière, il a intérêt à les laver soigneusement pour que Madame l&#039;accueille... au moins dans la hutte, si ce n&#039;est sous ses fourrures. En tous cas, nos ancêtres parfumaient leurs savons à l&#039;aide de baies, utilisaient les cendres de différentes essences de bois en fonction du but recherché, de même qu&#039;il y joignaient des extraits de plantes, ou de matières grasses comme le beurre afin d&#039;adoucir certaines formules un peu trop astreingeantes. La graisse utilisée était principalement celle de chèvre, et dans certains usages particuliers, notamment capillaires, petit hommage à Obelix, la graisse de sanglier était privilégiée.
Au Moyen-Age, on use autant du savon que de la saponaire, en fonction de ses moyens ! La plante reste quand même bien moins chère, même si les savons à base de suif se développent bien. Les croisades ramènent d&#039;Alep le fameux savon à base d&#039;huile végétale, et par extension, permettra avec l&#039;huile d&#039;olive de mettre au point le très fameux savon de Marseille dont les premières fabriques en 1430 se situent à Toulon, évidemment. Le déménagement eu lieu presque trois cent ans plus tard lorsque Colbert permit une franchise de taxe sur le port de Marseille, qui concurença alors si fort celui de Toulon que les savonneries se délocalisèrent, pour cause de rentabilité. Ils y avait alors vingt savonneries à Toulon. On imagine la crise de l&#039;emploi sur le moment.
Au cours du XIXième siècle, l&#039;importation des huiles de coprah et de palme permettent de réduire les coûts de production du savon, associé à l&#039;invention en 1865 par Ernest Solvay d&#039;un procédé de synthèse industrielle de carbonate de sodium.
Le savon devient donc un produit de consommation courante, autant pour laver les personnes que leur linge. En 1906, Jules Ronchetti, propose depuis Marseille de commercialiser de la poudre de savon sous la marque Persil. Nos voisins allemands de chez Henkel le copient l&#039;année suivante.
Depuis les années 1920 et la facilitation de hydrogénation des corps gras, le savon de Marseille se trouve concurrencé par les détergents synthétiques et les agens tensioactifs, ces derniers se retrouvant principalement dans les shampoings et gels douches.Je vous laisse vous rincer et vous habiller afin de poursuivre une délicieuse journée à l&#039;écoute du son unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 17 Mar 2023 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
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Tout d&#039;abord, qu&#039;est-ce que le savon ? C&#039;est un produit liquide ou solide composé de molécules amphiphiles c&#039;est à dire qui aiment l&#039;eau et qui ne l&#039;aiment pas en même temps, bref indécise dans leur composition, comme un homme qui ne veut pas assumer une rencontre à but purement charnel. Ces molécules obtenues par réaction chimique entre un corps gras et une base forte, spécifiquement l&#039;hydroxyde de sodium pour le savon classique ou l&#039;hydroxyde de potassium pour le savon noir. C&#039;est cette ambivalence qui permet de produire de la mousse au contact de l&#039;eau. Un peu comme l&#039;agacement chez les femmes lorsqu&#039;elles constatent qu&#039;elles sont ouvertement prises pour des buses.
Les traces archéologiques les plus anciennes font remonter la saponification, c&#039;est à dire la fabrication du savon à la civilisation sumérienne c&#039;est à dire plus de trois milles ans avant J-C. Des fouilles sur le site de Thello en actuelle Syrie, on mit au jour des cylindres contenant une substance savonneuse et des inscriptions cunéiformes sur l&#039;extérieur mentionnant un rituel et le principe de saponification à base de graisse et de cendres bouillies. Ces savons étaient utilisés autant à des fins médicinales que pour nettoyer la laine après la tonte des moutons.
Les Egyptiens eux préféraient le carbonate de soude, ou un savons à base de graisse d&#039;oie et de sulfate de plomb. Il l&#039;utilisaient pour se laver le contour des yeux, ou comme les Sumériens, pour traiter la laine.Chez nos chers amis Grecs et Romains, on a beau s&#039;épiler de presque partout, on n&#039;utilise pas le savon, mais on s&#039;huile le corps avant de le racler avec un strigile et de filer faire trempette dans les différents bains des termes. Ils ont décidément un sens du confort qui confine à la torture...
Et après, ce sont les Germains et les Celtes, (donc les Gaulois) qui eux, utilisent le savon, qu&#039;on traite de barbare... D&#039;aucuns dirons qu&#039;au vu de la place des femmes dans cette société, si Monsieur a trop fait le coq en haut de la fumière, il a intérêt à les laver soigneusement pour que Madame l&#039;accueille... au moins dans la hutte, si ce n&#039;est sous ses fourrures. En tous cas, nos ancêtres parfumaient leurs savons à l&#039;aide de baies, utilisaient les cendres de différentes essences de bois en fonction du but recherché, de même qu&#039;il y joignaient des extraits de plantes, ou de matières grasses comme le beurre afin d&#039;adoucir certaines formules un peu trop astreingeantes. La graisse utilisée était principalement celle de chèvre, et dans certains usages particuliers, notamment capillaires, petit hommage à Obelix, la graisse de sanglier était privilégiée.
Au Moyen-Age, on use autant du savon que de la saponaire, en fonction de ses moyens ! La plante reste quand même bien moins chère, même si les savons à base de suif se développent bien. Les croisades ramènent d&#039;Alep le fameux savon à base d&#039;huile végétale, et par extension, permettra avec l&#039;huile d&#039;olive de mettre au point le très fameux savon de Marseille dont les premières fabriques en 1430 se situent à Toulon, évidemment. Le déménagement eu lieu presque trois cent ans plus tard lorsque Colbert permit une franchise de taxe sur le port de Marseille, qui concurença alors si fort celui de Toulon que les savonneries se délocalisèrent,...</itunes:summary>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ?
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? À poils</title>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Avec le mois de mars qui commence, les jours qui rallongent et le soleil qui s&#039;installe, j&#039;ai eu envie de parler pilosité.
Car si on s&#039;épile plus ou moins depuis la Préhistoire. Nos plus lointains ancêtres s&#039;épilaient partiellement avec des lames de silex, des roches aiguisées ou même des coquillages, en fonction de ce qu&#039;ils trouvaient. Pourquoi ? Afin d&#039;avoir moins d&#039;accariens sur le corps, comme quoi les clichés ne sont pas toujours fondés...
Chez les Egyptiens, plus on est riche, plus on en enlève, même les cheveux ! Chez les femmes aussi. Si on a assez d&#039;argent, on s&#039;achète des perruques en cheveux naturels, sinon, on coupe les crins de Jolly Jumper, et pour les plus pauvres, on garde sa propre tignasse. Pour preuve, une momie de femme aristocrate a été retrouvée avec une perruque contenant des mèches de cheveux de presque 70 personnes différente. Pour les élites religieuses, les prêtres épilaient intégralement le corps et la tête avant d&#039;entrer dans les temples. Là encore on retrouve des formes primitives de rasoirs, mais également les débuts d&#039;épilation à la cire pour les plus riches, ainsi que des pince à épiler.
Chez les Grecs, et les Romains, la pilosité ramène à la bestialité, donc s&#039;épiler le torse et les jambes, même pour les hommes est un symbole de richesse et d&#039;élévation sociale. Pour les zone intimes, il s&#039;agirait plus de dompter la longueur et la forme du poil que de tout retirer. Les sources sont en désaccord sur le sujet. On parle d&#039;épilation du pubis à l&#039;huile de lampe à brûler effectuées par les premières esthéticiennes de métier appelées des épileuses. Rien qu&#039;à l&#039;idée, j&#039;ai mal par anticipation. D&#039;un autre côté, l&#039;arrivée des poils publien chez ceux qu&#039;on appele aujourd&#039;hui adolescent signalaient qu&#039;ils étaient en âge de pouvoir se reproduire, et donc se marier. Il fallait bien conserver un peu de preuve de la mise en marche des capacités de procréation, avant, on ne joue pas aux jeux de grands ! Arrivent aussi sur le territoire romain les premières crèmes dépilatoires à base de caustic : chaux vive et poudre d&#039;arsenic, décidément les romains on un sens de la torture qui se cache dans les moindres aspects de la vie privée. L&#039;épilation par arrachage se développe avec l&#039;usage de matériaux moins chers que la cire d&#039;abeille, tel que la farine de fève, la poix, ou la résine de pin. Côté rasoirs, la pierre ponce s&#039;ajoute à la panoplie déja disponible et la pince à épiler sert à dessiner les sourcils. Naissent aussi des recettes farfelues à consonnance magique à base du sang de divers animaux, de poudre de serpents, et autres joyeusetés.
Au Moyen-Age on continue avec les techniques romaines, les occidentaux s&#039;épilent, pour éviter les poux et autres morpions. Il y a toujours les bains publics, mais moins on laisse de zone de prise à ces bestioles, mieux on se porte ! L&#039;épilation intégrale des zones intimes se généralise d&#039;ailleurs pour cette raison. Les techniques d&#039;épilation orientales et extrème orientale, dont la fameuse épilation au fil, arrivent en occident.Vers le début de la Renaissance, et la fin des bains pour cause de fréquentation des établissement par des prostituées d&#039;une part, et d&#039;épidemies de peste de l&#039;autre, où on accusait l&#039;eau de transmettre la maladie de l&#039;autre, on s&#039;épile moins. La reine Elisabeth 1ière préconnisait d&#039;ailleurs de n&#039;épiler que le visage, et de garder les poils sur tout le reste du corps. L&#039;Église y ajoute son grain de sel en estimant que les poils ont pour vocaction de cacher les parties intimes du corps, qui ayant trait à la conception et donc au pécher de chair sont considérées comme honteuses. Le poil devient un rempart contre le diable, il s&#039;avère désormait impensable, que dis-je dangereux, voir hérétique, de l&#039;arracher. 
Les méthodes restant pour le visages des dames sont un peu plus douce, puisqu&#039;on utilise à présent toujours la cire, pour celles qui en ont les moyens, mais également de l&#039;huile de noix, de l&#039;amoniac ou du vinaigre. Petite exception pour l&#039;Italie, où la chasse à une partie des poils publiens se poursuit chez les dames, qui le trouvent malpropre.
L&#039;époque moderne voit en orient le développement du gommage et de la pâte de sucre ou de miel, l&#039;occident réservant l&#039;épilation au visage, et parfois aux aisselles. Dans les milieux libertins, s&#039;épouiller mutuellement était considéré comme un jeu érotique. Il parait même que certain et certaines arboraient comme bijou des blocs de résine montés en collier ou en bague, dans lesquels étaient incrusté un poux ou un morpion récupéré sur leur amant ou amante... Les goûts et les couleurs...
Dans un registre plus grave, l&#039;épilation intégrale des parties intimes à cette époque se pratiquait sur une parties des pensionnaires de maisons closes, afin de les faire passer pour plus jeunes et satisfaire ainsi une clientèle aux envies criminelles. Astuce toujours utilisée aujourd&#039;hui dans l&#039;industrie des films pour adultes.Ha, le XIXième siècle, ses avancées industrielles, et les grandes marques de rasoirs pour hommes qui arrivent sur le marché. Les femmes les leurs emprunteront pour commencer à épiler leurs aisselles dès 1915 dans une suite du mouvement hygéniste pour la limitation des odeurs corporelles. Puis, avec l&#039;arrivée des bas nylon en 1940, les jambes des femmes bénéficient également des nouvelles crèmes dépilatoires chimiques.
Les maillots de bain, et le fameux bikini remettent à la mode un début d&#039;échancrure du maillot, qui attendra les années 80 pour envisager l&#039;épilation dite brésilienne, puis intégrale à partir des années 2000, poussée par les normes de l&#039;industrie du porno.
Certains médecins s&#039;indigent aujourd&#039;hui contre l&#039;épilation intégrale du pubis, arguant que les poils ont un rôle de protection des muqueuses. 
Avec ou sans poils, je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du Son Unique.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-a-poils-11008</link>
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                <pubDate>Fri, 03 Mar 2023 07:30:00 +0100</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Avec le mois de mars qui commence, les jours qui rallongent et le soleil qui s&#039;installe, j&#039;ai eu envie de parler pilosité.
Car si on s&#039;épile plus ou moins depuis la Préhistoire. Nos plus lointains ancêtres s&#039;épilaient partiellement avec des lames de silex, des roches aiguisées ou même des coquillages, en fonction de ce qu&#039;ils trouvaient. Pourquoi ? Afin d&#039;avoir moins d&#039;accariens sur le corps, comme quoi les clichés ne sont pas toujours fondés...
Chez les Egyptiens, plus on est riche, plus on en enlève, même les cheveux ! Chez les femmes aussi. Si on a assez d&#039;argent, on s&#039;achète des perruques en cheveux naturels, sinon, on coupe les crins de Jolly Jumper, et pour les plus pauvres, on garde sa propre tignasse. Pour preuve, une momie de femme aristocrate a été retrouvée avec une perruque contenant des mèches de cheveux de presque 70 personnes différente. Pour les élites religieuses, les prêtres épilaient intégralement le corps et la tête avant d&#039;entrer dans les temples. Là encore on retrouve des formes primitives de rasoirs, mais également les débuts d&#039;épilation à la cire pour les plus riches, ainsi que des pince à épiler.
Chez les Grecs, et les Romains, la pilosité ramène à la bestialité, donc s&#039;épiler le torse et les jambes, même pour les hommes est un symbole de richesse et d&#039;élévation sociale. Pour les zone intimes, il s&#039;agirait plus de dompter la longueur et la forme du poil que de tout retirer. Les sources sont en désaccord sur le sujet. On parle d&#039;épilation du pubis à l&#039;huile de lampe à brûler effectuées par les premières esthéticiennes de métier appelées des épileuses. Rien qu&#039;à l&#039;idée, j&#039;ai mal par anticipation. D&#039;un autre côté, l&#039;arrivée des poils publien chez ceux qu&#039;on appele aujourd&#039;hui adolescent signalaient qu&#039;ils étaient en âge de pouvoir se reproduire, et donc se marier. Il fallait bien conserver un peu de preuve de la mise en marche des capacités de procréation, avant, on ne joue pas aux jeux de grands ! Arrivent aussi sur le territoire romain les premières crèmes dépilatoires à base de caustic : chaux vive et poudre d&#039;arsenic, décidément les romains on un sens de la torture qui se cache dans les moindres aspects de la vie privée. L&#039;épilation par arrachage se développe avec l&#039;usage de matériaux moins chers que la cire d&#039;abeille, tel que la farine de fève, la poix, ou la résine de pin. Côté rasoirs, la pierre ponce s&#039;ajoute à la panoplie déja disponible et la pince à épiler sert à dessiner les sourcils. Naissent aussi des recettes farfelues à consonnance magique à base du sang de divers animaux, de poudre de serpents, et autres joyeusetés.
Au Moyen-Age on continue avec les techniques romaines, les occidentaux s&#039;épilent, pour éviter les poux et autres morpions. Il y a toujours les bains publics, mais moins on laisse de zone de prise à ces bestioles, mieux on se porte ! L&#039;épilation intégrale des zones intimes se généralise d&#039;ailleurs pour cette raison. Les techniques d&#039;épilation orientales et extrème orientale, dont la fameuse épilation au fil, arrivent en occident.Vers le début de la Renaissance, et la fin des bains pour cause de fréquentation des établissement par des prostituées d&#039;une part, et d&#039;épidemies de peste de l&#039;autre, où on accusait l&#039;eau de transmettre la maladie de l&#039;autre, on s&#039;épile moins. La reine Elisabeth 1ière préconnisait d&#039;ailleurs de n&#039;épiler que le visage, et de garder les poils sur tout le reste du corps. L&#039;Église y ajoute son grain de sel en...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Mon vélo !</title>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, je vous parle d&#039;un fléau de l&#039;humanité moderne : le vélo ! Yves Montant avait beau enscencer en chanson la bicyclette, il ne connaissait probablement pas le danger public qu&#039;est le cycliste actuel.
Remontons aux origines pour tenter de comprendre à quel moment, une large partie des utilisateurs de ce mode de déplacement a pu trouver une faille pour s&#039;autoriser à ignorer le code de la route. Je rappelle que nous y sommes tous soumis, qu&#039;on se déplace à pied, en automobile, en motocylce, à bicyclette, ou même, à cheval. 
L&#039;histoire du jour commence en 1817, en Allemagne ou le baron Karl Drais von Sauerbronn invente un véhicule en bois, constitué de deux roues alignées et d&#039;un guidon pour la direction. Un peu d&#039;acier pour la modernitié, et on avance en poussant le sol avec les pieds. Oui, la fameuse draisienne, si chère à nos bouts de choux venait de voir le jour ! Pragmatique, notre cher Karlounet fait breveter son invention l&#039;année suivante, en 1818. Pas de quoi effrayer plus que les poules du voisin jusqu&#039;à présent, passons à l&#039;étape suivante.
Nous sommes à présent en 1860, à Paris. Un chapelier, dont l&#039;Histoire a oublié le nom, apporte au serrurier Pierre Michaux sa draisienne dont la roue avant était défaillante, pour réparation. Un des fils du serrurier, essayant l&#039;engin, se serait plaint du peu de confort à garder les jambes levées une fois le véhicule lancé. Monsieur Michaux, ou son fils selon les version, aurait alors imaginé des reposes-pied positionnés sur la roue avant, et qui permettent, tant qu&#039;à faire d&#039;entrainer le mouvement via le moyeu de la roue; c&#039;est à dire l&#039;axe central. Comme disait mon professeur de Français en troisième &quot;il faut être intelligent pour être un bon feignant&quot;. 
C&#039;est ainsi que les premiers vélocipèdes à pédales font leur apparitions dans notre capitale, au sein des maisons de commerce Sargent, Vincent, et bien entendu Michaux.
À partir de là, ça se gâte. La fixation des pédales de part et d&#039;autre de la roue avant permet certes, d&#039;obtenir une impulsion, mais au grand regret de certain, pas assez de vitesse. Pour remédier à ce que d&#039;aucuns jugent être un inconvénient, les ingénieurs fous de l&#039;époque augmentent la taille de la roue avant, afin que le mouvement actionné par les pieds du cycliste soit augmenté. Le premier grand bi nommé &quot;Ordinary&quot; arrive donc sur les voies de circulation en 1870. Il a un succès fou, auprès des bourgeois étant donné son coût, en France, comme en Angleterre.
Ha la vitesse ! Ce fléau.Bon, si le pédalier d&#039;origine était fixé à la roue avant, on lui préfère assez rapidement un pédalier fixé au cadre, qui permet de poser les pieds sur les pédales de manière plus pratique pour le cycliste. Et par là-même de démultiplier la force de propulsion ainsi créée pour faire rouler le vélocypède encore plus vite. Ce qui fait que dans les années 1880, la bicyclette retrouve deux roues de même taille, plutôt raisonnables désormais, et signe la fin du grand bi.
La chaîne que nous connaissons actuellement nait à la Coventry Sewing Machine Compagnie, des travaux de l&#039;ingénieur John Kemp Starley en 1884. Deux ans plus tard, les usines Peugeot commencent la production et la commercialisation de masse des bicyclettes.
En 1888, John Boyd Dunlop crée le pneumatique, et, avec un bon sens de l&#039;économie, dépose le brevet. Adapté aux roues des vélocipèdes, ils permettent d&#039;augmenter les performances et le confort de ce moyen de transport.
Autre nom bien connu : Edouard Michelin perfectionne encore la roue, puisqu&#039;il invente en 1891 le pneu démontable et donc la chambre à air.
Le vélo se démocratise fortement, en ville comme à la campagne, permettant aux personnes de revenus modestes de bénéficier d&#039;un moyen de transport plus rapide que les pieds, et plus abordable que la voiture.
D&#039;un point de vue vestimentaire, les femmes lui doivent les premières autorisations de porter la culotte dès les années 1870, mais uniquement pour la pratique de ce sport, et encore, certaines se contentent de retrousser quelque peu robe et jupons, pour le plus grand plaisir de ces messieurs. Berthe Sylva le déplore en chantant &quot;Froufrou&quot;, trouvant plus grave qu&#039;une femme porte la culotte au sens propre à la ville, plutôt qu&#039;au sens figuré dans son mariage. Je vous laisse le lien de la chanson en description du podcast.
1903 verra le premier tour de France, course qui tentera de canaliser les fous de vitesse lors d&#039;évènements précis, datés et encadrés. Contrairement à aujourd&#039;hui où, s&#039;estimant au-dessus du code de la route et de toute notion de prudence, on les voit sévir sur les trottoirs pour s&#039;affranchir d&#039;un stop ou de l&#039;arrêt à un feu rouge, quand ce n&#039;est pas pour s&#039;amuser à utiliser les piétions en guise de poteaux de slalom.
Le cadre en bois se verra remplacé par un cadre en tube métallique lors de l&#039;industrialisation de la production, tube creux, qui permettra à certains Français de cacher des documents dans le guidon ou sous la selle lors de la seconde guerre mondiale.
Sur la deuxième moitié du vingtème siècle, le vélo se diversifie pour des usages plus sportifs ou plus accobatiques.
Je vous laisse en description un lien vers le site Paulette.bike.fr, qui propose une très belle frise de l&#039;évolution des modèles de vélo.
Je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du Son Unique.
 
Berthe Sylva &quot;Froufrou&quot; :  https://www.youtube.com/watch?v=ov6H7McyS8g&amp;ab_channel=Chansons%2CFolkloreetVari%C3%A9t%C3%A9
La frise de l&#039;évolution des modèles de vélo : https://paulette.bike/fr/blog/histoire-velo-dates-n60</description>
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                <pubDate>Fri, 03 Feb 2023 07:30:00 +0100</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, je vous parle d&#039;un fléau de l&#039;humanité moderne : le vélo ! Yves Montant avait beau enscencer en chanson la bicyclette, il ne connaissait probablement pas le danger public qu&#039;est le cycliste actuel.
Remontons aux origines pour tenter de comprendre à quel moment, une large partie des utilisateurs de ce mode de déplacement a pu trouver une faille pour s&#039;autoriser à ignorer le code de la route. Je rappelle que nous y sommes tous soumis, qu&#039;on se déplace à pied, en automobile, en motocylce, à bicyclette, ou même, à cheval. 
L&#039;histoire du jour commence en 1817, en Allemagne ou le baron Karl Drais von Sauerbronn invente un véhicule en bois, constitué de deux roues alignées et d&#039;un guidon pour la direction. Un peu d&#039;acier pour la modernitié, et on avance en poussant le sol avec les pieds. Oui, la fameuse draisienne, si chère à nos bouts de choux venait de voir le jour ! Pragmatique, notre cher Karlounet fait breveter son invention l&#039;année suivante, en 1818. Pas de quoi effrayer plus que les poules du voisin jusqu&#039;à présent, passons à l&#039;étape suivante.
Nous sommes à présent en 1860, à Paris. Un chapelier, dont l&#039;Histoire a oublié le nom, apporte au serrurier Pierre Michaux sa draisienne dont la roue avant était défaillante, pour réparation. Un des fils du serrurier, essayant l&#039;engin, se serait plaint du peu de confort à garder les jambes levées une fois le véhicule lancé. Monsieur Michaux, ou son fils selon les version, aurait alors imaginé des reposes-pied positionnés sur la roue avant, et qui permettent, tant qu&#039;à faire d&#039;entrainer le mouvement via le moyeu de la roue; c&#039;est à dire l&#039;axe central. Comme disait mon professeur de Français en troisième &quot;il faut être intelligent pour être un bon feignant&quot;. 
C&#039;est ainsi que les premiers vélocipèdes à pédales font leur apparitions dans notre capitale, au sein des maisons de commerce Sargent, Vincent, et bien entendu Michaux.
À partir de là, ça se gâte. La fixation des pédales de part et d&#039;autre de la roue avant permet certes, d&#039;obtenir une impulsion, mais au grand regret de certain, pas assez de vitesse. Pour remédier à ce que d&#039;aucuns jugent être un inconvénient, les ingénieurs fous de l&#039;époque augmentent la taille de la roue avant, afin que le mouvement actionné par les pieds du cycliste soit augmenté. Le premier grand bi nommé &quot;Ordinary&quot; arrive donc sur les voies de circulation en 1870. Il a un succès fou, auprès des bourgeois étant donné son coût, en France, comme en Angleterre.
Ha la vitesse ! Ce fléau.Bon, si le pédalier d&#039;origine était fixé à la roue avant, on lui préfère assez rapidement un pédalier fixé au cadre, qui permet de poser les pieds sur les pédales de manière plus pratique pour le cycliste. Et par là-même de démultiplier la force de propulsion ainsi créée pour faire rouler le vélocypède encore plus vite. Ce qui fait que dans les années 1880, la bicyclette retrouve deux roues de même taille, plutôt raisonnables désormais, et signe la fin du grand bi.
La chaîne que nous connaissons actuellement nait à la Coventry Sewing Machine Compagnie, des travaux de l&#039;ingénieur John Kemp Starley en 1884. Deux ans plus tard, les usines Peugeot commencent la production et la commercialisation de masse des bicyclettes.
En 1888, John Boyd Dunlop crée le pneumatique, et, avec un bon sens de l&#039;économie, dépose le brevet. Adapté aux roues des vélocipèdes, ils permettent d&#039;augmenter les performances et le confort de ce moyen de t...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Mon vélo !</itunes:title>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Le Micro-Ondes</title>
                <description> Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, au vu des températures de la semaine, qui sont enfin de saison, je me propose de vous raconter l&#039;histoire d&#039;un appareil servant à réchauffer non pas l&#039;atmosphère, mais nos aliments. Je parle du fameux micro-onde.Pratique pour certains, indispensable pour d&#039;autres, ou encore hérésie culinaire pour les plus exigeants, de nombreuses cuisines en sont équipées de nos jours.Son invention est ce qu&#039;on appelle une sérendipité, oui, j&#039;ai appris un nouveau mot, alors je le partage avec vous. Ce terme désigne une découverte réalisée par hasard concernant un phénomène physique, de laquelle on développe un ou plusieurs produits commerciaux.
L&#039;histoire commence pendant la seconde guerre mondiale dans l&#039;état du Massachussetts, l&#039;ingénieur Percy Spencer travaille sur les micros ondes dans un but de développement et d&#039;amélioration des radars. Il travaille sur un magnétron, un appareil qui génère des ondes à partir de l&#039;énergie de rotation des électrons. Ayant prévu une pause gourmande pour plus tard, il se rend compte que la barre de chocolat placée dans sa poche a fondu. Une fois, deux fois... Il tente une expérience en pointant le faisceau du générateur d&#039;onde sur un œuf, qui lui explose à la figure. C&#039;est ce qui s&#039;appelle un karma immédiat. Puis il recommence en prenant pour cible un épi de maïs, et là je vous le donne en mille : explosion de pop-corn dans la pièce. J&#039;ai une pensée compatissante pour l&#039;employé(e) chargé(e) du ménage dans ce laboratoire...Voyant immédiatement l&#039;intérêt commercial de la chose, l&#039;entreprise Raytheon, qui emploie notre ami Percy, dépose un brevet et propose le premier four à micro-ondes en 1947 sous le nom de Radarange. Bon le modèle coûte cher, l&#039;équivalent de 34500§ actuels soit environ 32000€, et est assez encombrant : 1.80m de haut pour environ 80 cm de large et un poids de 340 kilos. Onéreux, et un peu encombrant dans la cuisine de Madame-tout-le-monde. Oui, à l&#039;époque, c&#039;est à Madame de s&#039;occuper des tâches domestiques. Aujourd&#039;hui encore, n&#039;est-ce pas, surtout après la fin du premier congé maternité... Comme quoi, un congé pour les papas, ça aiderait peut-être... Mais revenons à notre sujet.Comme pour beaucoup de choses, dont la répartition des tâches ménagères, le progrès met du temps à se démocratiser. Présenté pour la première fois en France en 1965 au salon des arts ménagers, soit 18 ans après le premier prototype, la société Amana Réfrigération rachète Raytheon et investi dans la recherche sur la miniaturisation de l&#039;électronique et place ses composants dans des circuits intégrés. Le but de ces opérations : obtenir un élément tout aussi puissant, mais d&#039;une taille et d&#039;un poids permettant de l&#039;intégrer à une cuisine lambda, tout en le produisant à un coût raisonnable pour attirer la fameuse &quot;ménagère de moins de 50 ans&quot;, cible préférée de la publicité alimentaire et de l&#039;électro-ménager jusque dans les années 2000.En 1975 ; 30 ans après son invention, le four à micro-onde connait un véritable succès auprès du grand public avec le modèle RR-6 Radarange 6 Touchmatic. Si plusieurs marques se sont développées depuis, et l&#039;usage au quotidien se démocratise, il arrive encore que des petits soucis viennent ternir sa réputation.Ses détracteurs lui opposent le célèbre &quot;ni chaud ni froid&quot;, ou encore le &quot;à deux températures en fonction des étages&quot;, traduisez &quot;chaud dessus, froid dessous&quot;, ou même de dénaturer le goût et la texture de certains aliments. Que celui qui n&#039;a jamais grimacé en goutant ses nouilles réchauffées au micro-onde leur jette la première pierre. Pierre, c&#039;est d&#039;ailleurs la texture qui ressort lors de maladroites tentatives de mug cake, causée par des complexes réglages de puissance. Pour rappel, on jette uniquement le mug cake trop cuit, pas la tasse, et surtout on attend qu&#039;il ait refroidit pour ne pas se brûler.À titre personnel, je vais plutôt utiliser une casserole pour faire réchauffer un délicieux chocolat chaud, bien réconfortant.Je vous souhaite une chaleureuse journée, à l&#039;écoute du Son Unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 20 Jan 2023 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:summary> Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, au vu des températures de la semaine, qui sont enfin de saison, je me propose de vous raconter l&#039;histoire d&#039;un appareil servant à réchauffer non pas l&#039;atmosphère, mais nos aliments. Je parle du fameux micro-onde.Pratique pour certains, indispensable pour d&#039;autres, ou encore hérésie culinaire pour les plus exigeants, de nombreuses cuisines en sont équipées de nos jours.Son invention est ce qu&#039;on appelle une sérendipité, oui, j&#039;ai appris un nouveau mot, alors je le partage avec vous. Ce terme désigne une découverte réalisée par hasard concernant un phénomène physique, de laquelle on développe un ou plusieurs produits commerciaux.
L&#039;histoire commence pendant la seconde guerre mondiale dans l&#039;état du Massachussetts, l&#039;ingénieur Percy Spencer travaille sur les micros ondes dans un but de développement et d&#039;amélioration des radars. Il travaille sur un magnétron, un appareil qui génère des ondes à partir de l&#039;énergie de rotation des électrons. Ayant prévu une pause gourmande pour plus tard, il se rend compte que la barre de chocolat placée dans sa poche a fondu. Une fois, deux fois... Il tente une expérience en pointant le faisceau du générateur d&#039;onde sur un œuf, qui lui explose à la figure. C&#039;est ce qui s&#039;appelle un karma immédiat. Puis il recommence en prenant pour cible un épi de maïs, et là je vous le donne en mille : explosion de pop-corn dans la pièce. J&#039;ai une pensée compatissante pour l&#039;employé(e) chargé(e) du ménage dans ce laboratoire...Voyant immédiatement l&#039;intérêt commercial de la chose, l&#039;entreprise Raytheon, qui emploie notre ami Percy, dépose un brevet et propose le premier four à micro-ondes en 1947 sous le nom de Radarange. Bon le modèle coûte cher, l&#039;équivalent de 34500§ actuels soit environ 32000€, et est assez encombrant : 1.80m de haut pour environ 80 cm de large et un poids de 340 kilos. Onéreux, et un peu encombrant dans la cuisine de Madame-tout-le-monde. Oui, à l&#039;époque, c&#039;est à Madame de s&#039;occuper des tâches domestiques. Aujourd&#039;hui encore, n&#039;est-ce pas, surtout après la fin du premier congé maternité... Comme quoi, un congé pour les papas, ça aiderait peut-être... Mais revenons à notre sujet.Comme pour beaucoup de choses, dont la répartition des tâches ménagères, le progrès met du temps à se démocratiser. Présenté pour la première fois en France en 1965 au salon des arts ménagers, soit 18 ans après le premier prototype, la société Amana Réfrigération rachète Raytheon et investi dans la recherche sur la miniaturisation de l&#039;électronique et place ses composants dans des circuits intégrés. Le but de ces opérations : obtenir un élément tout aussi puissant, mais d&#039;une taille et d&#039;un poids permettant de l&#039;intégrer à une cuisine lambda, tout en le produisant à un coût raisonnable pour attirer la fameuse &quot;ménagère de moins de 50 ans&quot;, cible préférée de la publicité alimentaire et de l&#039;électro-ménager jusque dans les années 2000.En 1975 ; 30 ans après son invention, le four à micro-onde connait un véritable succès auprès du grand public avec le modèle RR-6 Radarange 6 Touchmatic. Si plusieurs marques se sont développées depuis, et l&#039;usage au quotidien se démocratise, il arrive encore que des petits soucis viennent ternir sa réputation.Ses détracteurs lui opposent le célèbre &quot;ni chaud ni froid&quot;, ou encore le &quot;à deux températures en fonction des étages&quot;, traduisez &quot;chaud dessus, froid dessous&quot;, ou même de dénaturer le goût et la texture de certains aliments. Q...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Les papillotes</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour commencer, je vous présente tous mes vœux de santé, de bonheur, et vous souhaite une abondance de petits riens qui font du bien pour cette nouvelle année qui commence.
Aujourd&#039;hui, je m&#039;apprête à vous parler de l&#039;histoire de ces chocolats emballés qu&#039;on offre et reçoit, particulièrement à la période des fêtes de fin d&#039;année.
Vous êtes prêts ?
Remontons en 1790, et dirigeons-nous sur les bords du Rhône, à Lyon et plus précisément rue du Bât d&#039;Argent. Monsieur Papillot, confiseur chocolatier de son état, aurait développé une gourmandise qui se vend particulièrement bien à la période de Noël. 
Face à ce succès, il embauche un commis, afin de pallier au surcroit de travail. Ce jeune homme, dont l&#039;Histoire a oublié le nom, ce qui est fort dommage, tombe amoureux d&#039;une charmante jeune femme. Certains disent qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une voisine de l&#039;échoppe de monsieur Papillot, d&#039;autres que la demoiselle serait la propre nièce du confiseur. Toute légende possède ses variantes, et celle-ci ne fait pas exception à la règle.
En tous cas, l&#039;esprit du jeune homme est complètement envahis de pensées au sujet de sa belle, Il perd la notion du travail, et passe son temps à rêver à sa douce. Niveau travail, ça le fait moyen, et tellement envahit de pensées d&#039;amours au sujet de la belle, le petit commis cherche désespérément un moyen d&#039;attirer son attention.
Il eût l&#039;idée de lui offrir une boîte de chocolat, subtilisés à son patron. Alors les pertes, je veux bien, mais dans artisanale, on les limite quand même séreiusement...Il dépose son offrande sur le palier de sa douce, et fort de tout son courage frappe à la porte avant de s&#039;enfuir. Evidemment, il ne voit pas béni d&#039;un retour d&#039;affection. L&#039;époque et le lieu ne prêtant pas à réfléchir à la notion de karma, (dû au vol)  il se dit que la demoiselle ne peut savoir de qui lui vient le présent, (courage, fuyons !)  sauf, à le lui faire savoir.
Il renouvelle donc le geste, mais cette fois, il enveloppe chaque chocolat dans du papier de soie sur lesquels il a préalablement écrit un billet doux, signé. La notion de courage se développe un peu moins rapidement que l&#039;ingéniosité.
Il se dit que cette fois, alors que la jeune femme passe devant la vitrine le lendemain, elle s&#039;arrête et lui adresse un petit signe.
Le manège se répète quelques jours ou semaines selon les versions, jusqu&#039;à ce que monsieur Papillot constatant le larcin, renvoie l&#039;employé indélicat. En revanche, il trouve l&#039;idée intéressante, et emballe ses chocolats dans des papiers de soie sur lesquels sont imprimés des petits messages de Noël. Il commercialisa ses petits chocolats emballés sous le nom de papillotes.
Et les amours du commis voleur ? Là encore la légende diverge selon les sources, il aurait soit épousé sa belle, soit, il perdu à la fois son emploi, et ses chances de fréquenter la jeune femme.
Mais comment sommes-nous passés des messages de Noël aux blagues et autres charades ? Selon Louis Léon Théodore Gosselin, historien et auteur de la seconde moitié du XIXème, le virage aurait été amorcé sous le premier empire, par l&#039;auteur Anne-François Joachim Fréville qui aurait lancé la mode des poésies pour entourer les confiseries. Petit à petit, les poésies se trouvent remplacées par des charades, jeux de mots et histoires drôles en fonction des circonstances.
La tradition lyonnaise s&#039;expanse dans toute la France, et les papillotes s&#039;offrent non seulement à Noël, mais également lors de certaines occasions, dont une qui fait un joli clin d&#039;œil au commis : les rendez-vous amoureux. Pour ces derniers toutefois, si on offre parfois des chocolats, on s&#039;écarte de plus en plus de la papillote. Il parait qu&#039;il est de meilleur goût de déclarer son intérêt de vive voix, avec ses propres mots, plutôt qu&#039;en utilisant ceux, milles fois déclamés d&#039;autrui.
Attention à la crise de foie, les papillotes, tout comme l&#039;alcool, sont à consommer avec modération.
Je vous renouvelle tous mes voeux pour cette nouvelle année et vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 06 Jan 2023 07:30:00 +0100</pubDate>
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Aujourd&#039;hui, je m&#039;apprête à vous parler de l&#039;histoire de ces chocolats emballés qu&#039;on offre et reçoit, particulièrement à la période des fêtes de fin d&#039;année.
Vous êtes prêts ?
Remontons en 1790, et dirigeons-nous sur les bords du Rhône, à Lyon et plus précisément rue du Bât d&#039;Argent. Monsieur Papillot, confiseur chocolatier de son état, aurait développé une gourmandise qui se vend particulièrement bien à la période de Noël. 
Face à ce succès, il embauche un commis, afin de pallier au surcroit de travail. Ce jeune homme, dont l&#039;Histoire a oublié le nom, ce qui est fort dommage, tombe amoureux d&#039;une charmante jeune femme. Certains disent qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une voisine de l&#039;échoppe de monsieur Papillot, d&#039;autres que la demoiselle serait la propre nièce du confiseur. Toute légende possède ses variantes, et celle-ci ne fait pas exception à la règle.
En tous cas, l&#039;esprit du jeune homme est complètement envahis de pensées au sujet de sa belle, Il perd la notion du travail, et passe son temps à rêver à sa douce. Niveau travail, ça le fait moyen, et tellement envahit de pensées d&#039;amours au sujet de la belle, le petit commis cherche désespérément un moyen d&#039;attirer son attention.
Il eût l&#039;idée de lui offrir une boîte de chocolat, subtilisés à son patron. Alors les pertes, je veux bien, mais dans artisanale, on les limite quand même séreiusement...Il dépose son offrande sur le palier de sa douce, et fort de tout son courage frappe à la porte avant de s&#039;enfuir. Evidemment, il ne voit pas béni d&#039;un retour d&#039;affection. L&#039;époque et le lieu ne prêtant pas à réfléchir à la notion de karma, (dû au vol)  il se dit que la demoiselle ne peut savoir de qui lui vient le présent, (courage, fuyons !)  sauf, à le lui faire savoir.
Il renouvelle donc le geste, mais cette fois, il enveloppe chaque chocolat dans du papier de soie sur lesquels il a préalablement écrit un billet doux, signé. La notion de courage se développe un peu moins rapidement que l&#039;ingéniosité.
Il se dit que cette fois, alors que la jeune femme passe devant la vitrine le lendemain, elle s&#039;arrête et lui adresse un petit signe.
Le manège se répète quelques jours ou semaines selon les versions, jusqu&#039;à ce que monsieur Papillot constatant le larcin, renvoie l&#039;employé indélicat. En revanche, il trouve l&#039;idée intéressante, et emballe ses chocolats dans des papiers de soie sur lesquels sont imprimés des petits messages de Noël. Il commercialisa ses petits chocolats emballés sous le nom de papillotes.
Et les amours du commis voleur ? Là encore la légende diverge selon les sources, il aurait soit épousé sa belle, soit, il perdu à la fois son emploi, et ses chances de fréquenter la jeune femme.
Mais comment sommes-nous passés des messages de Noël aux blagues et autres charades ? Selon Louis Léon Théodore Gosselin, historien et auteur de la seconde moitié du XIXème, le virage aurait été amorcé sous le premier empire, par l&#039;auteur Anne-François Joachim Fréville qui aurait lancé la mode des poésies pour entourer les confiseries. Petit à petit, les poésies se trouvent remplacées par des charades, jeux de mots et histoires drôles en fonction des circonstances.
La tradition lyonnaise s&#039;expanse dans toute la France, et les papillotes s&#039;offrent non seulement à Noël, mais également...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Les papillotes</itunes:title>
                <itunes:subtitle>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour commencer, je vous présente tous mes vœux de santé, de bonheur, et vous...</itunes:subtitle>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Les papillotes
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? 50 nuances de rose</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour bien vous accompagner en cette veille de vacances de Noël, on va parler de la couleur qui s&#039;impose dans une partie des rayons jouets pour les assistants lutins du Père Noël, je parle bien entendu du rose. C&#039;est la seule couleur lavée de blanc qui porte un nom différent de la couleur d&#039;origine : le rouge.
Dans les premiers temps on parle de couleur de rose, référence faite à la fleur pour décrire des tons allant du rouge-violet au rouge-orangé lavés de blanc bien entendu. On en trouve les premières références dans &quot;L&#039;instruction sur la teinture des laines&quot; de 1671. Les teintes sont obtenue par teinture ou par usure dûe au lavage depuis bien plus longtemps.
Au théâtre ou à l&#039;opéra par exemple, on ne montre pas la nudité avant les années 1960-70. On la suggère, en faisant porter aux artistes des collants couleur rose, dont la teinte s&#039;approche plus de ce qu&#039;on appelle &quot;chaire&quot; aujourd&#039;hui. Simplement, à l&#039;époque, on ne parle pas de ce qu&#039;on désire cacher. Plus trivialement, ces maillots de corps s&#039;utilisent aussi dans les foires ou s&#039;exhibent des Hercules ou lutteurs.Et là, on peut remarquer que le rose est une couleur ou une appellation qui est principalement utilisée pour habiller des messieurs. 
On remonte à l&#039;antiquité. Nos voisins les romains utilisaient du tissus de couleur rouge pour fabriquer les tuniques des légionnaires. Alors, oui, pour le volet spirituel, c&#039;est un hommage au dieu Mars, qui, tel la planète portant son nom fait du rouge sa couleur emblème. Mais pour un pendant plus terre à terre, le sang se voit beaucoup moins sur un tissu rouge. Aussi, lorsqu&#039;un légionnaire est bléssé au combat, s&#039;il saigne, il est plus que probable que son adversaire ne remarque pas sa blessure, ou du moins, l&#039;endroit d&#039;où le sang sort. Cette stratégie permet de dissimuler une faible blessure, ou de différer la découverte d&#039;une atteinte plus importante.
Le rouge, couleur du sang, restera l&#039;appanage des hommes pendant de longs siècles, le rose, plus atténué s&#039;associera naturellement aux garçons. Quelques exceptions se relèvent cependant pour les femmes. Les dames de sang royal peuvent porter la pourpre, même à la chasse, où par tradition, on réserve la veste rouge aux messieurs. Et dans un registre plus trivial, le rouge est la couleur de la prostitution. On désigne les maisons-closes par une lanterne rouge, les prostituées portent des robes rouges, ou dans certains landers allemands un ruban jaune sur la poitrine pour signaler leur profession... Ce qui explique que le rose sera attribué à tout ce qui a un lien avec l&#039;érotisme : le carré rose des films pour adultes, le téléphone ou le minitel rose... Mais nous sommes bien loin des références à l&#039;enfance.Alors, comment le rose est-il passé de couleur dite de garçon à couleur de fille, surtout pour la layette ?
Jusqu&#039;au milieu du XIXe siècle, on habille les bébés en leur taillant de la layette dans des restes de tissus, ou en recoupant pour eux des vêtements d&#039;adultes usés, donc colorés mais souvent délavés. L&#039;essort du mouvement hygéniste sur la deuxième partie des années 1800 fait privilégier le blanc, qui ne risque pas de délaver si on le fait bouillir, pour le trousseau des nouveaux-nés. 
À partir du début des années 1900, on commencera à parer de détails roses les tenues des petits garçons, pour marquer les différencier des filles. Au départ un chapeau, puis un revert de col ou de manche, une chemise, un gilet...Les années 1920 et les filles commencent à obtenir de la layette bleue. Il s&#039;agit désormait d&#039;identifier au premier coup d&#039;oeil le sexe du bébé, et la tendance va s&#039;accroitre jusque dans les années 1940.Filles en bleu, garçons en rose ou rouge, ça ne vous évoque rien ? Regardez-bien les couleurs dont sont vêtus Marie et Joseph dans la crèche, vous devriez y voir un lien.Et la bascule ? Elle nous vient comme beaucoup de nos références moderne de l&#039;autre côté de l&#039;Atlantique, quand le concepteur Matel lance sa célèbre poupée dont le nom est associé à un rose fushia très caractéristique.Effet commercial ? Bien entendu, car la couleur déterminant désormais si un jouet plutôt neutre est destiné à un garçon ou une fille, plus question de le passer du frère à la soeur ou inversement. Il faut en acheter un second, de la bonne couleur !Ce qui se déclinera sur un certain nombre de produits à destination des adultes, créant ainsi la fameuse taxe rose qui fait grincer des dents les compte en banque de nombreuses femmes.
Pour étendre un peu les références, au Japon, le rose est associé à la couleur des fleurs de cerisiers. Il symbolise le côté éphémère de la vie et est associé aux samouraïs. En Inde, il est la couleur de Ganesh, le dieu à tête d&#039;éléphant fils de Shiva, et fait référence à la sagesse.Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d&#039;année et je vous retrouverai avec plaisir en 2023. En attendant, j&#039;espère que vous verrez la vie en rose à l&#039;écoute du Son Unique.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-50-nuances-de-rose-10365</link>
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                <pubDate>Fri, 16 Dec 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour bien vous accompagner en cette veille de vacances de Noël, on va parler de la couleur qui s&#039;impose dans une partie des rayons jouets pour les assistants lutins du Père Noël, je parle bien entendu du rose. C&#039;est la seule couleur lavée de blanc qui porte un nom différent de la couleur d&#039;origine : le rouge.
Dans les premiers temps on parle de couleur de rose, référence faite à la fleur pour décrire des tons allant du rouge-violet au rouge-orangé lavés de blanc bien entendu. On en trouve les premières références dans &quot;L&#039;instruction sur la teinture des laines&quot; de 1671. Les teintes sont obtenue par teinture ou par usure dûe au lavage depuis bien plus longtemps.
Au théâtre ou à l&#039;opéra par exemple, on ne montre pas la nudité avant les années 1960-70. On la suggère, en faisant porter aux artistes des collants couleur rose, dont la teinte s&#039;approche plus de ce qu&#039;on appelle &quot;chaire&quot; aujourd&#039;hui. Simplement, à l&#039;époque, on ne parle pas de ce qu&#039;on désire cacher. Plus trivialement, ces maillots de corps s&#039;utilisent aussi dans les foires ou s&#039;exhibent des Hercules ou lutteurs.Et là, on peut remarquer que le rose est une couleur ou une appellation qui est principalement utilisée pour habiller des messieurs. 
On remonte à l&#039;antiquité. Nos voisins les romains utilisaient du tissus de couleur rouge pour fabriquer les tuniques des légionnaires. Alors, oui, pour le volet spirituel, c&#039;est un hommage au dieu Mars, qui, tel la planète portant son nom fait du rouge sa couleur emblème. Mais pour un pendant plus terre à terre, le sang se voit beaucoup moins sur un tissu rouge. Aussi, lorsqu&#039;un légionnaire est bléssé au combat, s&#039;il saigne, il est plus que probable que son adversaire ne remarque pas sa blessure, ou du moins, l&#039;endroit d&#039;où le sang sort. Cette stratégie permet de dissimuler une faible blessure, ou de différer la découverte d&#039;une atteinte plus importante.
Le rouge, couleur du sang, restera l&#039;appanage des hommes pendant de longs siècles, le rose, plus atténué s&#039;associera naturellement aux garçons. Quelques exceptions se relèvent cependant pour les femmes. Les dames de sang royal peuvent porter la pourpre, même à la chasse, où par tradition, on réserve la veste rouge aux messieurs. Et dans un registre plus trivial, le rouge est la couleur de la prostitution. On désigne les maisons-closes par une lanterne rouge, les prostituées portent des robes rouges, ou dans certains landers allemands un ruban jaune sur la poitrine pour signaler leur profession... Ce qui explique que le rose sera attribué à tout ce qui a un lien avec l&#039;érotisme : le carré rose des films pour adultes, le téléphone ou le minitel rose... Mais nous sommes bien loin des références à l&#039;enfance.Alors, comment le rose est-il passé de couleur dite de garçon à couleur de fille, surtout pour la layette ?
Jusqu&#039;au milieu du XIXe siècle, on habille les bébés en leur taillant de la layette dans des restes de tissus, ou en recoupant pour eux des vêtements d&#039;adultes usés, donc colorés mais souvent délavés. L&#039;essort du mouvement hygéniste sur la deuxième partie des années 1800 fait privilégier le blanc, qui ne risque pas de délaver si on le fait bouillir, pour le trousseau des nouveaux-nés. 
À partir du début des années 1900, on commencera à parer de détails roses les tenues des petits garçons, pour marquer les différencier des filles. Au départ un chapeau, puis un revert de col ou de manche, une chemise, un gilet...Les années 1920 et...</itunes:summary>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? 50 nuances de rose
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Chevelu ou tondu ?</title>
                <description> 
Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, j&#039;ai décidé de m&#039;attaquer à un symbole à la fois de virilité et de féminité : les cheveux longs. Comme quoi, un symbole peut être complètement mixte, ça dépend simplement des époques. 
Dans l&#039;antiquité, pour des raisons d&#039;hygiène et de chaleur, les Egyptiens se rasent le crâne et portent des perruques. Les Hébreux, eux, les conservent, et certains groupes tels que les nazaréites font le voeu de ne pas couper leur chevelure. Pour exemple, le célèbre personnage biblique Samson, dont la force dépendait de la longueur de ses cheveux, et qui fût vaincu par les ciseaux de Dalila. Chez les Celtes et les Germains, les guerriers portent les cheveux longs, et arborent des tresses pour aller au combat. Non seulement ça signale qu&#039;on va faire un peu de sport, mais ça permet de conserver le visage, et donc le regard dégagé pendant l&#039;exercice. En revanche, en cas de défaite, capture ou tout autre désagrément belliqueux, il était de coutume de couper les tresses d&#039;un guerrier afin de montrer par là qu&#039;il a été vaincu. Et là, c&#039;est la honte absolue jusqu&#039;à la repousse de la longueur donc pendant un à deux ans quand même quoi.Les Grecs, eux portaient les cheveux courts à partir du VIe siecle avant JC, et les Romains les imitèrent, comme pour beaucoup de choses, trois siècles plus tard. Bon en même temps, si tu as déjà des cheveux courts, c&#039;est compliqué de t&#039;humilier en les coupant un peu plus. Entre triche et discipline mon avis balance. Il est vrai que pour d&#039;autres symbole de virilité, les Romains allaient à contre sens de nos repères actuels. En effet, chez eux, un penis de petite taille était synonyme de forte virilité. Pourquoi ? Parce qu&#039;il symbolisait la maîtrise de ses instincs pirmaires ou animaux. Les pénis de grande tailles, tout comme les cheveux longs étaient signe de bestialité, et de barbarie.
En revanche si on porte les cheveux courts, le crâne rasé marque le statut d&#039;esclave.
Jules César ordonna que les gaulois se coupent les cheveux après qu&#039;il eut conquit les Gaules, unissant ainsi les symbole de victoire sur les populations et sa volonté d&#039;autorité et de discipline sur les peuples conquis.
Le christianisme, comme souvent, va venir mettre son grain de sel dans l&#039;histoire. Au Ier siecle après JC, dans une de ses lettres aux Corinthiens, Paul de Tarse, dit Saint Paul, réprouve les cheveux longs chez les hommes, mais les approuve chez les femmes. Oui, je sais discrimination.
Les aléas politiques de l&#039;Empire Romain et de son délcin ramènent la culture germanique à la mode, et le cheveux longs avec eux, pour les hommes de pouvoir. Les cheveux courts représentant pour ces populations la servitude et la paysannerie. Les chevaliers d&#039;ailleurs, portent souvent les cheveux longs, ne les coupant qu&#039;avec un essort plus marqué du catholiscisme, et le plus souvent, en signe de pénitence, ou de deuil. Les femmes sont simplement priées de ne pas porter les cheveux libres sur les épaules lorsqu&#039;elles sont mariées. Puis, de les couvrir, avec différentes modes selon les époques, les cheveux libres devenant l&#039;apanage des prostituées sur la fin du Moyen-Âge.
La tonsure éclésiatique arrive pour les moines à partir du VIe siecle, sous différentes formes selon la sensibilité religieuse. Les ordres se réclamant de Saint Paul se raseront la tête entière à la manière orientale. Ceux sous l&#039;autorité de Saint Jean préfèreront la version Celte qui consiste à raser l&#039;avant du crâne d&#039;une oreille à l&#039;autre. Quand aux disciples de Saint Pierre, ils adopteront la tonsure romaine, la plus connue à ce jour, c&#039;est à dire celle qui laisse nu le haut du crâne entouré d&#039;une petite courrone de cheveux. 
Pour les laïcs, les modes alterneront entre long et court, en fonction des époques. Les cheveux longs pour les hommes representant de plus en plus une forme de rébellion, depuis les poëtes maudits du romantisme aux rockeurs des années 1960. Si la coupe des Beatles plaisait aux parents de leurs fans, les cheveux plus longs des Stones en revanche...Pour les femmes, c&#039;est l&#039;inverse ! Les mouvements féministes des premiers temps expriment leur contestation en se coupant les cheveux ou en les portant détachés. La longueur associée à la sexualité et à la séduction, ayant justifié que les chevelures fémines soient maîtrisées dans des coiffures ou cachées partiellement ou intégralement sous des coiffes, bonnet, chapeaux... Afin de ne pas tenter les hommes. Comme quoi il aura fallu quelques siècles à certains messieurs pour apprendre à gérer leurs pulsions, sans en rendre autruit responsable. Et encore...
On salue bien évidemment nos coiffeuses et coiffeurs qui nous permettent toutes les fantaisies.
Belle journée à tous à l&#039;écoute de Sun.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-chevelu-ou-tondu-10255</link>
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                <pubDate>Fri, 02 Dec 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, j&#039;ai décidé de m&#039;attaquer à un symbole à la fois de virilité et de féminité : les cheveux longs. Comme quoi, un symbole peut être complètement mixte, ça dépend simplement des époques. 
Dans l&#039;antiquité, pour des raisons d&#039;hygiène et de chaleur, les Egyptiens se rasent le crâne et portent des perruques. Les Hébreux, eux, les conservent, et certains groupes tels que les nazaréites font le voeu de ne pas couper leur chevelure. Pour exemple, le célèbre personnage biblique Samson, dont la force dépendait de la longueur de ses cheveux, et qui fût vaincu par les ciseaux de Dalila. Chez les Celtes et les Germains, les guerriers portent les cheveux longs, et arborent des tresses pour aller au combat. Non seulement ça signale qu&#039;on va faire un peu de sport, mais ça permet de conserver le visage, et donc le regard dégagé pendant l&#039;exercice. En revanche, en cas de défaite, capture ou tout autre désagrément belliqueux, il était de coutume de couper les tresses d&#039;un guerrier afin de montrer par là qu&#039;il a été vaincu. Et là, c&#039;est la honte absolue jusqu&#039;à la repousse de la longueur donc pendant un à deux ans quand même quoi.Les Grecs, eux portaient les cheveux courts à partir du VIe siecle avant JC, et les Romains les imitèrent, comme pour beaucoup de choses, trois siècles plus tard. Bon en même temps, si tu as déjà des cheveux courts, c&#039;est compliqué de t&#039;humilier en les coupant un peu plus. Entre triche et discipline mon avis balance. Il est vrai que pour d&#039;autres symbole de virilité, les Romains allaient à contre sens de nos repères actuels. En effet, chez eux, un penis de petite taille était synonyme de forte virilité. Pourquoi ? Parce qu&#039;il symbolisait la maîtrise de ses instincs pirmaires ou animaux. Les pénis de grande tailles, tout comme les cheveux longs étaient signe de bestialité, et de barbarie.
En revanche si on porte les cheveux courts, le crâne rasé marque le statut d&#039;esclave.
Jules César ordonna que les gaulois se coupent les cheveux après qu&#039;il eut conquit les Gaules, unissant ainsi les symbole de victoire sur les populations et sa volonté d&#039;autorité et de discipline sur les peuples conquis.
Le christianisme, comme souvent, va venir mettre son grain de sel dans l&#039;histoire. Au Ier siecle après JC, dans une de ses lettres aux Corinthiens, Paul de Tarse, dit Saint Paul, réprouve les cheveux longs chez les hommes, mais les approuve chez les femmes. Oui, je sais discrimination.
Les aléas politiques de l&#039;Empire Romain et de son délcin ramènent la culture germanique à la mode, et le cheveux longs avec eux, pour les hommes de pouvoir. Les cheveux courts représentant pour ces populations la servitude et la paysannerie. Les chevaliers d&#039;ailleurs, portent souvent les cheveux longs, ne les coupant qu&#039;avec un essort plus marqué du catholiscisme, et le plus souvent, en signe de pénitence, ou de deuil. Les femmes sont simplement priées de ne pas porter les cheveux libres sur les épaules lorsqu&#039;elles sont mariées. Puis, de les couvrir, avec différentes modes selon les époques, les cheveux libres devenant l&#039;apanage des prostituées sur la fin du Moyen-Âge.
La tonsure éclésiatique arrive pour les moines à partir du VIe siecle, sous différentes formes selon la sensibilité religieuse. Les ordres se réclamant de Saint Paul se raseront la tête entière à la manière orientale. Ceux sous l&#039;autorité de Saint Jean préfèreront la version Celte qui consiste à raser l&#039;avant du crâne d&#039;une ore...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Les Dalton</title>
                <description> 
Bonjour, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? En ce pluvieux mois de novembre, j&#039;ai eu envie d&#039;amener un peu de fantaisie et de retomber en enfance. Avec une pensée émue pour notre enfance, je vais exploser un mythe de la bande dessinée. Les Daltons.
Quoi ?
Hé oui ! Ils ont existé dans la vie réelle, et pas uniquement dans Lucky Luke avant d&#039;obtenir leur propre série animée dérivée. Prêts pour un petit tour au Far West ?
On remonte le temps pour arriver dans les années 1850, et on va parler de James Louis Dalton, le papounet. Vétéran de la guerre américano mexicaine, il se reconverti comme barman de saloon dans un premier temps dans les territoires indiens qui deviendront l&#039;Oklaoma, puis se marie avec Adeline Younger et ensemble ils déménagent aux alentours de Coffeyville au Kansas où ils tiendront une exploitation agricole. Il parait que c&#039;est plus raisonnable pour élever une famille. Car J-L et Adeline vont se montrer prolifiques : 15 enfants naitrons de leur unions. Trois de plus que cette chère madame Sarfati. Si tu n&#039;es pas assez vintage pour saisir la référence, cherche-là, elle se classe niveau pépite. Dans l&#039;ordre nous aurons donc Ben, Cole, Louis, Littelton, Lelia, Frank (à retenir il aura un rôle mais pas de spoiler), Gratton (dit Grat), William (dit Bill), Eva, Robert (dit Bob), Emmett, Leona, Nammie, Adeline et Simon, soit 10 garçons et 5 filles.
Au départ, la progéniture mâle Dalton se comporte bien. Les deux aînés Ben et Cole sortiront diplomés de l&#039;université de Mc Gee, et Franck deviendra un marshall très respecté de Fort Smith en Arkansass, où il inspirait une crainte sévère aux voleurs de bétails ainsi qu&#039;au trafiquants de wisky de contrabande. Hélas, le 27 novembre 1887, il décède des suites des blessures reçues lors d&#039;une intervention contre des trafiquants d&#039;alcool, à l&#039;âge de 28 ans.
Pour lui rendre hommage, Gratton et Robert ( Gratt et Bob) s&#039;engagent à leur tour en tant que marshall. Oui, pour le moment, on en est à 3 Datlon garants du respect de la loi. Mais où se cachent les bandis de légende ?
J&#039;y arrive.
Bob, tout d&#039;abord, va grincer des dents face à la corruption de ses supérieurs, qui non seulement falsifient des rapports, mais également, détournent sa paie. Fatigué de s&#039;entendre dire que le gouvernement n&#039;a pas versé l&#039;argent qui lui est dû, Bob démissionne, et décide d&#039;aller monter une affaire avec Emmet au Nouveau Mexique.
Mais en chemin, à l&#039;occasion d&#039;une halte à Silver City en Oklaoma, un clin d&#039;oeil à leur père probablement, ils jouent dans un saloon. Lors de la partie, Bob s&#039;apperçoit que leurs adversaires trichent, aussi assez peu ravi de se faire plumer, il fait signe à Emmet de se placer près de l&#039;entrée. Il tire en l&#039;air à trois reprise, rafle l&#039;argent des tricheurs et les deux frères quittent la ville rapidement.
À partir de là, des rumeurs avérées ou non vont leur attribuer un certain nombre de larçins. Parmis les attaques faussement attribuées, on comptera notamment celle d&#039;un train de la Southern Pacifique, compagnie détenant le monopole des transports et des banques sur le territoire. Accessoirement, l&#039;un des acteurs majeurs du non paiement de la solde de marshall de Bob.
Au hasard qui arrange bien des gens, c&#039;est un détective engagé par la Southern Pacifique qui attribue l&#039;attaque du train aux frères Dalton, qui à ce moment-là ne sont que deux. Vous avez dit hasard ? Il sera prouvé plus tard qu&#039;ils étaient bien trop loin pour en être responsable. Mais afin d&#039;éviter de rendre des comptes à une parodie de justice truquée, ils prennent la fuite.
Deux de leurs frères vont pâtir de ces rumeurs. Tout d&#039;abord Bill, accusé de l&#039;attaque de train alors qu&#039;il était chez lui au moment des fait, soit à 150km du lieu du crime (soit, à 10 à dos de Petit Tonerre, moyen de transport le plus courrant de l&#039;époque). Bill fera l&#039;objet de poursuites judiciaires pour avoir caché ses frères, il fera équipe avec Bill Doolin pour monter son propre gang, et sera tué en juin 1894, en tentant de fuir sa maison encerclée par les marshalls.
Gratton, subira également les conséquences de ces rumeurs. Il sera démis de ses fonction de marshall adjoint et incarcéré. Doté du caractère placide et fataliste familial, il s&#039;évade et rejoint ses frères.
À partir de là, s&#039;enchaîneront les vols de bétails, de chevaux, et d&#039;attaques de banques. Leur bande s&#039;adjoindra les services de  William McEllhanie (« Narrow Gauge Kid »), George Newcomb et Charlie Bryant.
Comme quoi, quand on maltraite ses forces de l&#039;ordre, la rébellion se montre un peu brutale. Reste calme, Gerald, ça va bien se passer... ou pas. 
La fin des Dalton ? Pas de Lucky Luke, mais un raid mal préparé, qui enchaîne les contretemps, à Coffeyville, au Kansas. près de chez papa-maman quoi. Voulant faire plus fort que leurs collègues les frères Younger, ils prévoient d&#039;attaquer deux banques simultanément. Malheureusement, à l&#039;exception d&#039;Emmet, tous les membre du gang Dalton trouveront la mort ce jour-là en 1892.
Emmet survivra après avoir reçu pas moins de 23 balles dans le corps et se verra condamné à la prison à vie. Sa peine communée, il sera libéré au bout de 14 ans, en 1907, écrira deux livres &quot;Beyond The Law&quot; et &quot;When the Daltons Rode&quot;, le dernier sera adapté au cinéma par Georges Marshall. Il jouera également dans un ou deux films et s&#039;éteindra paisiblement en 1937 à l&#039;âge de 66 ans.
Je vous retrouve dans 15 jours et vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 18 Nov 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary> 
Bonjour, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? En ce pluvieux mois de novembre, j&#039;ai eu envie d&#039;amener un peu de fantaisie et de retomber en enfance. Avec une pensée émue pour notre enfance, je vais exploser un mythe de la bande dessinée. Les Daltons.
Quoi ?
Hé oui ! Ils ont existé dans la vie réelle, et pas uniquement dans Lucky Luke avant d&#039;obtenir leur propre série animée dérivée. Prêts pour un petit tour au Far West ?
On remonte le temps pour arriver dans les années 1850, et on va parler de James Louis Dalton, le papounet. Vétéran de la guerre américano mexicaine, il se reconverti comme barman de saloon dans un premier temps dans les territoires indiens qui deviendront l&#039;Oklaoma, puis se marie avec Adeline Younger et ensemble ils déménagent aux alentours de Coffeyville au Kansas où ils tiendront une exploitation agricole. Il parait que c&#039;est plus raisonnable pour élever une famille. Car J-L et Adeline vont se montrer prolifiques : 15 enfants naitrons de leur unions. Trois de plus que cette chère madame Sarfati. Si tu n&#039;es pas assez vintage pour saisir la référence, cherche-là, elle se classe niveau pépite. Dans l&#039;ordre nous aurons donc Ben, Cole, Louis, Littelton, Lelia, Frank (à retenir il aura un rôle mais pas de spoiler), Gratton (dit Grat), William (dit Bill), Eva, Robert (dit Bob), Emmett, Leona, Nammie, Adeline et Simon, soit 10 garçons et 5 filles.
Au départ, la progéniture mâle Dalton se comporte bien. Les deux aînés Ben et Cole sortiront diplomés de l&#039;université de Mc Gee, et Franck deviendra un marshall très respecté de Fort Smith en Arkansass, où il inspirait une crainte sévère aux voleurs de bétails ainsi qu&#039;au trafiquants de wisky de contrabande. Hélas, le 27 novembre 1887, il décède des suites des blessures reçues lors d&#039;une intervention contre des trafiquants d&#039;alcool, à l&#039;âge de 28 ans.
Pour lui rendre hommage, Gratton et Robert ( Gratt et Bob) s&#039;engagent à leur tour en tant que marshall. Oui, pour le moment, on en est à 3 Datlon garants du respect de la loi. Mais où se cachent les bandis de légende ?
J&#039;y arrive.
Bob, tout d&#039;abord, va grincer des dents face à la corruption de ses supérieurs, qui non seulement falsifient des rapports, mais également, détournent sa paie. Fatigué de s&#039;entendre dire que le gouvernement n&#039;a pas versé l&#039;argent qui lui est dû, Bob démissionne, et décide d&#039;aller monter une affaire avec Emmet au Nouveau Mexique.
Mais en chemin, à l&#039;occasion d&#039;une halte à Silver City en Oklaoma, un clin d&#039;oeil à leur père probablement, ils jouent dans un saloon. Lors de la partie, Bob s&#039;apperçoit que leurs adversaires trichent, aussi assez peu ravi de se faire plumer, il fait signe à Emmet de se placer près de l&#039;entrée. Il tire en l&#039;air à trois reprise, rafle l&#039;argent des tricheurs et les deux frères quittent la ville rapidement.
À partir de là, des rumeurs avérées ou non vont leur attribuer un certain nombre de larçins. Parmis les attaques faussement attribuées, on comptera notamment celle d&#039;un train de la Southern Pacifique, compagnie détenant le monopole des transports et des banques sur le territoire. Accessoirement, l&#039;un des acteurs majeurs du non paiement de la solde de marshall de Bob.
Au hasard qui arrange bien des gens, c&#039;est un détective engagé par la Southern Pacifique qui attribue l&#039;attaque du train aux frères Dalton, qui à ce moment-là ne sont que deux. Vous avez dit hasard ? Il sera prouvé plus tard qu&#039;ils étaient bien trop loin pour en être responsable. Mais afin d&#039;éviter de r...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Les Dalton</itunes:title>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Les Dalton
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Les Puzzls</title>
                <description>Mais c’est vrai ça comment ça en arrivé là ? Ca vient d’où ce truc à l’origine ? Ca doit dater de oulaaaa pfiouuuu… au moins un moment… Chaque semaine, Alienor vous fait part d&#039;anecdotes et des petits détournements d&#039;objets, d&#039;événements ou d&#039;expressions que le temps a transformé.  
Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour continuer sur une thématique de rentrée, même si les vacances de la Toussaint commencent ce soir, je vous propose de parler géographie, et d&#039;une de ses dérives, qui nous a apporté un loisir.Alors, oui, la matière est souvent associée à l&#039;Histoire dans l&#039;éducation. Pourquoi ? Tout simplement en raison des cartes. Comme le disait Napoléon 1ier, &quot;un bon croquis vaut mieux qu&#039;un long discourt&quot;. En effet, au fil du temps et des ambitions des différents dirigeants des pays du monde, les frontières se sont déplacées, et le monde connu s&#039;est agrandit.Alors comment retenir les routes terrestres et maritimes ? Comment ne pas se perdre en chemin quand on part à l&#039;aventure tel Marco Polo ? Les cartes, évidemment. Parce qu&#039;un guide qui connait le terrain c&#039;est bien, mais c&#039;est parfois limité dans l&#039;espace à visiter.Si on connait les cartes depuis l&#039;Antiquité et même bien avant, leurs dessins ne cessent de nous surprendre au fil du temps. Et sérieusement, qui n&#039;a jamais joué, enfant ou un peu plus grand, à chercher le trésor du pirate muni d&#039;une carte trafiqué du jardin ou de la maison ? Si ce n&#039;est pas le cas, il est grand temps de vous rattrapper ! Non, on n&#039;est jamais trop vieux pour retrouver une âme d&#039;enfant ! Si l&#039;anniversaire de Junior approche, ça fait une astuce pour occuper la meute pendant quelques dizaines de minutes. C&#039;est cadeau !
Et si Junior se retrouve dans le plâtre parce qu&#039;il ou elle a tout donné au sport le weekend dernier ? Mais en bonne tante complètement gaga, j&#039;ai encore une solution, qui implique de la géographie et des cartes. Préparez la Doloréan pour les plus vintages, le retourneur de temps pour les plus jeunes et direction l&#039;Angleterre de 1760.
Ha, nos amis Anglais, ça faisait longtemps hein ? Ne vous inquiétez pas, on n&#039;en est pas encore à chanter le Rule Britania. Nous nous rendons donc chez John Spilsbury, cartographe et graveur à Londres, qui presque 150 ans avant la Casa dei Bambini de Maria Montessori, estimait qu&#039;on pouvait apprendre tout en s&#039;amusant. Il eut l&#039;idée de reproduire des cartes en les peignant sur du bois peu épais, puis de les découper en morceaux afin d&#039;enseigner la géographie de manière ludique. 
Pour découper le bois, on utilisait une jigsaw, une scie à chantourer, c&#039;est à dire une scie légère, dotée d&#039;un manche et d&#039;une lame souple maintenue par une structure métalique en U. Cet instrument va donner son nom d&#039;origine au jeu : le jigsaw puzzle, c&#039;est à dire littéralement : le casse-tête découpé.
Le succès est tel que petit à petit, ce ne sont plus uniquement des cartes qu&#039;on reproduit pour les découper mais des tableaux. 
D&#039;ailleurs, la découpe c&#039;est ce qui fait la spécificité d&#039;un puzzle. Tant qu&#039;elle reste manuelle, elle garanti la spécificité de chaque exemplaire ou presque, le succès de ce jeu, à la limite entre outil pédagogique et divertissement fait que parfois, le fabricant superpose trois ou quatre planches de bois sur lesquelles sont peintes ou collées les reproductions d&#039;images, avant de les découper, et ce afin de rentabiliser son travail. L&#039;argent, c&#039;est le nerf de la guerre, ou de la paix !
Dans les années 1930, avec l&#039;industrialisation et le remplacement du support bois par du carton, permettra une baisse drastique des coûts de production. Ce qui ne sera pas du goût de tout le monde, George Perec déclarera à son sujet : &quot;ce n&#039;est pas le sujet du tableau ni la technique du peintre qui fait la difficulté du puzzle, mais la subtilité de la découpe, et une découpe aléatoire produira nécessairement une difficulté aléatoire, oscillant entre une facilité extrême pour les bords, les détails, les taches de lumière, les objets bien cernés, les traits, les transitions, et une difficulté fastidieuse pour le reste : le ciel sans nuages, le sable, la prairie, les labours, les zones d’ombre, etc.&quot;
Le plus grand puzzle 2D connu à ce jour comporte 54 000 pièces, il mesure 8,64 m de long pour 2,04 m de large.
Concerant les puzzles en 3D il faut attendre les années 1990 et traverser l&#039;Atlantique. Le Canadien Paul-Emile Gallant, faut breveter son Puzz-3D à Montreal cette année-là. Les modèles se déclinent en monuments historiques ou sites célèbres (Mont Saint-Michel, Empire State Building…) boule représentant différentes images (globe terrestre (tien, un retour aux sources), ballons, ou images animalières…) statue ou autre sculpture coupées en tranche (Baiser de Rodin, Réveil…)
Depuis quelques années, on le retrouve sous format dématérialisé via des applications sur nos téléphones, où l&#039;avantage reste qu&#039;on ne perd aucune pièce sous le canapé dans cette version (ou dans l&#039;aspirateur, ça arrive aussi). Les alignements de bonbons ont de la concurence !Bien évidemment, son entrée au vocabulaire nous offre quelques expressions telles que &quot;la dernière pièce du puzzle&quot;, &quot;s&#039;assembler comme les pièces d&#039;un puzzle&quot;... 
J&#039;espère que vos neurones seront restés en bonne place, comme les pièces d&#039;un puzzle terminé, et je vous souhaite une belle journée à l&#039;écoute de Sun !
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-les-puzzls-9918</link>
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                <pubDate>Fri, 21 Oct 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour continuer sur une thématique de rentrée, même si les vacances de la Toussaint commencent ce soir, je vous propose de parler géographie, et d&#039;une de ses dérives, qui nous a apporté un loisir.Alors, oui, la matière est souvent associée à l&#039;Histoire dans l&#039;éducation. Pourquoi ? Tout simplement en raison des cartes. Comme le disait Napoléon 1ier, &quot;un bon croquis vaut mieux qu&#039;un long discourt&quot;. En effet, au fil du temps et des ambitions des différents dirigeants des pays du monde, les frontières se sont déplacées, et le monde connu s&#039;est agrandit.Alors comment retenir les routes terrestres et maritimes ? Comment ne pas se perdre en chemin quand on part à l&#039;aventure tel Marco Polo ? Les cartes, évidemment. Parce qu&#039;un guide qui connait le terrain c&#039;est bien, mais c&#039;est parfois limité dans l&#039;espace à visiter.Si on connait les cartes depuis l&#039;Antiquité et même bien avant, leurs dessins ne cessent de nous surprendre au fil du temps. Et sérieusement, qui n&#039;a jamais joué, enfant ou un peu plus grand, à chercher le trésor du pirate muni d&#039;une carte trafiqué du jardin ou de la maison ? Si ce n&#039;est pas le cas, il est grand temps de vous rattrapper ! Non, on n&#039;est jamais trop vieux pour retrouver une âme d&#039;enfant ! Si l&#039;anniversaire de Junior approche, ça fait une astuce pour occuper la meute pendant quelques dizaines de minutes. C&#039;est cadeau !
Et si Junior se retrouve dans le plâtre parce qu&#039;il ou elle a tout donné au sport le weekend dernier ? Mais en bonne tante complètement gaga, j&#039;ai encore une solution, qui implique de la géographie et des cartes. Préparez la Doloréan pour les plus vintages, le retourneur de temps pour les plus jeunes et direction l&#039;Angleterre de 1760.
Ha, nos amis Anglais, ça faisait longtemps hein ? Ne vous inquiétez pas, on n&#039;en est pas encore à chanter le Rule Britania. Nous nous rendons donc chez John Spilsbury, cartographe et graveur à Londres, qui presque 150 ans avant la Casa dei Bambini de Maria Montessori, estimait qu&#039;on pouvait apprendre tout en s&#039;amusant. Il eut l&#039;idée de reproduire des cartes en les peignant sur du bois peu épais, puis de les découper en morceaux afin d&#039;enseigner la géographie de manière ludique. 
Pour découper le bois, on utilisait une jigsaw, une scie à chantourer, c&#039;est à dire une scie légère, dotée d&#039;un manche et d&#039;une lame souple maintenue par une structure métalique en U. Cet instrument va donner son nom d&#039;origine au jeu : le jigsaw puzzle, c&#039;est à dire littéralement : le casse-tête découpé.
Le succès est tel que petit à petit, ce ne sont plus uniquement des cartes qu&#039;on reproduit pour les découper mais des tableaux. 
D&#039;ailleurs, la découpe c&#039;est ce qui fait la spécificité d&#039;un puzzle. Tant qu&#039;elle reste manuelle, elle garanti la spécificité de chaque exemplaire ou presque, le succès de ce jeu, à la limite entre outil pédagogique et divertissement fait que parfois, le fabricant superpose trois ou quatre planches de bois sur lesquelles sont peintes ou collées les reproductions d&#039;images, avant de les découper, et ce afin de rentabiliser son travail. L&#039;argent, c&#039;est le nerf de la guerre, ou de la paix !
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ?</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Je suis ravie de vous retrouver pour partager une semaine sur deux de nouvelles plongées dans les méandres de l&#039;Histoire. Et quand je serais absente ? Vous retrouverez Julien Boujot qui détourne sa célèbre chronique “ Ça alors !?” en un “Qui Alors !?”, où il nous parle d’un destin extraordinaire. 
Pour cette première de la saison, il m&#039;a semblé évident de remonter aux origines de la fameuse coupure estivale.Non, je ne suis absolument pas en retard, je suis simplement à une autre époque, mais trêve de digression !
On remonte à l&#039;antiquité Romaine et aux alentours de l&#039;an 100 après JC, sous le règne de l&#039;empereur Hadrien, qui se fit construire une grande villa près de Tivoli, afin de quitter la ville de Rome pendant les fortes chaleurs estivales. S&#039;il choisit l&#039;intérieur des terres, de nombreux aristocrates romains, préfèreront eux les bords de mer, même si à cette époque, Pompéi est déjà sous les cendres.
Comment ça, on s&#039;éloigne des épidémies, des odeurs, de la foule en été ? Bande de chochottes !
on va avancer de quelques siècles pour parler du concile de Vaison. Il en ressort que les prêtres doivent apprendre gratuitement  à un ou plusieurs garçons le latin afin de pouvoir lire la bible et former ainsi les futurs clercs. L&#039;Eglise étant catholique et romaine, les filles, sont évidemment mises de côté. Ha, le droit romain, ses déclinaisons dans le temps, et les femmes... Freud et ses collègues auraient des choses à en dire !
Charlemagne poursuit ce but avec la création en 789 des écoles monastiques, là encore, il s&#039;agit d&#039;instruire afin de propager la foi chrétienne. Les garçons intègrent l&#039;école à 6 ans, apprennent d&#039;abord l&#039;hygiène et la moral, puis à lire la bible, à chanter les psaumes et le calcul.
Quelque deux siècles plus tard, les écoles vont petit à petit se démocratiser, pour accueillir plus d&#039;élèves, puis même être tenues par des laïcs notamment à partir du XVieme siècle. Il sera question d&#039;apprendre les bases de la lecture, de l&#039;écriture et du calcul, plus que du latin et de l&#039;enseignement des textes religieux. De là vient la divergence &quot;illettré&quot; : qui ne possède pas ses lettres latines , et donc la connaissance des textes religieux, opposé à &quot;analphabète&#039; : qui ne connait pas son alphabet dans sa langue maternelle.
En 1231, le pape Grégoire IX accorde un mois de vacances aux écoliers afin que ceux-ci puissent aller aider leurs parents aux travaux des champs, mais laisse chaque établissement libre d&#039;organiser son calendrier. Evidemment, les congés scolaires suivent le calendrier chrétien, et les fêtes religieuses sont des temps d&#039;arrêt de l&#039;étude, mais le plus souvent, pour se consacrer à la prière.
Une envie de voyager ? Un pèlerinage vous permettra de voir un peu le monde et de suspendre les cours quelques semaines.
Plus prosaïquement, les classes dirigeantes quittent à ce moment-là la capitale pour se retirer sur leurs terres quelques mois. Paris l&#039;été, c&#039;était déjà invivable à l&#039;époque !
La révolution unifie ce calendrier en imposant le congé scolaire de la mi-aout à la fin septembre. Alors pour les travaux d&#039;été, ça élimine l&#039;aide pour les foins, (en juin) et les moissons (qui peuvent s&#039;étaler de début juillet à mi aout selon les région). Non. C&#039;est pour permettre aux élèves les plus fortunés de rejoindre leur familles dans les résidences secondaires pour la chasse à court. 
Ces dates seront maintenues jusqu&#039;en 1860 où on avancera les congés au début du mois d&#039;août et Napoléon III accordera 5 jours de congés lors des fêtes de Pâques.
En 1912, les vacances sont avancée d&#039;une quinzaine de jour et fixées entre le 14 juillet et une rentrée des classes au 1ier octobre. Quand aux jolies colonies de vacances sir chères à Pierre Perret, elles commencent après le premier conflit mondial.
Jusqu&#039;en 1936, et l&#039;avènement des congés payés, la coupure estivale à caractère de loisir reste réservée à une part de la population assez aisée. D&#039;ailleurs, lors des premiers congés de 1936, peu de familles modestes quittent leur région. La plupart restent à leur domicile et profite des deux semaines accordées pour embellir ou restaurer leur habitat.
Suite à la nationalisation des chemins de fer, est instauré en 1937 un billet de congé annuel, qui incitera les français à se déplacer oui, mais principalement pour aller voir l&#039;exposition universelle de Paris.
L&#039;arrêté du 11 février 1939 uniformise les dates de vacances pour les cycles primaire et secondaires, fixant ainsi les congés de Toussaints, Noël-Nouvel An, Mardi Gras et Pâques.
En 1956, une troisième semaine de congés payés est accordée aux salariés français. Mais les vacances coûtent cher et ce sont les associations religieuses et laïques ou les premiers comités d&#039;entreprises qui permettent aux classes modestes de partir quelques jours. 
En 1961; nouveau décalage, la rentrée est avancée du 1ier octobre au 16 septembre; sauf dans les département viticoles où une dérogation est accordée jusqu&#039;au 1ier octobre pour les élèves de plus de 12 ans. On ne plaisante pas avec les vendanges.
L&#039;année scolaire se terminera alors le 28 juin, s&#039;approchant ainsi de notre calendrier actuel.
1968 voit l&#039;arrivée de la quatrième semaine de congés payés, et un certain nombre d&#039;usines prennent l&#039;habitude de ralentir ou de cesser leur activité au mois d&#039;août.  Les années 1970 verront se développer le tourisme de masse, les clubs de vacances et l&#039;essor de la fameuse nationale 7, puis des autoroutes et des stations balnéaires. En témoigneront d&#039;ailleurs la fameuse série à succès des &quot;Gendarmes&quot; avec les regrettés Louis de Funès et Michel Galabru.
Avec la cinquième semaine à partir de 1982, le &quot;mois d&#039;accalmie estivale&quot; se verra décalé dans certains secteurs entre le 14 juillet et le 15 août.
Je vous dis à dans quinze jours, vous serez en excellente compagnie vendredi prochain avec Qui alors ?, et je vous souhaite une bonne journée à l&#039;écoute du son unique.</description>
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                <pubDate>Fri, 07 Oct 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Je suis ravie de vous retrouver pour partager une semaine sur deux de nouvelles plongées dans les méandres de l&#039;Histoire. Et quand je serais absente ? Vous retrouverez Julien Boujot qui détourne sa célèbre chronique “ Ça alors !?” en un “Qui Alors !?”, où il nous parle d’un destin extraordinaire. 
Pour cette première de la saison, il m&#039;a semblé évident de remonter aux origines de la fameuse coupure estivale.Non, je ne suis absolument pas en retard, je suis simplement à une autre époque, mais trêve de digression !
On remonte à l&#039;antiquité Romaine et aux alentours de l&#039;an 100 après JC, sous le règne de l&#039;empereur Hadrien, qui se fit construire une grande villa près de Tivoli, afin de quitter la ville de Rome pendant les fortes chaleurs estivales. S&#039;il choisit l&#039;intérieur des terres, de nombreux aristocrates romains, préfèreront eux les bords de mer, même si à cette époque, Pompéi est déjà sous les cendres.
Comment ça, on s&#039;éloigne des épidémies, des odeurs, de la foule en été ? Bande de chochottes !
on va avancer de quelques siècles pour parler du concile de Vaison. Il en ressort que les prêtres doivent apprendre gratuitement  à un ou plusieurs garçons le latin afin de pouvoir lire la bible et former ainsi les futurs clercs. L&#039;Eglise étant catholique et romaine, les filles, sont évidemment mises de côté. Ha, le droit romain, ses déclinaisons dans le temps, et les femmes... Freud et ses collègues auraient des choses à en dire !
Charlemagne poursuit ce but avec la création en 789 des écoles monastiques, là encore, il s&#039;agit d&#039;instruire afin de propager la foi chrétienne. Les garçons intègrent l&#039;école à 6 ans, apprennent d&#039;abord l&#039;hygiène et la moral, puis à lire la bible, à chanter les psaumes et le calcul.
Quelque deux siècles plus tard, les écoles vont petit à petit se démocratiser, pour accueillir plus d&#039;élèves, puis même être tenues par des laïcs notamment à partir du XVieme siècle. Il sera question d&#039;apprendre les bases de la lecture, de l&#039;écriture et du calcul, plus que du latin et de l&#039;enseignement des textes religieux. De là vient la divergence &quot;illettré&quot; : qui ne possède pas ses lettres latines , et donc la connaissance des textes religieux, opposé à &quot;analphabète&#039; : qui ne connait pas son alphabet dans sa langue maternelle.
En 1231, le pape Grégoire IX accorde un mois de vacances aux écoliers afin que ceux-ci puissent aller aider leurs parents aux travaux des champs, mais laisse chaque établissement libre d&#039;organiser son calendrier. Evidemment, les congés scolaires suivent le calendrier chrétien, et les fêtes religieuses sont des temps d&#039;arrêt de l&#039;étude, mais le plus souvent, pour se consacrer à la prière.
Une envie de voyager ? Un pèlerinage vous permettra de voir un peu le monde et de suspendre les cours quelques semaines.
Plus prosaïquement, les classes dirigeantes quittent à ce moment-là la capitale pour se retirer sur leurs terres quelques mois. Paris l&#039;été, c&#039;était déjà invivable à l&#039;époque !
La révolution unifie ce calendrier en imposant le congé scolaire de la mi-aout à la fin septembre. Alors pour les travaux d&#039;été, ça élimine l&#039;aide pour les foins, (en juin) et les moissons (qui peuvent s&#039;étaler de début juillet à mi aout selon les région). Non. C&#039;est pour permettre aux élèves les plus fortunés de rejoindre leur familles dans les résidences secondaires pour la chasse à court. 
Ces dates seront maintenues jusqu&#039;en 1860 où on avancera les congés au début du moi...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ?</itunes:title>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ?
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Mes Lunettes</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui j&#039;ai envie de vous raconter l&#039;histoire de ces choses bien pratique, mais qu&#039;on cherche tout le temps alors qu&#039;on les a sur soi dans 90% des cas : non je ne parle pas de vos neurones, je parle des lunettes.

Alors, si depuis l&#039;Antiquité, on sait utiliser du verre poli pour faire converger de la chaleur en un point précis afin d&#039;allumer du feu. La légende des boucliers d’Archimède lors du siège de Syracuse (en 213 avant JC) en est un parfait exemple. Il aurait conçu pour les murailles de la ville une série de miroirs géants, qui une fois orientés selon un angle précis, faisait converger les rayons du soleil vers les voiles des navires du général romain Marcellus et les auraient enflammées. La ville sera cependant prise par les Romains, et Archimède tué par un soldat qui ne l&#039;aurait pas reconnu. Je n&#039;ose imaginer la remontrance. Récupérer les armes de l&#039;ennemi c&#039;est classique. Lui piquer ses ingénieurs militaires, c&#039;est plus stratégique.

On va faire un bond dans le temps jusqu&#039;au Moyen-Age. Les Copistes utilisaient des &quot;pierres à lire&quot;, des cristaux appelés béricles afin de grossir la ligne d&#039;écriture et de soulager leur vue.

 Au XIIIeme siècle, les archéologues attestent des premières traces d&#039;instruments d&#039;aides à la lecture. Il s&#039;agit de deux lentilles convexes, rondes entourées de cuir, de bois ou de corne et reliées par un clou. Ce qui leur vaudra leur surnom de &quot;clouantes&quot;. Cet objet devient rapidement un élément du quotidien des copistes et enlumineurs, principalement en Italie. De béricle, le langage déformera le mot qui deviendra bésicle.

Le port des bésicles, qu&#039;on les tienne à la main ou qu&#039;on les porte en pince-nez deviennent un outil de travail emblématique des copistes et de tous les métiers liés à la lecture. Petit à petit, au fil des années, elles se démocratisent et migrent vers l&#039;université où maîtres et étudiants s&#039;en servent pour lire et commenter les textes. Elles commencent alors à symboliser la connaissance. Les bibliothèques passent de simple lieu de stockage de livre, à lieu de partage et de transmission de savoir, et les lunettes une marque de savoir, mais aussi de statut social.

Si, au Moyen-Age &quot;illettré&quot; signifie &quot;qui ne parle pas latin&quot;, il n&#039;est pas à cette époque synonyme d&#039;analphabète. Lire en latin est réservé à une élite religieuse, savante ou sociale. Le port des lunettes commence à représenter une élite religieuse, savante ou sociale. Si je porte des lunettes, c&#039;est que je sais mieux que les autres. Les rois et autres princes de l&#039;époque se font alors peindre en train de lire, et en étudiant la scène, on peut souvent repérer une paire de bésicles à portée de main. 

Jean Meschinot, poète favori d&#039;Anne de Bretagne écrit dans &quot;Les lunettes des princes&quot; &quot;les quatre grandes vertus pour devenir un bon prince, quatre verres de lunettes, qu&#039;il convient de mettre devant ses yeux pour changer de vision et ainsi mieux conduire le monde : de la prudence, de la justice, de la force, et de la tempérance&quot;. On peut envoyer cet extrait aux chaînes dites d&#039;information ? Il parait qu&#039;il y a une campagne politique en cours... 

Alors comme nos ancêtres n&#039;étaient pas si fous, les grands de ce monde, après leur moment en mode &quot;influenceur d&#039;avant instagram&quot; demandent à ce que les lunettes corrigent la myopie. C&#039;est pas le tout de se donner un genre, autant qu&#039;il y ait du style et de l&#039;utile. Le design avant l&#039;heure en somme. Parce qu&#039;un prince lit autant qu&#039;il va à la chasse ou qu&#039;il fait la guerre, et que bien voir de loin, c&#039;est plus pratique pour viser juste. Il parait. On a donc l&#039;apparition des verres concaves au cours du XVeme siècle.

Et comme tout ce qui est porté par les plus riches devient un marqueur de chic, l&#039;humain fait ce qu&#039;il sait faire de mieux : il copie. Les notaires, les marchants, et même les femmes. Parce que, oui, spoiler alerte, les femmes travaillent au Moyen-Age. Des historiens posent l&#039;hyppothèse qu&#039;un grand nombre de manuscrits non signés soient des écrits de femmes, dont la signature aurait été grattée à la Renaissance, pour leur apprendre à &quot;rester à leur place&quot; *tousse*

Un peu plus tard, l&#039;image de la lunette va se déprécier quelque peu, et passer à la caricature comme un objet déformant, servant les fourbes ou les escrocs. Évidemment, elles sont fustigées pour leur usage décoratif, pointant du doigt la futilité et la vantardise de ceux qui les arborent pour se donner des grands airs.

C&#039;est de là que s&#039;inspireront certaines représentations antisémites su XIXeme siècle, reprises par le nazisme.

On verra aussi apparaître à cette époque les bésicles à pont arrondi, en ivoire, bois, os, ou encore écaille de tortue.

Le XVIIIeme siècle verra l&#039;apparition de lanières pour les oreilles qui se transformeront petit à petit en branches de métal tordu pour devenir proches de celles que nous connaissons aujourd&#039;hui. Les fantaisies se déclinent en monocle, pour un seul oeil, ou en face-à main c&#039;est à dire avec une branche verticale qui permettait de les tenir d&#039;une main le temps de la lecture. On retrouve ce modèle aujourd&#039;hui sur les jumelles d&#039;opéra.
Comme pour beaucoup de produits, là où elles étaient réalisées par des artisans, orfèvres ou forgerons et personnalisées, elles seront au fil du XIXeme fabriquées par l&#039;industrie et standardisées.

Je vous parlerai lentilles de contact et lunettes de soleil un autre jour. Je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique. 

 </description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-mes-lunettes-9183</link>
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                <pubDate>Fri, 17 Jun 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui j&#039;ai envie de vous raconter l&#039;histoire de ces choses bien pratique, mais qu&#039;on cherche tout le temps alors qu&#039;on les a sur soi dans 90% des cas : non je ne parle pas de vos neurones, je parle des lunettes.

Alors, si depuis l&#039;Antiquité, on sait utiliser du verre poli pour faire converger de la chaleur en un point précis afin d&#039;allumer du feu. La légende des boucliers d’Archimède lors du siège de Syracuse (en 213 avant JC) en est un parfait exemple. Il aurait conçu pour les murailles de la ville une série de miroirs géants, qui une fois orientés selon un angle précis, faisait converger les rayons du soleil vers les voiles des navires du général romain Marcellus et les auraient enflammées. La ville sera cependant prise par les Romains, et Archimède tué par un soldat qui ne l&#039;aurait pas reconnu. Je n&#039;ose imaginer la remontrance. Récupérer les armes de l&#039;ennemi c&#039;est classique. Lui piquer ses ingénieurs militaires, c&#039;est plus stratégique.

On va faire un bond dans le temps jusqu&#039;au Moyen-Age. Les Copistes utilisaient des &quot;pierres à lire&quot;, des cristaux appelés béricles afin de grossir la ligne d&#039;écriture et de soulager leur vue.

 Au XIIIeme siècle, les archéologues attestent des premières traces d&#039;instruments d&#039;aides à la lecture. Il s&#039;agit de deux lentilles convexes, rondes entourées de cuir, de bois ou de corne et reliées par un clou. Ce qui leur vaudra leur surnom de &quot;clouantes&quot;. Cet objet devient rapidement un élément du quotidien des copistes et enlumineurs, principalement en Italie. De béricle, le langage déformera le mot qui deviendra bésicle.

Le port des bésicles, qu&#039;on les tienne à la main ou qu&#039;on les porte en pince-nez deviennent un outil de travail emblématique des copistes et de tous les métiers liés à la lecture. Petit à petit, au fil des années, elles se démocratisent et migrent vers l&#039;université où maîtres et étudiants s&#039;en servent pour lire et commenter les textes. Elles commencent alors à symboliser la connaissance. Les bibliothèques passent de simple lieu de stockage de livre, à lieu de partage et de transmission de savoir, et les lunettes une marque de savoir, mais aussi de statut social.

Si, au Moyen-Age &quot;illettré&quot; signifie &quot;qui ne parle pas latin&quot;, il n&#039;est pas à cette époque synonyme d&#039;analphabète. Lire en latin est réservé à une élite religieuse, savante ou sociale. Le port des lunettes commence à représenter une élite religieuse, savante ou sociale. Si je porte des lunettes, c&#039;est que je sais mieux que les autres. Les rois et autres princes de l&#039;époque se font alors peindre en train de lire, et en étudiant la scène, on peut souvent repérer une paire de bésicles à portée de main. 

Jean Meschinot, poète favori d&#039;Anne de Bretagne écrit dans &quot;Les lunettes des princes&quot; &quot;les quatre grandes vertus pour devenir un bon prince, quatre verres de lunettes, qu&#039;il convient de mettre devant ses yeux pour changer de vision et ainsi mieux conduire le monde : de la prudence, de la justice, de la force, et de la tempérance&quot;. On peut envoyer cet extrait aux chaînes dites d&#039;information ? Il parait qu&#039;il y a une campagne politique en cours... 

Alors comme nos ancêtres n&#039;étaient pas si fous, les grands de ce monde, après leur moment en mode &quot;influenceur d&#039;avant instagram&quot; demandent à ce que les lunettes corrigent la myopie. C&#039;est pas le tout de se donner un genre, autant qu&#039;il y ait du style et de l&#039;utile. Le design avant l&#039;heure en somme. Parce qu&#039;un prince...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? C&#039;est O.K.</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, quelques jours après les commémorations du Débarquement de Normandie, j&#039;avais envie de vous parler d&#039;une expression arrivée dans nos vies suite à cet évènement.

Ici Londres. Les Français parlent aux Français. Voici quelques messages personnels &quot;Les sanglots longs des violons de l&#039;automne&quot; je répète, &quot;Les sanglots longs des violons de l&#039;automne&quot; &quot;blessent mon coeur d&#039;une langueur monotone&quot;, je répète, &quot;blessent mon coeur d&#039;une langueur monotone«

Alors enfilons nos uniformes, plantez les drapeaux sur les Jeeps, n&#039;oubliez pas vos brassards de la Croix Rouge, nous nous lançons avec les armées Alliées de la Bataille de Normandie.

Le 6 juin 1944 est connu autant pour l&#039;importance que l&#039;opération Overlord a eu dans la libération de la France que pour le nombre de morts dû aux combats. Les jours suivants ne sont pas exempts de pertes humaines, et tous ont encore en mémoire les morts de la Grande Guerre de 14-18.

Initialement prévu le 4 puis le 5 juin, les caprices de la météo décalèrent au 6 le départ de 5.000 navires, 10.000 avions, et 155.000 hommes qui sont déployés sur les plages d&#039;Utha, Omaha, Gold, Juno et Sword. Autre détail qui aurait pu coûter cher : une station de radio aux Etats-Unis avait annoncé le lancement d&#039;Overlord le 3 juin, aux actualités matinales. Heureusement, la diffusion de l&#039;information n&#039;a pas été répétée dans la journée, et est passée sous le radar des espions.

Et pourtant, ce n&#039;est pas le premier débarquement sur le sol Français depuis le début de ce conflit, puisque les Alliés avaient tenté en 1942 un débarquement sur les plages autour de Dieppe. Baptisée Opération Jubilée, ce raid avait servit de test et surtout de leçon. Problème de débarquement du matériel sur des plages de galet, lourdes pertes humaines, et capture des soldats parvenus à débarquer et encore vivants. Leçons appliquée lors du débarquement d’août 1943 en Sicile, l&#039;opération Husky facilitée grâce à une mission de désinformation de l&#039;ennemi menée haut la main par les services secrets britanniques. Pour ceux qui n&#039;ont pas admiré Colin Firth dans La Ruse au cinéma, je vous laisse un lien qui résume cette histoire en description du podcast.

Mais revenons en juin 1944,  car, même une fois débarqués, la prise du terrain s&#039;avère difficile et surtout chargée en pertes, civiles et militaires. Car si les Américains ont prévu des opérateurs radio Comanches, qui échangeaient dans leur langue pour que leurs communications ne puissent être comprises des Allemands si elles étaient interceptées, ils ont sous-estimé l&#039;avantage que le bocage Normand conférait pour la défense allemande. Les haies, les corps de ferme, les chemins creux... Tout est propice à l&#039;embuscade, au cadavre piégé, voir au bâtiment ou au matériel agricole piégé. Ce qui explique que certaines unités combattront sans être relevées du 6 juin au 19 août 1944. Certains soldats craquent nerveusement, et c&#039;est de cette époque que nait la reconnaissance de ce qu&#039;on appelle aujourd&#039;hui le syndrome de stress post traumatique. Enfin, ça c&#039;est du côté allié. Côté Allemand, quand on a plus de cristaux de méthamphétamine à refiler aux gars, planqués ou pas dans des tablettes de chocolat, on fusille ceux qui ne supportent plus le stress et la violence des combats pour manquement au devoir.

À partir de ce moment, l&#039;armée de Patton arrive en renfort et les Alliés, bien que toujours dans leur mission, peuvent offrir un peu plus que quelques heures de repos à leurs hommes. Ce qui se ressent dans les comptes d&#039;effectifs de fin de journée. Certains chefs d&#039;unités peuvent remonter à l&#039;état major la nouvelle du &quot;zéro killed&quot; soit en abrégé O.K. dans le carnet militaire.

Et ce &quot;it&#039;s an O.K.day&quot;, signifiant à l&#039;origine un jour sans soldat tué au combat devient petit à petit le synonyme d&#039;une bonne chose. C&#039;est comment aujourd&#039;hui ? C&#039;est O.K. C&#039;est une bonne journée alors. L&#039;utilisation se généralise dans tous les corps d&#039;armée et reste pour une partie de la population un vocabulaire de victoire.

On est loin du &quot;OKAYYYYYYY&quot; de Jacquouille la Fripouille, mais que ça ne vous empêche pas, que vous soyez plus, aussi, ou moins vintage que moi d&#039;aller revoir Les Visiteurs, et de vous réjouir de l&#039;usage bien civile aujourd&#039;hui de cette expression. Je vous souhaite une bonne journée à tous, à l&#039;écoute du Son Unique.

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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-cest-ok-9182</link>
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                <pubDate>Fri, 10 Jun 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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Ici Londres. Les Français parlent aux Français. Voici quelques messages personnels &quot;Les sanglots longs des violons de l&#039;automne&quot; je répète, &quot;Les sanglots longs des violons de l&#039;automne&quot; &quot;blessent mon coeur d&#039;une langueur monotone&quot;, je répète, &quot;blessent mon coeur d&#039;une langueur monotone«

Alors enfilons nos uniformes, plantez les drapeaux sur les Jeeps, n&#039;oubliez pas vos brassards de la Croix Rouge, nous nous lançons avec les armées Alliées de la Bataille de Normandie.

Le 6 juin 1944 est connu autant pour l&#039;importance que l&#039;opération Overlord a eu dans la libération de la France que pour le nombre de morts dû aux combats. Les jours suivants ne sont pas exempts de pertes humaines, et tous ont encore en mémoire les morts de la Grande Guerre de 14-18.

Initialement prévu le 4 puis le 5 juin, les caprices de la météo décalèrent au 6 le départ de 5.000 navires, 10.000 avions, et 155.000 hommes qui sont déployés sur les plages d&#039;Utha, Omaha, Gold, Juno et Sword. Autre détail qui aurait pu coûter cher : une station de radio aux Etats-Unis avait annoncé le lancement d&#039;Overlord le 3 juin, aux actualités matinales. Heureusement, la diffusion de l&#039;information n&#039;a pas été répétée dans la journée, et est passée sous le radar des espions.

Et pourtant, ce n&#039;est pas le premier débarquement sur le sol Français depuis le début de ce conflit, puisque les Alliés avaient tenté en 1942 un débarquement sur les plages autour de Dieppe. Baptisée Opération Jubilée, ce raid avait servit de test et surtout de leçon. Problème de débarquement du matériel sur des plages de galet, lourdes pertes humaines, et capture des soldats parvenus à débarquer et encore vivants. Leçons appliquée lors du débarquement d’août 1943 en Sicile, l&#039;opération Husky facilitée grâce à une mission de désinformation de l&#039;ennemi menée haut la main par les services secrets britanniques. Pour ceux qui n&#039;ont pas admiré Colin Firth dans La Ruse au cinéma, je vous laisse un lien qui résume cette histoire en description du podcast.

Mais revenons en juin 1944,  car, même une fois débarqués, la prise du terrain s&#039;avère difficile et surtout chargée en pertes, civiles et militaires. Car si les Américains ont prévu des opérateurs radio Comanches, qui échangeaient dans leur langue pour que leurs communications ne puissent être comprises des Allemands si elles étaient interceptées, ils ont sous-estimé l&#039;avantage que le bocage Normand conférait pour la défense allemande. Les haies, les corps de ferme, les chemins creux... Tout est propice à l&#039;embuscade, au cadavre piégé, voir au bâtiment ou au matériel agricole piégé. Ce qui explique que certaines unités combattront sans être relevées du 6 juin au 19 août 1944. Certains soldats craquent nerveusement, et c&#039;est de cette époque que nait la reconnaissance de ce qu&#039;on appelle aujourd&#039;hui le syndrome de stress post traumatique. Enfin, ça c&#039;est du côté allié. Côté Allemand, quand on a plus de cristaux de méthamphétamine à refiler aux gars, planqués ou pas dans des tablettes de chocolat, on fusille ceux qui ne supportent plus le stress et la violence des combats pour manquement au devoir.

À partir de ce moment, l&#039;armée de Patton arrive en renfort et les Alliés, bien que toujours dans leur mission, peuvent offrir un peu plus q...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Nacht Haxen</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour faire suite à ma chronique de la semaine dernière sur les AS de l&#039;air, j&#039;avais envie de consacrer celle d&#039;aujourd&#039;hui aux Nacht Haxen les plus redoutables pilotes de la seconde guerre mondiale.

Nous partons donc en Russie, en 1941, auprès des très célèbres 586, 587 et 588eme escadrons de l&#039;armée Rouge, exclusivement composés de femmes, des pilotes, aux mécaniciennes. À l&#039;exception du 587ieme qui comportait un homme : le chauffeur de la commandante.

Sur l&#039;impulsion de plusieurs femmes dont Marina Raskova, qui a survécu à un atterrissage forcé et 10 jours sur la banquise, Staline accepte d&#039;utiliser des femmes pilotes. Elle commandera le 586e, le régiment russe le plus décoré de ce conflit. Les dames commencent leur parcours à l’académie Zukowski, par un entrainement de soldat. Les instructeurs se déclarent déçu d’entrainer des femmes, mais lorsqu’elles sont jolies, on n&#039;entend plus une plainte, si ce n&#039;est celles des jeunes femmes maltraitées, et encore ! Certains instructeurs ont en effet refusé de préserver la pudeur, voir la vertu, des recrues, malgré les ordres. Et quitte a être de mauvaise foi, ils ont collé une réputation de filles légères à ces demoiselles, histoire de se sentir moins coupables. 

Passons aux appareils, des Yak-3 derniers modèles... Non, mais vous croyez quoi ? Elles ont voulu voler, elles assument ! Comme ce sont des nanas, on leur refile les vieux coucous de la guerre d&#039;avant, c&#039;est la guerre hein, le bon matériel, on le réserve aux hommes.

Les femmes volaient sur des bi-plans en bois aux ailes en toiles qualifiés de &quot;machines à coudre », en raison du bruit des moteurs. Et pour en avoir entendu un, je vous assure que la ressemblance auditive est bluffante.

Mises au défi de se battre comme des hommes, elles le relèvent haut la main. Elles réalisent jusqu’à 300 missions par nuit, sans lumière, ni instruments de navigation, (même si à cette époque, on n&#039;est qu&#039;au début des radars embarqués) ne s’arrêtant que le temps de refaire le plein de carburant et de munition. La lenteur et le bruit en font des cibles faciles, beaucoup de pilotes ou navigatrices reviennent blessées, avec des avion abîmés.

Alors, elles transforment les faiblesses de leurs appareils en forces. Elles éteignent les moteurs pour descendre en altitude, larguent quelques bombes et rallument les gaz pour remonter rapidement. Le bruit occasionné par cette tactique, semblable à un cri strident, terrifiait les soldats allemands. Lorsqu’ils apprennent que les avions sont pilotés par des femmes, ils les surnomment « Les Sorcières de la Nuit » en allemand &quot;Nacht Haxen&quot; . Mieux vaut invoquer le surnaturel que d&#039;assumer d&#039;être terroriser par des nanas, il parait qu&#039;à l&#039;époque, ça ne faisait pas viril.

D&#039;ailleurs, quand elles doivent s’éjecter et sont capturées par l’ennemi, ce dernier se montre beaucoup plus dur avec elles qu’avec des hommes. Une basse vengeance ? Ceci n&#039;est qu&#039;une supposition.

Un nom ? Lillia Litviak, surnommée &quot;le lys blanc&quot; à cause de la fleur peinte sur les deux flancs de son appareil. Elle a commencé à piloter à 14 ans et dès juin 1941, à 20 ans, elle se porte volontaire pour intégrer une unité combattante. Refusée pour manque d&#039;expérience, elle s&#039;ajoutera une centaine d&#039;heures de vol sur son carnet avant de repostuler et d&#039;intégrer le 586iè. Elle sera transférée en septembre au 437iè, une unité masculine avec 4 autres camarades au grade de lieutenant. Elle volera sur un Yakolev Yack 1, un avion un peu plus moderne que les machine à coudre. Elle commence son service actif en janvier 1942. Elle a effectué 168 missions, possède un score entre 12 et 16 victoires (selon les méthodes de calcul) dont 10 sur la seule bataille de Stalingrad. Elle faisait peindre une rose blanche sur le nez de son avion à chaque avion nazi abattu ce qui lui a valu son deuxième surnom &quot;la rose de Stalingrad&quot;. Elle sera blessée à deux reprises, mais repartira au combat dès que possible. Elle est portée disparue le1er aout 1943, à l&#039;âge de 21 ans. La carcasse de son avion a été retrouvée en 1969 à Dmitrieva dans le Dombass. Ses restes furent officiellement identifiés 10 ans plus tard.

Comme toujours, la mort d&#039;un personnage aussi célèbre suscite des désaccords. Le pilote soviétique Vladimir Lavrinenkov a affirmé l’avoir vue dans le camp de prisonniers où il se trouvait

Gian Piero Milanetti fait, quant à lui, remarquer qu’une femme pilote a sauté en parachute de son appareil dans la zone où Litiviak a disparu et qu’elle est la seule femme pilote à avoir disparu à cet endroit le 1er août. Il rapporte, par ailleurs, que l’historien russe Anatoly Plyac, un ancien major du KGB, lui aurai rapporté que Litviak avait survécu et été faite prisonnière.

Enfin, en l’an 2000, l’ancienne pilote Nina Raspopova (commande du 588iè) déclare avoir reconnu Litviak dans un reportage diffusé à la télévision et tourné en Suisse, dans lequel intervient une ancienne pilote soviétique qui ne donne pas son nom mais dit avoir été blessée deux fois.

Comme dans les autres pays, la fin de la guerre s’est révélée ingrate pour ces dames. Les régiments furent dissouts sur ordre de Staline à la fin de la guerre, avant même les défilés de l&#039;armistice, où on refusa que les dame pilotent, arguant que leurs avions étaient trop lents. Un petit problème de rivalité dans le culte de la personnalité ? Les demoiselles étaient un peu trop populaires au gout de l&#039;oncle Joseph qui s&#039;est vexé de trouver sa gloire personnelle dans l&#039;ombre de leurs avions. Il leur interdit même de piloter, militairement ou civilement après la signature des traités de paix.

Je vous laisse des liens en description du podcast pour en apprendre plus, et je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.

 

 

Seconde Guerre Mondiale :

Les sorcières de la nuit par la Folle Histoire https://www.youtube.com/watch?v=PBaAiCiIn50&amp;ab_channel=LaFolleHistoire

Les sorcières de la nuit par Tortue CH https://www.youtube.com/watch?v=Deco-lijaWg&amp;ab_channel=TortueCH

L&#039;article de Wikipédia sur Lilya Vladimirovna Litviak https://fr.wikipedia.org/wiki/Lidia_Litviak</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-nacht-haxen-9181</link>
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                <pubDate>Fri, 03 Jun 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Pour faire suite à ma chronique de la semaine dernière sur les AS de l&#039;air, j&#039;avais envie de consacrer celle d&#039;aujourd&#039;hui aux Nacht Haxen les plus redoutables pilotes de la seconde guerre mondiale.

Nous partons donc en Russie, en 1941, auprès des très célèbres 586, 587 et 588eme escadrons de l&#039;armée Rouge, exclusivement composés de femmes, des pilotes, aux mécaniciennes. À l&#039;exception du 587ieme qui comportait un homme : le chauffeur de la commandante.

Sur l&#039;impulsion de plusieurs femmes dont Marina Raskova, qui a survécu à un atterrissage forcé et 10 jours sur la banquise, Staline accepte d&#039;utiliser des femmes pilotes. Elle commandera le 586e, le régiment russe le plus décoré de ce conflit. Les dames commencent leur parcours à l’académie Zukowski, par un entrainement de soldat. Les instructeurs se déclarent déçu d’entrainer des femmes, mais lorsqu’elles sont jolies, on n&#039;entend plus une plainte, si ce n&#039;est celles des jeunes femmes maltraitées, et encore ! Certains instructeurs ont en effet refusé de préserver la pudeur, voir la vertu, des recrues, malgré les ordres. Et quitte a être de mauvaise foi, ils ont collé une réputation de filles légères à ces demoiselles, histoire de se sentir moins coupables. 

Passons aux appareils, des Yak-3 derniers modèles... Non, mais vous croyez quoi ? Elles ont voulu voler, elles assument ! Comme ce sont des nanas, on leur refile les vieux coucous de la guerre d&#039;avant, c&#039;est la guerre hein, le bon matériel, on le réserve aux hommes.

Les femmes volaient sur des bi-plans en bois aux ailes en toiles qualifiés de &quot;machines à coudre », en raison du bruit des moteurs. Et pour en avoir entendu un, je vous assure que la ressemblance auditive est bluffante.

Mises au défi de se battre comme des hommes, elles le relèvent haut la main. Elles réalisent jusqu’à 300 missions par nuit, sans lumière, ni instruments de navigation, (même si à cette époque, on n&#039;est qu&#039;au début des radars embarqués) ne s’arrêtant que le temps de refaire le plein de carburant et de munition. La lenteur et le bruit en font des cibles faciles, beaucoup de pilotes ou navigatrices reviennent blessées, avec des avion abîmés.

Alors, elles transforment les faiblesses de leurs appareils en forces. Elles éteignent les moteurs pour descendre en altitude, larguent quelques bombes et rallument les gaz pour remonter rapidement. Le bruit occasionné par cette tactique, semblable à un cri strident, terrifiait les soldats allemands. Lorsqu’ils apprennent que les avions sont pilotés par des femmes, ils les surnomment « Les Sorcières de la Nuit » en allemand &quot;Nacht Haxen&quot; . Mieux vaut invoquer le surnaturel que d&#039;assumer d&#039;être terroriser par des nanas, il parait qu&#039;à l&#039;époque, ça ne faisait pas viril.

D&#039;ailleurs, quand elles doivent s’éjecter et sont capturées par l’ennemi, ce dernier se montre beaucoup plus dur avec elles qu’avec des hommes. Une basse vengeance ? Ceci n&#039;est qu&#039;une supposition.

Un nom ? Lillia Litviak, surnommée &quot;le lys blanc&quot; à cause de la fleur peinte sur les deux flancs de son appareil. Elle a commencé à piloter à 14 ans et dès juin 1941, à 20 ans, elle se porte volontaire pour intégrer une unité combattante. Refusée pour manque d&#039;expérience, elle s&#039;ajoutera une centaine d&#039;heures de vol sur son carnet avant de repostuler et d&#039;intégrer le 586iè. Elle sera transférée en septembre au 437iè, une unité masculine avec 4 autres camarades au grade de lieutenant. Elle vo...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? AS de l&#039;air</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Alors que Tom Cruise fait son grand retour sur les écrans avec Top Gun, j&#039;ai eu envie de vous parler des pilotes de chasse. 

Les débuts de la conquête des airs par les militaires remontent au début du XIXeme siècle, on utilise alors des montgolfières arrimées au sol pour observer en hauteur la position de l&#039;ennemi.

Près d&#039;un siècle plus tard, lors de la première guerre mondiale, l&#039;aviation de chasse commencer à se développer. Là où les pilotes n&#039;effectuaient au départ que de la reconnaissance, on commence à équiper les avions de bombes à larguer sur l&#039;ennemi, et même de mitrailleuses. De là, naissent les premiers combats aériens, et les légendes des &quot;AS&quot; de l&#039;aviation. Il faut 5 victoires à un pilote, comme les 5 symboles représentés sur une carte à jouer d&#039;AS, pour en décrocher le titre.

On considère une victoire aérienne généralement quand un pilote a abattu un appareil aérien militaire ennemi en plein vol. Ce qui octroie aux pilotes une prise de galon ou une décoration et permet également à l&#039;état-major d&#039;estimer les forces restantes de l&#039;ennemi.

Selon les systèmes d&#039;homologation français et allemand de la première guerre mondiale, pour qu&#039;une victoire soit attribuée à un pilote, il faut au moins que deux témoins au sol aient vu la carcasse de l&#039;avion ennemi s&#039;écraser en territoire contrôlé. Tout pilote ayant contribué à abattre un avion ennemi se voit gratifier d&#039;une victoire à part entière, qui est qualifiée de partagée. Si l&#039;avion s&#039;écrase de l&#039;autre côté de la ligne de front, la victoire n&#039;est considérée que comme probable. Et ne pèse donc pas dans la liste des promotions et décorations. On retrouve le score de Charles Nungesser comptabilisé ainsi : &quot;40 victoires en solo, 3 partagées et 11 probables&quot;. Ce qui pousse certains pilotes à se poser en territoire ennemi pour aller chercher un morceau de la toile de l&#039;appareil vaincu, en général la partie représentant le drapeau, en guise de trophée afin d&#039;homologuer leur victoire, comme Manfred Von Richtoffen, le célèbre Baron Rouge. Chez les Allemands, en cas de victoire partagée, le pilote ayant donné le coup de grâce se voyait crédité de la victoire, et en cas d&#039;impossibilité d&#039;identifier le tir fatal, elle revenait à l&#039;escadrille entière.

Côté Britannique, pour tout le Commonwealth et Russe, les pilotes étant officiers, leurs actions se prouvent sur leur seule bonne foi. Il ne nécessite aucun témoins pour confirmer une victoire. Un ennemi fortement endommagé ou laissé en vrille constitue une victoire. Si plus d&#039;un pilote est impliqué dans une victoire, en fonction des escadrons, la victoire partagée revient soit à un seul pilote, soit, le plus souvent comme en France et en Russie à tous les pilotes participant à la destruction de l&#039;appareil ennemi.

Lors de la seconde guerre mondiale, la France se rapprochera de la norme générale et un seul témoin en vol suffit à homologuer une victoire, ce qui relèvera considérablement les scores de nos pilotes.

À l&#039;inverse, les Britanniques durcissent leurs règles de comptages et exigent un témoin en vol ou au sol, une épave ou un film de combat pour confirmer une victoire. Et encore ce dernier n&#039;atteste pas systématiquement une homologation. L&#039;appareil ennemi touché peut être classifié en trois catégories : endommagé, détruit probable ou confirmé qui est seul synonyme de victoire. Les victoires partagées sont divisées entre le nombre de pilotes participants et ajoutées à leurs scores. On pouvait avoir une victoire et demi par exemple. Les aviateurs Français intégrés à la RAF à cette période étaient soumis au même système, mais l&#039;armée Française rétablit les scores selon sa norme après la guerre. On peut citer le cas de Pierre Clostermann qui fut crédité de 23 victoires aériennes selon la RAF mais 33 selon les règles françaises.

Les Allemands s&#039;aligneront sur le constat par un témoin. Ils intègreront la notion d&#039;Herausschuss, qui consiste à endommager un bombardier lourd ennemi au point de le faire sortir de sa formation et abandonner sa mission qui comptera comme une victoire. Le bombardier étaient souvent tellement abimé que s&#039;il parvenait à regagner sa base, il ne pouvait plus voler, et ne servait que de réserve de pièces.

Les Russes se conforment aux règles globales. Les victoires partagées sont comptabilisées à titre indicatif, toujours à part des victoires individuelles. Les avions capturés ou forcés à atterrir valent une victoire.

Je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.

 

Quelques liens pour les curieux.

Les victoires aériennes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Victoire_a%C3%A9rienne

Première Guerre Mondiale

Manfred Von Richtofen par La Folle Histoire https://www.youtube.com/watch?v=UpzKEb5nJ-s&amp;ab_channel=LaFolleHistoire

 

Georges Gunnimeyer par La Folle Histoire https://www.youtube.com/watch?v=U5CLm-OOmC0&amp;ab_channel=LaFolleHistoire</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-as-de-lair-9180</link>
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                <pubDate>Fri, 27 May 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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Les débuts de la conquête des airs par les militaires remontent au début du XIXeme siècle, on utilise alors des montgolfières arrimées au sol pour observer en hauteur la position de l&#039;ennemi.

Près d&#039;un siècle plus tard, lors de la première guerre mondiale, l&#039;aviation de chasse commencer à se développer. Là où les pilotes n&#039;effectuaient au départ que de la reconnaissance, on commence à équiper les avions de bombes à larguer sur l&#039;ennemi, et même de mitrailleuses. De là, naissent les premiers combats aériens, et les légendes des &quot;AS&quot; de l&#039;aviation. Il faut 5 victoires à un pilote, comme les 5 symboles représentés sur une carte à jouer d&#039;AS, pour en décrocher le titre.

On considère une victoire aérienne généralement quand un pilote a abattu un appareil aérien militaire ennemi en plein vol. Ce qui octroie aux pilotes une prise de galon ou une décoration et permet également à l&#039;état-major d&#039;estimer les forces restantes de l&#039;ennemi.

Selon les systèmes d&#039;homologation français et allemand de la première guerre mondiale, pour qu&#039;une victoire soit attribuée à un pilote, il faut au moins que deux témoins au sol aient vu la carcasse de l&#039;avion ennemi s&#039;écraser en territoire contrôlé. Tout pilote ayant contribué à abattre un avion ennemi se voit gratifier d&#039;une victoire à part entière, qui est qualifiée de partagée. Si l&#039;avion s&#039;écrase de l&#039;autre côté de la ligne de front, la victoire n&#039;est considérée que comme probable. Et ne pèse donc pas dans la liste des promotions et décorations. On retrouve le score de Charles Nungesser comptabilisé ainsi : &quot;40 victoires en solo, 3 partagées et 11 probables&quot;. Ce qui pousse certains pilotes à se poser en territoire ennemi pour aller chercher un morceau de la toile de l&#039;appareil vaincu, en général la partie représentant le drapeau, en guise de trophée afin d&#039;homologuer leur victoire, comme Manfred Von Richtoffen, le célèbre Baron Rouge. Chez les Allemands, en cas de victoire partagée, le pilote ayant donné le coup de grâce se voyait crédité de la victoire, et en cas d&#039;impossibilité d&#039;identifier le tir fatal, elle revenait à l&#039;escadrille entière.

Côté Britannique, pour tout le Commonwealth et Russe, les pilotes étant officiers, leurs actions se prouvent sur leur seule bonne foi. Il ne nécessite aucun témoins pour confirmer une victoire. Un ennemi fortement endommagé ou laissé en vrille constitue une victoire. Si plus d&#039;un pilote est impliqué dans une victoire, en fonction des escadrons, la victoire partagée revient soit à un seul pilote, soit, le plus souvent comme en France et en Russie à tous les pilotes participant à la destruction de l&#039;appareil ennemi.

Lors de la seconde guerre mondiale, la France se rapprochera de la norme générale et un seul témoin en vol suffit à homologuer une victoire, ce qui relèvera considérablement les scores de nos pilotes.

À l&#039;inverse, les Britanniques durcissent leurs règles de comptages et exigent un témoin en vol ou au sol, une épave ou un film de combat pour confirmer une victoire. Et encore ce dernier n&#039;atteste pas systématiquement une homologation. L&#039;appareil ennemi touché peut être classifié en trois catégories : endommagé, détruit probable ou confirmé qui est seul synonyme de victoire. Les victoires partagées sont divisées entre le nombre de pilotes participants et ajoutées à leur...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Burlesque Lady !</title>
                <description>Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, partons à la découverte d&#039;un univers que j&#039;affectionne particulièrement : le burlesque !

Le terme burlesque vient de l&#039;italien burlesco dérivé lui-même de burla, « farce, plaisanterie ». Il désigne un registre littéraire en vogue au XVIIe siècle. Il se caractérise par l&#039;emploi de termes comiques, familiers voire vulgaires pour évoquer des choses nobles et sérieuses. 

Il s&#039;agit de provoquer le rire en tournant en dérision le sujet abordé. Le plus célèbre auteur de théâtre burlesque français est Molière, qui dans chacune de ses pièces ridiculise un ou plusieurs travers de ses contemporains qui se prennent trop au sérieux à travers ses personnages. 

Quelques centaines d&#039;années plus tard, on le retrouvera sous ce sens au cinéma, avec notamment le style de Chaplin.

Evidemment, nos voisins anglais s&#039;emparent de la chose et le revisitent à leur sauce. Contrairement à leur réputation culinaire, sur le plan du burlesque, ils en créent un style sympa. Nous sommes donc à Londres, dans les années 1830. Oui, ils ont un petit temps de retard, comme tous les copieurs, n&#039;est-ce pas ?

Alors on l&#039;appellera travestissement, extravaganzza, parce qu&#039;à l&#039;époque, on utilise des terme italien pour se la jouer connaisseur en art. D&#039;autres l&#039;appelleront burlesque Victorien, en hommage à la reine. Ou c&#039;était une couche de cirage pour éviter la censure ? J&#039;ai comme un doute. Le principe ? Plutôt que de reprendre les pièces française ayant fait le succès du genre, les anglais reprennent des classiques, des pièces à la mode et en font une parodie, souvent musicale. Et pour bien terminer de ne pas se prendre au sérieux, on distribue les rôles à des femmes qu&#039;on dévêtit un peu histoire d&#039;attirer le chaland. Contrairement à la scène d&#039;introduction des Visiteurs, ces Anglaises là ne se font pas prier pour montrer leurs chevilles, ni même leurs mollets. Si ça nous semble risible, à l&#039;époque, c&#039;est d&#039;un érotisme torride.

Comme de bien entendu, ainsi que le chantait Albert Préjean, la mode s&#039;exporte outre Atlantique, et c&#039;est aux Etats-Unis que ce qu&#039;on appelle les &quot;leg show&quot;, littéralement les spectacles en jambes se développent. Ils conservent cependant une mauvaise réputation et sont souvent mélangés avec des minstrel show, qui présentent des numéros de chants, de danses, d&#039;humoristes... Ces derniers sont souvent des blancs qui se noircissent le visage, puis, après la guerre de Sécession par des afros-américains eux-mêmes. Au vu de la représentations des personnages, caricaturés à l&#039;extrème, les minstrel show s&#039;arreteront dans les années 1950 avec les mouvements anti-racistes.

Alors s&#039;il y a eu un petit mouvement de recul des leg show au début des années 1870, à partir des années 1880, le succès revient ! Les costumes se minimalisent, surtout ceux des femmes, comme par hasard. Et tant qu&#039;à faire, puisque le publique est là pour mater, autant lui offrir ce qu&#039;il attend. Les chorégraphies deviennent un peu plus suggestives, l&#039;humour grivois, et les numéros s&#039;enchainent sans lien particuliers les uns avec les autres. 

Entre 1900 et 1920, deux compagnies s&#039;affrontent :  la Columbia Amusement Company ou Columbia Wheel, et l’American Wheel. À noter que la Columbia censure un peu plus ses artistes, mais qu&#039;une grande partie finira à Brodway. Quoi? De la censure en burlesque ? On se replonge dans les mentalités de l&#039;époque. Certains mouvements sont réputés être réservés au noirs et malséants pour des blancs. Lesquels ? Mais tous ceux qui sont sexuellement explicites ! Surtout les déhanchés. 

À partir des années 20, le spectacle burlesque évolue vers le strip-tease, qui en deviendra l&#039;élément principal. Avec quelques codes cependant, et des accessoires permanents tels que les nippies, ou cache-tétons, ainsi que les cache-sexe, il y a des bornes aux limites, comme dirait Maurice !

On attribue les premiers nippies agrémentés de pompons à la Ziegfeld Girl américaine Carrie Finnell (1900-1963), connue pour contrôler ses muscles pectoraux au point qu&#039;elle arrivait à faire sortir ses seins l&#039;un après l&#039;autre hors de sa robe.

Les années 1930 et la crise économique provoquent le déclin des petits théâtres, et des accès de puritanisme repoussent les leg show vers les lieux de plus en plus mal famés jusqu&#039;à la fin des années 40. Il vivote jusque dans les années 70, ou le flower power a rendu la nudité assez courante dans les théâtres, ce qui signe l&#039;arrêt des show burlesques.

Mais ! Au début des années 1990, plusieurs artistes, nostalgiques du glamour et du spectacle reprennent les codes et la lingerie de jeune filles de leurs grand-mère, et monte à nouveau des spectacles d&#039;effeuillage burlesque. De nos jours, le néo burlesque se développe et s&#039;ouvre autant aux numéros classiques qu&#039;à des numéros plus engagés, symboliquement voir même politiquement. L&#039;icone incontournable, Ditta Von Tease, rend ses lettres de noblesse à cet art bien souvent victime de préjugés. Et dans certaines villes de France, nous avons même la possibilité de s&#039;y initier de manière plus ou moins assidue.

Pour ma part, j&#039;en m&#039;en vais coller mes nippies, enfiler bas, gants, et quelques autres vêtements parsemés de strass. Je vous souhaite une journée pleine de paillettes sur Sun Radio !</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-burlesque-lady-9179</link>
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                <pubDate>Fri, 20 May 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, partons à la découverte d&#039;un univers que j&#039;affectionne particulièrement : le burlesque !

Le terme burlesque vient de l&#039;italien burlesco dérivé lui-même de burla, « farce, plaisanterie ». Il désigne un registre littéraire en vogue au XVIIe siècle. Il se caractérise par l&#039;emploi de termes comiques, familiers voire vulgaires pour évoquer des choses nobles et sérieuses. 

Il s&#039;agit de provoquer le rire en tournant en dérision le sujet abordé. Le plus célèbre auteur de théâtre burlesque français est Molière, qui dans chacune de ses pièces ridiculise un ou plusieurs travers de ses contemporains qui se prennent trop au sérieux à travers ses personnages. 

Quelques centaines d&#039;années plus tard, on le retrouvera sous ce sens au cinéma, avec notamment le style de Chaplin.

Evidemment, nos voisins anglais s&#039;emparent de la chose et le revisitent à leur sauce. Contrairement à leur réputation culinaire, sur le plan du burlesque, ils en créent un style sympa. Nous sommes donc à Londres, dans les années 1830. Oui, ils ont un petit temps de retard, comme tous les copieurs, n&#039;est-ce pas ?

Alors on l&#039;appellera travestissement, extravaganzza, parce qu&#039;à l&#039;époque, on utilise des terme italien pour se la jouer connaisseur en art. D&#039;autres l&#039;appelleront burlesque Victorien, en hommage à la reine. Ou c&#039;était une couche de cirage pour éviter la censure ? J&#039;ai comme un doute. Le principe ? Plutôt que de reprendre les pièces française ayant fait le succès du genre, les anglais reprennent des classiques, des pièces à la mode et en font une parodie, souvent musicale. Et pour bien terminer de ne pas se prendre au sérieux, on distribue les rôles à des femmes qu&#039;on dévêtit un peu histoire d&#039;attirer le chaland. Contrairement à la scène d&#039;introduction des Visiteurs, ces Anglaises là ne se font pas prier pour montrer leurs chevilles, ni même leurs mollets. Si ça nous semble risible, à l&#039;époque, c&#039;est d&#039;un érotisme torride.

Comme de bien entendu, ainsi que le chantait Albert Préjean, la mode s&#039;exporte outre Atlantique, et c&#039;est aux Etats-Unis que ce qu&#039;on appelle les &quot;leg show&quot;, littéralement les spectacles en jambes se développent. Ils conservent cependant une mauvaise réputation et sont souvent mélangés avec des minstrel show, qui présentent des numéros de chants, de danses, d&#039;humoristes... Ces derniers sont souvent des blancs qui se noircissent le visage, puis, après la guerre de Sécession par des afros-américains eux-mêmes. Au vu de la représentations des personnages, caricaturés à l&#039;extrème, les minstrel show s&#039;arreteront dans les années 1950 avec les mouvements anti-racistes.

Alors s&#039;il y a eu un petit mouvement de recul des leg show au début des années 1870, à partir des années 1880, le succès revient ! Les costumes se minimalisent, surtout ceux des femmes, comme par hasard. Et tant qu&#039;à faire, puisque le publique est là pour mater, autant lui offrir ce qu&#039;il attend. Les chorégraphies deviennent un peu plus suggestives, l&#039;humour grivois, et les numéros s&#039;enchainent sans lien particuliers les uns avec les autres. 

Entre 1900 et 1920, deux compagnies s&#039;affrontent :  la Columbia Amusement Company ou Columbia Wheel, et l’American Wheel. À noter que la Columbia censure un peu plus ses artistes, mais qu&#039;une grande partie finira à Brodway. Quoi? De la censure en burlesque ? On se replonge dans les mentalités de l&#039;époque. Certains mouvements sont réputés être réservés au...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Burlesque Lady !</itunes:title>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Burlesque Lady !
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Roman Série</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, on s&#039;attaque aux origines de nos séries : le roman-feuilleton.

Aujourd&#039;hui je vous emmène à la fin du XVIIIème siècle et on commence avec le sens premier du mot feuilleton. À l&#039;origine, il désigne un encart de bas de page de journal, on l&#039;appelle aussi parfois &quot;le rez de chaussée&quot;. Cet emplacement est réservé à l&#039;époque du Consulta (entre 1799 et 1804) pour les critiques de théâtre, d&#039;où son nom de &quot;feuilleton dramatique&quot;, mais aussi parfois des articles de science ou de littérature.

Au fil du temps, le volet littéraire va prendre le pas sur les autres thématiques et les historiens s&#039;accordent à décerner le titre de premier feuilletoniste au journaliste Julien Louis Geoffroy. Ses critiques de théâtre, souvent parfumée au vitriol, firent le succès du Journal des Débats, confirmant la réputation de brutalité littéraire de leur auteur. Parmi ses confrères de l&#039;époque, on retrouve un certain Châteaubriant, et même, le premier consul, qui comme votre dévouée chroniqueuse, utilise alors un pseudonyme. Je dois reconnaître qu&#039;au vu de l&#039;époque, signer une critique théâtrale ou littéraire &quot;Bonaparte&quot; pouvait nuire à une carrière politique...

D&#039;ailleurs ces encarts deviennent parfois le théâtre de batailles livrées à coup de traits de plume acides et acérés. Selon la tradition du patronage des arts, instaurée par Colbert, &quot;toute expression artistique peut faire l&#039;objet de débats philosophiques et politiques&quot;. Quand on peut se permettre de faire de la propagande sans en dire le nom, pourquoi s&#039;en priver ?

Le succès est tel, que l&#039;emplacement du feuilleton changera plusieurs fois de place, et du bas de page, ira visiter des colonnes centrales, ou même la dernière page... Les thématiques s&#039;élargiront autour des années 1820-1830 pour aller vers des récits de voyages, de souvenirs, des annonces de salons, ainsi que des contes et nouvelles. Le feuilleton dramatique changera alors de nom pour s&#039;appeler désormais le feuilleton de variétés

Au cours des années 1830, certains auteurs publieront des chapitres de romans dans ces encarts, tel Balzac qui en 1836 y publiera &quot;La Vieille Fille&quot; par épisodes avant de republier cette histoire sous le format d&#039;un roman. Même si à l&#039;époque, ce mode de publication est jugé peu pratique pour suivre un récit au long court, il arrive de plus en plus fréquemment que des nouvelles un peu longue se publient en deux voir trois épisodes. Et plus on s&#039;approche de 1840, plus les récits s&#039;étirent en longueur, passant de la nouvelle-feuilleton au roman-feuilleton. On peut citer quelques succès du genre tel que &quot;Les Mystères de Paris&quot; D&#039;Eugène Sue, &quot;Les Mémoires du Diable&quot; de Frédéric Soulié ou encore dois-je vraiment les présenter ? &quot;Les Trois Mousquetaires&quot; d&#039;Alexandre Dumas.

Evidemment, ces publications sont accueillies à leur époque comme un sous-genre littéraire et taxées de médiocrité par les élites littéraires contemporaines. Oui, j&#039;ai bien parlé de médiocrité pour des romans qu&#039;on qualifie aujourd&#039;hui de classiques de la littérature. Aujourd&#039;hui on retrouve le même débat à propos de la romance (quelques publications sous le #jesuisunthion  ou la vidéo de Mélanie Desforges sur le sujet https://www.youtube.com/watch?v=45MFJ1gVOOQ ) et de l&#039;auto édition. La bienveillance à travers les âges, ça me laisse rêveuse.

Le processus permet non seulement de fidéliser la clientèle qui veut la suite de son histoire, mais aussi d&#039;appâter des lecteurs en vue de vendre l&#039;œuvre au format livre une fois qu&#039;elle sera terminée. Un pari gagnant-gagnant pour l&#039;auteur et le journal. L&#039;enjeu publicitaire et économique, en revanche, impacte fortement le métier et les journaux ne recrutent plus seulement des journalistes, mais également des équipes d&#039;auteurs, spécialisés dans la rédaction de ces textes. En effet, du rythme rapide de diffusion, souvent hebdomadaire, mais parfois quotidien, découle l&#039;obligation d&#039;écrire un même récit à plusieurs mains.

Le baron Chapuys de Montlaville prononcera plusieurs discours à la tribune de l’Assemblée nationale entre 1843 et 1847, où seront dénoncés les dangers de ce qu’il compare à une véritable œuvre d’aliénation de la raison par l’imagination. Le succès retentissant des roman-feuilleton prend de l&#039;ampleur au point de former une culture de masse. Certains journaux en privilégient même l&#039;espace réservé dans leur colonnes au détriment des publications politiques ! Le journaliste Aldred Nettement se plaindra d&#039;ailleurs de &quot; l’affadissement des positions politiques autrefois défendues par les journaux, qui doivent à présent se ménager les opinions de tous bords pour contenter leurs annonceurs et survivre.&quot;

Dans les années 1910, le roman-feuilleton se dirigera vers le feuilleton cinéma, avec l&#039;adaptation de Fantomas par Louis Feuillade. Petit à petit, il s&#039;orientera vers la radio dans les années 30 avec &quot;Les Aventures de Sherlock Holmes&quot;, puis la télévision dans les années 1950. Le premier feuilleton télédiffusé en France s&#039;intitule &quot;L&#039;Agence Nostradamus&quot; et se compose de 9 épisodes de 15 minutes. Le format par épisode s&#039;allongera jusqu&#039;à 90 minutes, lors des fameuses saga de l&#039;été dans les années 80-90 avant de se normaliser entre 40 et 50 minutes en moyenne de nos jours.

Je vous donne rendez-vous au prochain épisode, et vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du Son Unique</description>
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                <pubDate>Fri, 13 May 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Aujourd&#039;hui, on s&#039;attaque aux origines de nos séries : le roman-feuilleton.

Aujourd&#039;hui je vous emmène à la fin du XVIIIème siècle et on commence avec le sens premier du mot feuilleton. À l&#039;origine, il désigne un encart de bas de page de journal, on l&#039;appelle aussi parfois &quot;le rez de chaussée&quot;. Cet emplacement est réservé à l&#039;époque du Consulta (entre 1799 et 1804) pour les critiques de théâtre, d&#039;où son nom de &quot;feuilleton dramatique&quot;, mais aussi parfois des articles de science ou de littérature.

Au fil du temps, le volet littéraire va prendre le pas sur les autres thématiques et les historiens s&#039;accordent à décerner le titre de premier feuilletoniste au journaliste Julien Louis Geoffroy. Ses critiques de théâtre, souvent parfumée au vitriol, firent le succès du Journal des Débats, confirmant la réputation de brutalité littéraire de leur auteur. Parmi ses confrères de l&#039;époque, on retrouve un certain Châteaubriant, et même, le premier consul, qui comme votre dévouée chroniqueuse, utilise alors un pseudonyme. Je dois reconnaître qu&#039;au vu de l&#039;époque, signer une critique théâtrale ou littéraire &quot;Bonaparte&quot; pouvait nuire à une carrière politique...

D&#039;ailleurs ces encarts deviennent parfois le théâtre de batailles livrées à coup de traits de plume acides et acérés. Selon la tradition du patronage des arts, instaurée par Colbert, &quot;toute expression artistique peut faire l&#039;objet de débats philosophiques et politiques&quot;. Quand on peut se permettre de faire de la propagande sans en dire le nom, pourquoi s&#039;en priver ?

Le succès est tel, que l&#039;emplacement du feuilleton changera plusieurs fois de place, et du bas de page, ira visiter des colonnes centrales, ou même la dernière page... Les thématiques s&#039;élargiront autour des années 1820-1830 pour aller vers des récits de voyages, de souvenirs, des annonces de salons, ainsi que des contes et nouvelles. Le feuilleton dramatique changera alors de nom pour s&#039;appeler désormais le feuilleton de variétés

Au cours des années 1830, certains auteurs publieront des chapitres de romans dans ces encarts, tel Balzac qui en 1836 y publiera &quot;La Vieille Fille&quot; par épisodes avant de republier cette histoire sous le format d&#039;un roman. Même si à l&#039;époque, ce mode de publication est jugé peu pratique pour suivre un récit au long court, il arrive de plus en plus fréquemment que des nouvelles un peu longue se publient en deux voir trois épisodes. Et plus on s&#039;approche de 1840, plus les récits s&#039;étirent en longueur, passant de la nouvelle-feuilleton au roman-feuilleton. On peut citer quelques succès du genre tel que &quot;Les Mystères de Paris&quot; D&#039;Eugène Sue, &quot;Les Mémoires du Diable&quot; de Frédéric Soulié ou encore dois-je vraiment les présenter ? &quot;Les Trois Mousquetaires&quot; d&#039;Alexandre Dumas.

Evidemment, ces publications sont accueillies à leur époque comme un sous-genre littéraire et taxées de médiocrité par les élites littéraires contemporaines. Oui, j&#039;ai bien parlé de médiocrité pour des romans qu&#039;on qualifie aujourd&#039;hui de classiques de la littérature. Aujourd&#039;hui on retrouve le même débat à propos de la romance (quelques publications sous le #jesuisunthion  ou la vidéo de Mélanie Desforges sur le sujet https://www.youtube.com/watch?v=45MFJ1gVOOQ ) et de l&#039;auto édition. La bienveillance à travers les âges, ça me laisse rêveuse.

Le processus permet non seulement de fidéliser la clientèle qui veut la suite de son histoire, mais aussi d&#039;appâter des lecteurs en...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Roman Série</itunes:title>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Adopte un coeur</title>
                <description>Bonjour et bienvenue à tous dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Ha le printemps et le retour de la saison des amours... Aujourd&#039;hui nous allons donc revenir sur l&#039;origine des sites de rencontre. 

Comment faisaient nos ancêtres pour se rencontrer en fonction de leur classe sociale, évidemment ! Ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes, aux prix du tissus, vous n&#039;y pensez pas ma bonne dame !

Alors, il y a les classiques alliances entre deux parties pour mutualiser des terres, des commerces, ou, des armées. Gardons l&#039;esprit pratique n&#039;est-ce pas ! Que ces alliances se fassent via un représentant du culte, parce que c&#039;est toujours plus facile de faire céder une résistance en invoquant une volonté divine, ou par une aide extérieure (le beau-frère de la tante, de l&#039;amie...), qu&#039;importe. Avec un peu d&#039;imagination et d&#039;organisation voir de complicité, une personne habile peut aisément donner l&#039;impression d&#039;une rencontre fortuite. Moyennant finances ou avantage, bien entendu. Certaines lettres à des journaux de l&#039;ancien régime évoquent également la volonté de jeunes femmes de sortir du couvent pour se marier plutôt que de prendre le voile... 

Les premières agences officielles arrivent en France avec la Révolution et les deux principales publient un feuillet de propagande pour permettre à des bourgeois d&#039;épouser en toute bonne consciences des femmes de la noblesse... Après tout, c&#039;est bien ainsi que viendra le nouvel ordre social et naîtrons de bons petits citoyens !

Viendrons ensuite les &quot;agences d&#039;affaires&quot;, qui servent aussi bien à contracter un prêt, qu&#039;à organiser un voyage ou bien à rencontrer un associé ou pourquoi pas conclure une alliance plus personnelle. D&#039;ailleurs, au vu de la très forte concurrence, notamment sur Paris, certaines se spécialisent dans le marché du mariage afin de se distinguer des autres, le plus connus sera Claude Villaume, qui après avoir tenté d&#039;assassiner Napoléon 1ier lui demandera une exclusivité pour son agence. L&#039;homme est connu sur la place publique et sa notoriété assure le succès matériel de son entreprise. Son principal successeur, Mr Defois, qui commence son activité dans les années 1830, lui, utilisera plutôt son carnet d&#039;adresse constitué de l&#039;aristocratie de l&#039;époque pour asseoir sa réputation. Il fera d&#039;ailleurs enregistrer sa profession par les tribunaux, ce qui le place comme le premier agent matrimonial officiel. L&#039;un comme l&#039;autre utilisent aussi bien leur catalogue que la presse, tout en garantissant célérité et discrétion.

La presse reviendra sur le marché du mariage dans la deuxième moitié du XIXième, par le biais des annonces. Même si l&#039;anonymat est garanti, car c&#039;est très mal vu d&#039;utiliser ce genre de méthode de rencontre, les annonces rencontre un franc succès.

Si les femmes sont majoritairement inscrites, notamment chez Mr Defois, c&#039;est parce qu&#039;elles sont les cibles, et bien plus rarement les clientes de ces agences. Elles ignorent même pour la plupart figurer dans les registres, tout comme le montant de leur dot. Le rapport ? Simplement que la rémunération de l&#039;agent se fait par le versement de 5% du montant de la dite dot suite au mariage. Ce qui amènera des tribunaux à poser la question du consentement réel et éclairé des faibles femmes riches.

Je parlais de mauvaise réputation des agences et des annonces car l&#039;escroquerie au mariage existe bel et bien ! D&#039;autant plus qu&#039;à l&#039;époque, le mariage sert plus à s&#039;assurer une condition sociale qu&#039;à témoigner de sentiments amoureux. Surtout quand les registres témoignent de personnes à rémunérer pour des informations sensibles telles que les domestiques, le notaire, le confesseur... Ha la loyauté, la notion de secret professionnel, et leur non résistance à l&#039;appât du gain...

Dans un contexte social moins huppé, les annonces matrimoniales côtoient ou cache parfois de la prostitution, voir pire. Le tristement célèbre Désiré Landru trouvait ses victimes via ces annonces par exemple. D&#039;où l&#039;échange d&#039;une dizaine de lettres en moyenne avant de consentir à rencontrer physiquement la personne. À l&#039;époque la coupe de cheveux à la garçonne est un critère pouvant repousser les messieurs, car signe d&#039;une trop grande émancipation et potentiellement de mœurs dissolues. Tout comme le port de lunettes chez un homme passe pour un atout vraiment très sexy. 

Pendant la première guerre mondiale, le phénomène des marraines de guerre, ces femmes volontaires pour correspondre avec des soldats sans famille s&#039;éteignit rapidement car, un certain nombre utilisait ce biais pour des rencontres matrimoniale, voir purement charnelles !

Dans l&#039;entre-deux guerre, la politique nataliste de la France remet les annonces au goût du jour, mais la presse spécialisée se régionalise, évitant aux femmes de se déraciner pour trouver ou retrouver un époux. Paradoxalement, ce mode de rencontre reste un tabou. Il s&#039;amenuisera d&#039;ailleurs à la fin de la seconde guerre mondiale avant de revenir dans les années 80 puis via le minitel et aujourd&#039;hui internet, avec ses codes, et ses suspicions d&#039;escroqueries.

De nos jours, malgré l&#039;abondance de sites dédiés, le sujet reste un tabou. Certains préfèreront prétendre s&#039;être rencontrés à la bibliothèque par exemple. D&#039;autres encore, malgré notre époque décomplexée, n&#039;assument pas leur recherche à visée purement charnelle et tentent vainement de le dissimuler à leur interlocutreur/trice. Qui s&#039;en rend généralement compte très rapidement, et s&#039;agace, non pas de la volonté de froisser des draps, on apprécie toujours de plaire, mais plutôt de la tentative d&#039;escroquerie. Personne n&#039;aime se sentir pris pour un(e) imbécile.

Alors le mieux pour trouver la compagnie que vous cherchez, ça reste comme depuis toujours de l&#039;assumer. Parce qu&#039;assumer, c&#039;est sexy !

Je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique !

Lien source pour en savoir plus  : https://www.youtube.com/watch?v=T4Z5QJshiUg&amp;ab_channel=NotaBonus</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-adopte-un-coeur-9177</link>
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                <pubDate>Fri, 06 May 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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Comment faisaient nos ancêtres pour se rencontrer en fonction de leur classe sociale, évidemment ! Ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes, aux prix du tissus, vous n&#039;y pensez pas ma bonne dame !

Alors, il y a les classiques alliances entre deux parties pour mutualiser des terres, des commerces, ou, des armées. Gardons l&#039;esprit pratique n&#039;est-ce pas ! Que ces alliances se fassent via un représentant du culte, parce que c&#039;est toujours plus facile de faire céder une résistance en invoquant une volonté divine, ou par une aide extérieure (le beau-frère de la tante, de l&#039;amie...), qu&#039;importe. Avec un peu d&#039;imagination et d&#039;organisation voir de complicité, une personne habile peut aisément donner l&#039;impression d&#039;une rencontre fortuite. Moyennant finances ou avantage, bien entendu. Certaines lettres à des journaux de l&#039;ancien régime évoquent également la volonté de jeunes femmes de sortir du couvent pour se marier plutôt que de prendre le voile... 

Les premières agences officielles arrivent en France avec la Révolution et les deux principales publient un feuillet de propagande pour permettre à des bourgeois d&#039;épouser en toute bonne consciences des femmes de la noblesse... Après tout, c&#039;est bien ainsi que viendra le nouvel ordre social et naîtrons de bons petits citoyens !

Viendrons ensuite les &quot;agences d&#039;affaires&quot;, qui servent aussi bien à contracter un prêt, qu&#039;à organiser un voyage ou bien à rencontrer un associé ou pourquoi pas conclure une alliance plus personnelle. D&#039;ailleurs, au vu de la très forte concurrence, notamment sur Paris, certaines se spécialisent dans le marché du mariage afin de se distinguer des autres, le plus connus sera Claude Villaume, qui après avoir tenté d&#039;assassiner Napoléon 1ier lui demandera une exclusivité pour son agence. L&#039;homme est connu sur la place publique et sa notoriété assure le succès matériel de son entreprise. Son principal successeur, Mr Defois, qui commence son activité dans les années 1830, lui, utilisera plutôt son carnet d&#039;adresse constitué de l&#039;aristocratie de l&#039;époque pour asseoir sa réputation. Il fera d&#039;ailleurs enregistrer sa profession par les tribunaux, ce qui le place comme le premier agent matrimonial officiel. L&#039;un comme l&#039;autre utilisent aussi bien leur catalogue que la presse, tout en garantissant célérité et discrétion.

La presse reviendra sur le marché du mariage dans la deuxième moitié du XIXième, par le biais des annonces. Même si l&#039;anonymat est garanti, car c&#039;est très mal vu d&#039;utiliser ce genre de méthode de rencontre, les annonces rencontre un franc succès.

Si les femmes sont majoritairement inscrites, notamment chez Mr Defois, c&#039;est parce qu&#039;elles sont les cibles, et bien plus rarement les clientes de ces agences. Elles ignorent même pour la plupart figurer dans les registres, tout comme le montant de leur dot. Le rapport ? Simplement que la rémunération de l&#039;agent se fait par le versement de 5% du montant de la dite dot suite au mariage. Ce qui amènera des tribunaux à poser la question du consentement réel et éclairé des faibles femmes riches.

Je parlais de mauvaise réputation des agences et des annonces car l&#039;escroquerie au mariage existe bel et bien ! D&#039;autant plus qu&#039;à l&#039;époque, le mariage sert plus à s&#039;assurer une condition sociale qu&#039;à témoigner de sentim...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Adopte un coeur</itunes:title>
                <itunes:subtitle>Bonjour et bienvenue à tous dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Ha le printemps et le retour de la saison des amours... Aujourd&#039;hui n...</itunes:subtitle>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Beltane</title>
                <description>Bonjour tout le monde et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? En cette fin du mois d&#039;avril, abordons le sujet qui nous titille tous : Beltane.

Ce sabbat païen est le miroir de Samhain. Là où fin octobre, on célèbre la nuit, le repos, le mystère de ce qui est enfoui, ) Beltane, on célèbre le soleil, la vitalité, la reprise des activités de jour.

L&#039;origine du nom de Beltane se dispute plusieurs sources. Certains prétendent qu&#039;il s&#039;agirait du nom gaelic du mois de mai &quot;Bealtaine&quot;. avec diverses orthographes selon la région (irlandaise, galloise, écossaise...) D&#039;autres relient cette fête aux dieux gaulois Bélénos (le soleil) et Belissama déesse du foyer et de l&#039;artisanat du métal et du verre. Chez nos voisins germains et nordiques, cette fête a également lieu sous le nom de nuit de Walpurgis, mais a longtemps été interdite par l&#039;église car associée aux sabbat de sorcières.

Il faut dire que les symboliques rituelles ne se portent pas vraiment dans le sens des principes catholiques, surtout à la Renaissance. On allume des grands feux en l&#039;honneur du soleil, quel que soit le nom sous lequel on le vénère, et on fait passer les troupeaux entre deux foyers pour les protéger contre les maladies. De là à y voir une consécration des animaux par les portes de l&#039;enfer, l&#039;analogie peut advenir rapidement. Par contre, au vu de la sécheresse qui s&#039;annonce, si jamais vous n&#039;êtes pas pressés d&#039;hériter, faîtes plutôt rouler le fauteuil de mamie Lucette entre deux bougies, les pompiers vous remercient. Si vous êtes Mamie Lucette et que vos descendants ne se plient pas à ce petit rituel, je vous suggère de revoir le montant des chèques d&#039;anniversaire à la baisse, et de partir en voyage avec les économies réalisées.

On retrouve également notre ami Georges le Vert et sa Dame de l&#039;Aurore pour des rites de fertilité. Les couples partaient construire de petite cahutes dans les bois. La nuit de Beltane, ils rejoignaient ces cahutes et ne revenaient que le lendemain, à l&#039;aube les bras chargés de fleurs des bois et de végétaux utilisés pour orner le mat de mai. Si la nuit ne semble pas le meilleur moment pour la cueillette, à l&#039;origine Beltane se célébrait lors de la première pleine lune de mai. Donc la visibilité pouvait s&#039;avérer suffisante.

D&#039;ailleurs, le mariage du légendaire Robin des Bois et de sa belle Marianne auraient lieu à Beltane, puisqu&#039;ils seraient les incarnations moyenâgeuses et chevaleresques de Georgie et Aurore. Se marier avant de se reproduire, c&#039;est quand même plus socialement acceptable à certaines époques. Les robes des mariées de cette époque étaient souvent vertes d&#039;ailleurs. Comment ça, on aurait adapté des croyances spirituelles en légendes inspirées des modes du moment pour préserver une tradition ou un culte devenu dangereux ?

Serait-il possible que les histoires ne soient pas toujours écrites par les vainqueurs ? Ou, tel Robin qui maitrisait l&#039;art du déguisement, la tradition choisit la ruse et la dissimulation pour perdurer, au nez et à la barbe d&#039;un clergé la regardant d&#039;un mauvais oeil ? Ce n&#039;est qu&#039;une hypothèse.

Les arbres de mai, autre rituel, consistent à entourer un mât ou un jeune arbre de rubans. On attache un côté au tronc, et on confie l&#039;autre extrémité à des personnes pour qu&#039;en dansant autour, elles entrecroisent les rubans et ainsi &quot;tissent&quot; l&#039;arbre. Je ne vous ferai pas de dessin sur la symbolique du mât, d&#039;autant moins que je viens de parler de fertilité. Je vous invite juste à retrouver ma dernière chronique, celle d&#039;avant les vacances, pour le cas où vous souhaiteriez interpréter très concrètement certains rites. N&#039;oubliez pas de vous protéger. Oui, je parle de préservatifs.

Et si vous vous sentez d&#039;humeur moins ardente, les couronnes de fleurs permettent également d&#039;honorer Beltane. D&#039;ailleurs, il est de tradition que les rosières, ces jeunes femmes mises à l&#039;honneur pour leur bonne conduite dans certains villages de France, soient désignées pendant le mois de mai. Mois que l&#039;Eglise catholique a dévolu à Marie, et dont les mariages étaient exclus pendant plusieurs siècles. 

D&#039;ailleurs notre ami Georges le Vert reprend la légende de Saint Georges dont la fête était il y a peu, et que nos voisins Anglais ont célébré dimanche dernier. Tué par le Géant (Mort), il est ressuscité par le Fou (Soleil) puis il tue le Dragon (Hiver), au cours d’une pièce mimée du printemps.

Ha, la vie, cet éternel recommencement !

Je vous souhaite une belle journée à l&#039;écoute de Sun</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-beltane-9176</link>
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                <pubDate>Fri, 29 Apr 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
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Ce sabbat païen est le miroir de Samhain. Là où fin octobre, on célèbre la nuit, le repos, le mystère de ce qui est enfoui, ) Beltane, on célèbre le soleil, la vitalité, la reprise des activités de jour.

L&#039;origine du nom de Beltane se dispute plusieurs sources. Certains prétendent qu&#039;il s&#039;agirait du nom gaelic du mois de mai &quot;Bealtaine&quot;. avec diverses orthographes selon la région (irlandaise, galloise, écossaise...) D&#039;autres relient cette fête aux dieux gaulois Bélénos (le soleil) et Belissama déesse du foyer et de l&#039;artisanat du métal et du verre. Chez nos voisins germains et nordiques, cette fête a également lieu sous le nom de nuit de Walpurgis, mais a longtemps été interdite par l&#039;église car associée aux sabbat de sorcières.

Il faut dire que les symboliques rituelles ne se portent pas vraiment dans le sens des principes catholiques, surtout à la Renaissance. On allume des grands feux en l&#039;honneur du soleil, quel que soit le nom sous lequel on le vénère, et on fait passer les troupeaux entre deux foyers pour les protéger contre les maladies. De là à y voir une consécration des animaux par les portes de l&#039;enfer, l&#039;analogie peut advenir rapidement. Par contre, au vu de la sécheresse qui s&#039;annonce, si jamais vous n&#039;êtes pas pressés d&#039;hériter, faîtes plutôt rouler le fauteuil de mamie Lucette entre deux bougies, les pompiers vous remercient. Si vous êtes Mamie Lucette et que vos descendants ne se plient pas à ce petit rituel, je vous suggère de revoir le montant des chèques d&#039;anniversaire à la baisse, et de partir en voyage avec les économies réalisées.

On retrouve également notre ami Georges le Vert et sa Dame de l&#039;Aurore pour des rites de fertilité. Les couples partaient construire de petite cahutes dans les bois. La nuit de Beltane, ils rejoignaient ces cahutes et ne revenaient que le lendemain, à l&#039;aube les bras chargés de fleurs des bois et de végétaux utilisés pour orner le mat de mai. Si la nuit ne semble pas le meilleur moment pour la cueillette, à l&#039;origine Beltane se célébrait lors de la première pleine lune de mai. Donc la visibilité pouvait s&#039;avérer suffisante.

D&#039;ailleurs, le mariage du légendaire Robin des Bois et de sa belle Marianne auraient lieu à Beltane, puisqu&#039;ils seraient les incarnations moyenâgeuses et chevaleresques de Georgie et Aurore. Se marier avant de se reproduire, c&#039;est quand même plus socialement acceptable à certaines époques. Les robes des mariées de cette époque étaient souvent vertes d&#039;ailleurs. Comment ça, on aurait adapté des croyances spirituelles en légendes inspirées des modes du moment pour préserver une tradition ou un culte devenu dangereux ?

Serait-il possible que les histoires ne soient pas toujours écrites par les vainqueurs ? Ou, tel Robin qui maitrisait l&#039;art du déguisement, la tradition choisit la ruse et la dissimulation pour perdurer, au nez et à la barbe d&#039;un clergé la regardant d&#039;un mauvais oeil ? Ce n&#039;est qu&#039;une hypothèse.

Les arbres de mai, autre rituel, consistent à entourer un mât ou un jeune arbre de rubans. On attache un côté au tronc, et on confie l&#039;autre extrémité à des personnes pour qu&#039;en dansant autour, elles entrecroisent les rubans et ainsi &quot;tissent&quot; l&#039;arbre. Je ne vous ferai pas de dessin sur la symbolique du mât, d&#039;autant moins que je viens de parler de fertilité. Je vous invite juste à retrouver ma derniè...</itunes:summary>
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                <pubDate>Fri, 08 Apr 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Poisson d&#039;Avril</title>
                <description>Bonjour à tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là?. En ce premier avril, je vous rappelle de rester vigilant… puisque cette journée est traditionnellement réservée aux canulars en tous genre. Une excellente occasion pour moi d&#039;aller chercher les origine de cette journée !

On retrouve la plus ancienne trace écrite attestée de l&#039;expression « poisson d&#039;avril » dans le &quot;Doctrinal du temps présent&quot; de Pierre Michault datant de 1466 ; elle y désigne un « entremetteur, intermédiaire, jeune garçon chargé de porter les lettres d&#039;amour de son maître ». Fallait-il savoir se glisser dans les eaux tumultueuses du secret pour cacher à des jugements trop sévères un amour naissant ? Où bien s&#039;agissait-il de se préserver de la jalousie dans le cas de quelque gourmand qui courtisait plusieurs galantes à la fois ? À chacun sa vision de l&#039;amour je suppose !

Mais au vu de son évolution 230 ans plus tard, où elle commence à prendre un sens de mystification, et de tromperie, notamment dans la biographie du duc Charles V de Lorraine par Jean de Laburne en 1691, j&#039;ai dans l&#039;idée que certains messieurs indélicats ont un peu trop cherché à tenter de jouer les maîtres du harem dans une vision occidentalisée de la chose. 

 Ce qui se confirme en 1718 dans le Dictionnaire de l&#039;Académie française où « donner un poisson d&#039;avril » signifie « obliger quelqu&#039;un à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui ». Toute référence à l&#039;actualité serait purement fortuite...

Certains relient le poisson d&#039;avril à la Pâques chrétienne qui marque la fin du jeûne du carême, le poisson prenant une place alimentaire importante à cette période. De plus, l&#039;ichthus chrétien, symbole graphique représentant un poisson, est souvent interprété comme un acronyme du nom de Jésus utilisé du Ier au IVe siècle et le mot poisson serait une corruption du mot Passion...

Une autre hypothèse, très médiatisée, associe la date du 1er avril à la réforme calendaire au XVIe siècle. Au Moyen Âge, dans plusieurs villes et régions européennes, la date du début de l&#039;année variait entre Noël, 1er mars, 25 mars qui correspondaient au Jour de l&#039;an selon le calendrier julien. Le 25 mars notamment associait la fête de l&#039;Annonciation à Marie avec la tradition de s&#039;échanger des étrennes.

En France, dans les provinces mais dans celles où l&#039;année civile commençait le 25 mars, il était courant de prolonger les fêtes mariales jusqu&#039;au 1er avril.

Le roi Charles IX décide, par l&#039;Édit de Roussillon en 1564, que l&#039;année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps.

Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l&#039;ensemble de la chrétienté avec l&#039;adoption du calendrier grégorien en 1582.

Selon la légende, beaucoup de personnes eurent des difficultés à s&#039;adapter au nouveau calendrier, d&#039;autres n&#039;étaient pas au courant du changement et continuèrent à célébrer le 1er avril selon l&#039;ancienne tradition. Pour se moquer, certains profitèrent de l’occasion pour raconter de fausses histoires et offraient de faux poissons correspondant à la fin du carême. Ainsi naquit le fameux poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement.

Une autre origine placerait au 1ier avril l&#039;usage d&#039;ouvrir la saison de pêche ou de la suspendre, afin de respecter la période de reproduction. Pour faire un cadeau aux pêcheurs, tout en les taquinant un peu, car la pêche était soit trop facile (abondance le jour d&#039;ouverture), soit infructueuse (jour de suspension), on leur offrait un hareng.

Il se dit qu&#039;à peu près à la même époque, une habitude populaire se serait installée : on accrochait subrepticement un vrai poisson dans le dos des gens. Comme les habits étaient plus larges, les victimes ne s&#039;en apercevaient pas tout de suite. Ceux qui connaissent le poids d&#039;un poisson pourront mettre en doute cette hypothèse. Sans compter que je reste dubitative de la forte présence de poissons rouges (ou autre de même taille) dans les rivières de France.  L&#039;idée était que le poisson devenait de plus en plus gluant et puant. Ainsi serait né l&#039;habitude de faire ce jour-là, des plaisanteries ou des mystifications. Sur ce point, les archives historiques mentionnant les dates d&#039;ouverture de pêche rendent cette hypothèse improbable.

Ailleurs dans le monde ? En Inde, lors de la fête de Holi, la coutume propose de se faire des plaisanteries notamment en essayant de s&#039;asperger mutuellement de couleurs (ce qui est plus sympa que le coup du poisson malodorant). Elle a lieu généralement en mars au début du printemps selon le calendrier hindou.

Je vous souhaite une journée colorée, à l’écoute du son unique.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-poisson-davril-9174</link>
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                <pubDate>Fri, 01 Apr 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour à tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là?. En ce premier avril, je vous rappelle de rester vigilant… puisque cette journée est traditionnellement réservée aux canulars en tous genre. Une excellente occasion pour moi d&#039;aller chercher les origine de cette journée !

On retrouve la plus ancienne trace écrite attestée de l&#039;expression « poisson d&#039;avril » dans le &quot;Doctrinal du temps présent&quot; de Pierre Michault datant de 1466 ; elle y désigne un « entremetteur, intermédiaire, jeune garçon chargé de porter les lettres d&#039;amour de son maître ». Fallait-il savoir se glisser dans les eaux tumultueuses du secret pour cacher à des jugements trop sévères un amour naissant ? Où bien s&#039;agissait-il de se préserver de la jalousie dans le cas de quelque gourmand qui courtisait plusieurs galantes à la fois ? À chacun sa vision de l&#039;amour je suppose !

Mais au vu de son évolution 230 ans plus tard, où elle commence à prendre un sens de mystification, et de tromperie, notamment dans la biographie du duc Charles V de Lorraine par Jean de Laburne en 1691, j&#039;ai dans l&#039;idée que certains messieurs indélicats ont un peu trop cherché à tenter de jouer les maîtres du harem dans une vision occidentalisée de la chose. 

 Ce qui se confirme en 1718 dans le Dictionnaire de l&#039;Académie française où « donner un poisson d&#039;avril » signifie « obliger quelqu&#039;un à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui ». Toute référence à l&#039;actualité serait purement fortuite...

Certains relient le poisson d&#039;avril à la Pâques chrétienne qui marque la fin du jeûne du carême, le poisson prenant une place alimentaire importante à cette période. De plus, l&#039;ichthus chrétien, symbole graphique représentant un poisson, est souvent interprété comme un acronyme du nom de Jésus utilisé du Ier au IVe siècle et le mot poisson serait une corruption du mot Passion...

Une autre hypothèse, très médiatisée, associe la date du 1er avril à la réforme calendaire au XVIe siècle. Au Moyen Âge, dans plusieurs villes et régions européennes, la date du début de l&#039;année variait entre Noël, 1er mars, 25 mars qui correspondaient au Jour de l&#039;an selon le calendrier julien. Le 25 mars notamment associait la fête de l&#039;Annonciation à Marie avec la tradition de s&#039;échanger des étrennes.

En France, dans les provinces mais dans celles où l&#039;année civile commençait le 25 mars, il était courant de prolonger les fêtes mariales jusqu&#039;au 1er avril.

Le roi Charles IX décide, par l&#039;Édit de Roussillon en 1564, que l&#039;année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps.

Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l&#039;ensemble de la chrétienté avec l&#039;adoption du calendrier grégorien en 1582.

Selon la légende, beaucoup de personnes eurent des difficultés à s&#039;adapter au nouveau calendrier, d&#039;autres n&#039;étaient pas au courant du changement et continuèrent à célébrer le 1er avril selon l&#039;ancienne tradition. Pour se moquer, certains profitèrent de l’occasion pour raconter de fausses histoires et offraient de faux poissons correspondant à la fin du carême. Ainsi naquit le fameux poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement.

Une autre origine placerait au 1ier avril l&#039;usage d&#039;ouvrir la saison de pêche ou de la suspendre, afin de respecter la période de reproduction. Pour faire un cadeau aux pêcheurs, tout en les taquinant un peu, car la pêche était soit tro...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Ostara</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Restons dans les célébrations et aujourd&#039;hui intéressons-nous à celles de l&#039;équinoxe, plus connues sous le nom d&#039;Ostara. Cette date où la nuit et le jour s&#039;équilibrent parfaitement possède elle aussi ces rites et symboles.

Point culminant du printemps, Ostara symbolise la croissance de la vie. Si lors d&#039;Imbolc on se retrouvait pour inciter la terre à se réveiller, désormais, on se réjouit d&#039;en contempler les effets. Ostara est le nom de la déesse germanique de la fertilité, qui chez le peuple Saxon se nomme Eostre. Et quand les Saxon envahiront la Grande Bretagne lors du retrait des troupes romaines avec les évolutions de langage on en gardera Easter. C&#039;est à dire le nom anglais des fêtes de Pâques.

Et c&#039;est là justement qu&#039;on va trouver le fondement des représentations symboliques. On utilise beaucoup d&#039;œufs pour leur évidente relation avec la fécondité. Les rituels sont des les peindre de couleurs vives avant de les consommer. C&#039;est de là que les poussins, cannetons et autre bébés volatiles deviennent les représentants du solstice, tout comme leurs mamans.

Oui, je suis encore en train de vous parler des origines païennes d&#039;une fête catholique. Sorcière, moi ? Mais parfaitement, sachez que je considère cette qualification comme un merveilleux compliment.

Quant à la couleur jaune des oisons, elle rappelle non seulement celles des premières fleurs qui commencent à éclore, telles que les jonquilles et autres mimosas, mais également celle du soleil. 

Alors c&#039;est bien beau tout ça, mais on n&#039;a que les deux-tiers du folklore. Et le lapin alors ?

J&#039;y viens. Je parlais donc de fertilité, de principe masculin avec le jaune et le soleil, or, Ostara est la célébration d&#039;un équinoxe, c&#039;est à dire d&#039;un parfait équilibre. Il nous faut donc un principe féminin ayant attrait à la fertilité. 

Quel lien avec le lapin ? Mais il viendrait de la lune ! En effet, de nombreux mythes à travers le monde aussi bien en Chine où on l&#039;appelle Pinyin. Il y serait le compagnon de la Déesse Chang&#039;é pour qui il prépare une potion de longue vie. Au Japon ou en Corée, il pilonne du riz gluant pour confectionner des mochis. En Amérique centrale, il est le lapin qui se sacrifie en s&#039;offrant à Quetzalcoat le dieu Serpent alors qu&#039;il était affamé et assoiffé en plein désert... Il s&#039;agit tout simplement d&#039;une forme de lapin qui se distingue parfois sur les reliefs de la lune, selon le phénomène de paréidolie qui consiste à reconnaitre une forme spécifique dans un paysage, un nuage, de la fumée... Et que certaines cultures utilisent pour la divination.

Le lapin de la lune, on a donc notre principe féminin. Pour ce qui est de l&#039;aspect fécondité de ce symbole, ai-je besoin de vous faire un dessin ? Vraiment ? Alors allez voir la version Disney de Robin des Bois, avec les animaux, en particulier la scène de l&#039;anniversaire de Bobby. On y retrouve d&#039;ailleurs une version intéressante de la symbolique des animaux...

Il était d&#039;ailleurs de tradition de faire sonner des cloches afin d&#039;avertir la terre qu&#039;il était véritablement temps pour elle de se réveiller.

On retrouve également les mythes de l&#039;homme vert nommé Jack ou Georges selon les traditions, ce dieu protecteur des végétaux, gardien des jeunes plantes et bien évidemment, Seigneur du Soleil levant. Il voyage avec son épouse, la Dame de l&#039;Aube, et ensemble parcourent la terre en l&#039;enveloppant de fertilité. 

Ces deux-là préparent doucement le terrain pour Beltane, mais je vous en reparlerai début mai !

En attendant un petit rituel ? Si Ostara est passé car c&#039;était lundi, je vous suggère de le conserver pour Pâques, qui est souvent célébrée à peu de temps d&#039;intervalle et avec les mêmes symboles.

Prenez un oeuf. Écrivez avec délicatesse vos intentions, envies, projets pour l&#039;année à venir. Creusez un trou, déposez-y votre oeuf, recouvrez d&#039;un peu de terre, et plantez un bulbe de fleur par dessus. Il se dit qu&#039;ainsi, alors que votre plante fleurit, elle vous informe que vos ambitions sont sur la bonne voie.

Belle journée magique, à l&#039;écoute de SUN.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-ostara-9173</link>
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                <pubDate>Fri, 25 Mar 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? Restons dans les célébrations et aujourd&#039;hui intéressons-nous à celles de l&#039;équinoxe, plus connues sous le nom d&#039;Ostara. Cette date où la nuit et le jour s&#039;équilibrent parfaitement possède elle aussi ces rites et symboles.

Point culminant du printemps, Ostara symbolise la croissance de la vie. Si lors d&#039;Imbolc on se retrouvait pour inciter la terre à se réveiller, désormais, on se réjouit d&#039;en contempler les effets. Ostara est le nom de la déesse germanique de la fertilité, qui chez le peuple Saxon se nomme Eostre. Et quand les Saxon envahiront la Grande Bretagne lors du retrait des troupes romaines avec les évolutions de langage on en gardera Easter. C&#039;est à dire le nom anglais des fêtes de Pâques.

Et c&#039;est là justement qu&#039;on va trouver le fondement des représentations symboliques. On utilise beaucoup d&#039;œufs pour leur évidente relation avec la fécondité. Les rituels sont des les peindre de couleurs vives avant de les consommer. C&#039;est de là que les poussins, cannetons et autre bébés volatiles deviennent les représentants du solstice, tout comme leurs mamans.

Oui, je suis encore en train de vous parler des origines païennes d&#039;une fête catholique. Sorcière, moi ? Mais parfaitement, sachez que je considère cette qualification comme un merveilleux compliment.

Quant à la couleur jaune des oisons, elle rappelle non seulement celles des premières fleurs qui commencent à éclore, telles que les jonquilles et autres mimosas, mais également celle du soleil. 

Alors c&#039;est bien beau tout ça, mais on n&#039;a que les deux-tiers du folklore. Et le lapin alors ?

J&#039;y viens. Je parlais donc de fertilité, de principe masculin avec le jaune et le soleil, or, Ostara est la célébration d&#039;un équinoxe, c&#039;est à dire d&#039;un parfait équilibre. Il nous faut donc un principe féminin ayant attrait à la fertilité. 

Quel lien avec le lapin ? Mais il viendrait de la lune ! En effet, de nombreux mythes à travers le monde aussi bien en Chine où on l&#039;appelle Pinyin. Il y serait le compagnon de la Déesse Chang&#039;é pour qui il prépare une potion de longue vie. Au Japon ou en Corée, il pilonne du riz gluant pour confectionner des mochis. En Amérique centrale, il est le lapin qui se sacrifie en s&#039;offrant à Quetzalcoat le dieu Serpent alors qu&#039;il était affamé et assoiffé en plein désert... Il s&#039;agit tout simplement d&#039;une forme de lapin qui se distingue parfois sur les reliefs de la lune, selon le phénomène de paréidolie qui consiste à reconnaitre une forme spécifique dans un paysage, un nuage, de la fumée... Et que certaines cultures utilisent pour la divination.

Le lapin de la lune, on a donc notre principe féminin. Pour ce qui est de l&#039;aspect fécondité de ce symbole, ai-je besoin de vous faire un dessin ? Vraiment ? Alors allez voir la version Disney de Robin des Bois, avec les animaux, en particulier la scène de l&#039;anniversaire de Bobby. On y retrouve d&#039;ailleurs une version intéressante de la symbolique des animaux...

Il était d&#039;ailleurs de tradition de faire sonner des cloches afin d&#039;avertir la terre qu&#039;il était véritablement temps pour elle de se réveiller.

On retrouve également les mythes de l&#039;homme vert nommé Jack ou Georges selon les traditions, ce dieu protecteur des végétaux, gardien des jeunes plantes et bien évidemment, Seigneur du Soleil levant. Il voyage avec son épouse, la Dame de l&#039;Aube, et ensemble parcourent la terre en l&#039;enveloppant de fertilité. 

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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Une bière Garçon !</title>
                <description>Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? En ce lendemain de Saint Patrick, je vous offre toute ma compassion si vous avez encore mal aux cheveux d&#039;avoir trop bien rendu hommage au protecteur catholique de l&#039;Irlande.

S&#039;il vous reste un peu de cerveau disponible, parlons donc de l&#039;histoire de la bière.

Bouclez soigneusement vos ceintures nous remontons loin ! Bienvenue en Mésopotamie, au 6ième siècle avant JC, pour l&#039;invention accidentelle de cette boisson très prisée.

L&#039;alimentation de base est alors principalement composée de pain, qui au vu du climat sèche vite. Pour éviter de s&#039;y casser les dents, on le trempe donc dans de l&#039;eau. Un Sumérien un peu étourdi, ou très occupé, ou rappelé en urgence par son chef/sa femme qui sait, il s&#039;agissait peut-être de la même personne, laissa son déjeuner en plein soleil. Intervention de quelque divinité incarnée en levure naturelle, la soupe au pain fermenta et devient la bière sous le nom de Sikaru (pain liquide). Il semblerait que les chez les dieux antiques, quelqu&#039;un aime jouer au petit chimiste... La boisson se consomme avec une paille, pour filtrer le solide du liquide, et s&#039;aromatise de dattes, de miel, ou même de cannelle.

Par la suite, à Babylone et en Égypte, on boit un vin d&#039;orge, le Zhytume, qui s&#039;impose rapidement comme la boisson nationale. À l&#039;époque, c&#039;est parfois une source de liquide plus sûre que l&#039;eau... On fait rôtir l&#039;extérieur d&#039;un pain d&#039;orge au feu de bois, qu&#039;on plonge ensuite dans une eau sucrée là encore avec des dattes, du miel, et des épices. Quand le pain est bien ramolli, on le piétine jusqu&#039;à obtenir une sorte de mélasse, puis, on laisse le mélange fermenter à l&#039;air libre. (désolée, le temps de fermentation n&#039;est pas indiqué, il manque un hiéroglyphe sur le papyrus,) Enfin, on filtre le tout qu&#039;on conserve dans des jarres en terre cuite fermées avec un bouchon d&#039;argile.

Au même moment, en Chine, il se brasse du Tisou, une boisson à base de millet fermenté, qui demande rapidement à ses consommateurs de chercher les murs, parce que le sol les abandonne.

Et en Europe ? Les romains boivent le vin de Céres en hommage à la Déesse de la terre et célébrée lors des moissons. En revanche, les gaulois ont eux inventé le tonneau, qui en permet un transport plus facile et une meilleur conservation. Pour ça, je vous renvoie à ma chronique sur le champagne du 7 janvier. Mais côté celtique, on n&#039;est pas en reste, puisqu&#039;on consomme de la cervoise aromatisée aux plantes, ce qui permet aux romain de la qualifier de &quot;boisson de barbarre&quot;. En effet, les peuples celtes et germains ajoutent souvent à cette boisson de céréales fermentées quelques plantes ou racines présentes dans leur région afin d&#039;en améliorer le goût. C&#039;est ainsi qu&#039;on trouvera des bières à la lavande dans le sud de la Gaule, ou aux baies de genévrier dans des régions plus au nord de ce territoire.

Nous allons à nouveau passer quelques siècles, et nous reposer aux alentours de l&#039;an mille dans une abbaye... C&#039;est à peu près à cette époque que les moines introduisent le houblon dans la recette de la cervoise. En effet, à cette époque le Gruit, nom donné au mélange de plantes qu&#039;on associe à la bière est soumis à une taxation. Chaque région a son propre Gruit et ses propres taxes associées. Les religieux étant exemptés de taxes, il était donc plus facile pour eux de continuer à brasser. Le houblon, plante facilement trouvable s&#039;invite alors dans la composition du mélange. L&#039;abbesse Hildegarde de Bigen, célèbre herboriste du XIIième siècle décrira ses propriétés antiseptiques, notamment dans les boissons, relevant ainsi la faculté de la plante pour la conservation. Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, en imposera l&#039;usage à ses brasseurs, et apportera le terme &quot;bière&quot; qui à l&#039;époque s&#039;écrit avec 2 &quot;R&quot; dans le vocabulaire français trois cent ans après les publications de la religieuse.

Ce cher Philippe, très féru d&#039;esprit de chevalerie, créera même l&#039;ordre du Houblon d&#039;Or. Il se dit que lui et son père Jean Sans Peur, ont grandement favorisé l&#039;essor de cette production et notamment dans la ville de Lille et ses alentours. Le Duché de Bourgogne rassemblait à l&#039;époque une grande partie du Nord Est de la France actuelle, ainsi que de la Belgique, du Luxembourg...

C&#039;est à la même époque qu&#039;en Bavière, on commencera à utiliser les techniques de fermentation basse.

Et notre bière actuelle alors ? Il faut pousser jusqu&#039;au XIXième siècle et l&#039;arrivée de l&#039;industrialisation. En 1860, la ville de Pilsen améliore sa technique de fermentation et nous obtenons la fameuse Pils dorée, &quot;la blonde&quot;, qui va alors se populariser dans le monde entier.

Tout comme pour le champagne, les travaux sur la réfrigération à partir de 1875, puis sur la pasteurisation et les levures permettront une production industrielle et une exportation massive de cette boisson bon marché et populaire.

Pour ce qui est de la mousse, c&#039;est une question de goût personnel, mais c&#039;est la même histoire que pour le champagne. Maintenant qu&#039;on maitrise le processus, il ne reste plus qu&#039;à doser lors du service.

Depuis les années 1970, soit presqu&#039;un siècle plus tard, les bières artisanales et les micro-brasseries font leur retour, pour notre plus grand plaisir.

Alors n&#039;oubliez surtout pas Modération lorsque vous vous livrez à une dégustation, et profitez sans réserve du son unique sur Sun.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-une-biere-garcon-9172</link>
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                <pubDate>Fri, 18 Mar 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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S&#039;il vous reste un peu de cerveau disponible, parlons donc de l&#039;histoire de la bière.

Bouclez soigneusement vos ceintures nous remontons loin ! Bienvenue en Mésopotamie, au 6ième siècle avant JC, pour l&#039;invention accidentelle de cette boisson très prisée.

L&#039;alimentation de base est alors principalement composée de pain, qui au vu du climat sèche vite. Pour éviter de s&#039;y casser les dents, on le trempe donc dans de l&#039;eau. Un Sumérien un peu étourdi, ou très occupé, ou rappelé en urgence par son chef/sa femme qui sait, il s&#039;agissait peut-être de la même personne, laissa son déjeuner en plein soleil. Intervention de quelque divinité incarnée en levure naturelle, la soupe au pain fermenta et devient la bière sous le nom de Sikaru (pain liquide). Il semblerait que les chez les dieux antiques, quelqu&#039;un aime jouer au petit chimiste... La boisson se consomme avec une paille, pour filtrer le solide du liquide, et s&#039;aromatise de dattes, de miel, ou même de cannelle.

Par la suite, à Babylone et en Égypte, on boit un vin d&#039;orge, le Zhytume, qui s&#039;impose rapidement comme la boisson nationale. À l&#039;époque, c&#039;est parfois une source de liquide plus sûre que l&#039;eau... On fait rôtir l&#039;extérieur d&#039;un pain d&#039;orge au feu de bois, qu&#039;on plonge ensuite dans une eau sucrée là encore avec des dattes, du miel, et des épices. Quand le pain est bien ramolli, on le piétine jusqu&#039;à obtenir une sorte de mélasse, puis, on laisse le mélange fermenter à l&#039;air libre. (désolée, le temps de fermentation n&#039;est pas indiqué, il manque un hiéroglyphe sur le papyrus,) Enfin, on filtre le tout qu&#039;on conserve dans des jarres en terre cuite fermées avec un bouchon d&#039;argile.

Au même moment, en Chine, il se brasse du Tisou, une boisson à base de millet fermenté, qui demande rapidement à ses consommateurs de chercher les murs, parce que le sol les abandonne.

Et en Europe ? Les romains boivent le vin de Céres en hommage à la Déesse de la terre et célébrée lors des moissons. En revanche, les gaulois ont eux inventé le tonneau, qui en permet un transport plus facile et une meilleur conservation. Pour ça, je vous renvoie à ma chronique sur le champagne du 7 janvier. Mais côté celtique, on n&#039;est pas en reste, puisqu&#039;on consomme de la cervoise aromatisée aux plantes, ce qui permet aux romain de la qualifier de &quot;boisson de barbarre&quot;. En effet, les peuples celtes et germains ajoutent souvent à cette boisson de céréales fermentées quelques plantes ou racines présentes dans leur région afin d&#039;en améliorer le goût. C&#039;est ainsi qu&#039;on trouvera des bières à la lavande dans le sud de la Gaule, ou aux baies de genévrier dans des régions plus au nord de ce territoire.

Nous allons à nouveau passer quelques siècles, et nous reposer aux alentours de l&#039;an mille dans une abbaye... C&#039;est à peu près à cette époque que les moines introduisent le houblon dans la recette de la cervoise. En effet, à cette époque le Gruit, nom donné au mélange de plantes qu&#039;on associe à la bière est soumis à une taxation. Chaque région a son propre Gruit et ses propres taxes associées. Les religieux étant exemptés de taxes, il était donc plus facile pour eux de continuer à brasser. Le houblon, plante facilement trouvable s&#039;invite alors dans la composition du mélange. L&#039;a...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Le deuxième effet de la Propagande</title>
                <description>Bonjour à tous, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? 
Aujourd&#039;hui, le contexte actuel me donne envie de vous résumer l&#039;histoire d&#039;une propagande qui s&#039;est retournée contre son commanditaire. Êtes-vous vraiment prêts pour ce qui va suivre ?

Aller direction l&#039;Allemagne de 1915. Hans Liezt, un jeune soldat mobilisé attend son départ pour le front de l&#039;Est dans une caserne. Déjà, à l&#039;époque, le front germano-soviétique, c&#039;est le cauchemar des unités de la Deutsches Heer, l&#039;armée allemande de l&#039;époque. Notre ami, artiste de son métier compose un poème à l&#039;intention non pas de sa, mais de ses amoureuses, car ce petit coquin en a deux : Marlène, fiancée officielle et Betty. Un peu superstitieux, il n&#039;en écrira que trois strophes avant de partir, conservant les deux dernières dans sa tête pour s&#039;assurer son retour... Il reviendra à la vie civile quelques mois plus tard, suite à une blessure qui lui vaudra la démobilisation. Il ne reverra jamais ni Marlène, ni Betty, dont il travestira le prénom en Lilly dans ses rimes.

Le poème restera dans les cartons plusieurs années, puis sera publié sous le titre &quot;chanson de la jeune sentinelle&quot; dans un recueil appelé &quot;le petit accordéon du port&quot; en 1938, soit 23 ans plus tard. 

C&#039;est cette même année que deux compositeurs qui travaillent pour Lale Anderson, une chanteuse de cabaret Berlinoise remarquent le poème et composent deux accompagnements musicaux différents pour en faire une chanson. Le premier Rudolph Tzink compose une version lente, un peu valsée qui ne sera pas retenue par la postérité mais qui a la préférence de la chanteuse. Le second, Robert Schultz, retravaille une de ses anciennes compositions, utilisée en accompagnement d&#039;une réclame de dentifrice. Cette version, plus martiale est enregistrée sur la face B d&#039;un disque (c&#039;est pour dire qu&#039;on y croit, à l&#039;époque, on enregistre pas n&#039;importe quoi, ça coûte cher). Lale chante alternativement les deux versions, mais le disque fait un bide. Bon après Lale est une artiste résignée, c&#039;est à dire qu&#039;elle ne soutient pas le régime nazi, mais bon, il faut bien payer le loyer et faire bouillir la marmite, alors on serre discrètement les dents en souriant sur les photos, et on peut continuer à travailler.

La chanson tombe peu à peu dans l&#039;oubli jusqu&#039;en aout 1941. Suite à la prise de Belgrade par la Wehrmacht, le bureau de la propagande s&#039;installe dans les anciens locaux de la radio. Sauf que la RAF ayant bombardé l&#039;entrepôt, Hans Karl Reign le directeur se casse la tête pour organiser sa programmation. Si l&#039;antenne diffuse de la musique classique, le bulletin de la Wehrmacht, des actualité, il faut aussi de la musique plus actuelle pour distraire les soldats. Hans Karl tombe alors sur un carton de disques stocké sous un bureau et parmi eux découvre &quot;la chanson d&#039;une sentinelle en faction, Lily Marlène&quot; qu&#039;il diffuse.

Et là, c&#039;est le succès immédiat auprès des soldats, au point que la chanson est utilisée comme générique d&#039;une émission de messages personnels. 

Joseph Goebles, chef de la propagande nazi, n&#039;aime pas la chanson, mais comprend son utilité. Il décide d&#039;en faire l&#039;hymne officieux de la Wehrmacht et fait diffuser la chanson jusqu&#039;à 35 fois par jour. Ce qui fait à peu près une fois toutes les 30 minutes. Il estime qu&#039;elle motive les soldats en leur donnant envie de rentrer chez eux après la victoire finale. Et ça a moins d&#039;effet secondaire que les cristaux de méthédrine, même quand on appelle ça des vitamines ajoutées au tablettes de chocolat... Il fait également traduire la chanson dans la langue de chaque pays conquis, qu&#039;il fait interpréter par des artiste collaborationnistes (qui soutiennent le régime) et en finance la production. En France, par exemple, Lilly-Marlène sera interprétée par Suzy Solidor. En tout, la chanson sera traduite en 53 langues.

Hitler lui-même pense que la chanson lui survivra. 

Mais ! Car il y a un mais.

La chanson est populaire, traduite et donc comprise dans de nombreuses langues... Au point qu&#039;à Tobrouck, en Lybie, la légende veut que les officiers anglais utilise des mégaphones pour réclamer aux allemands de monter le son lorsque la chanson passe pendant le couvre-feu. Certains diront même que les tirs s&#039;arrêtaient pour que tous puissent l&#039;écouter.

La chanson se traduit donc en anglais et connait un franc succès auprès des soldats britanniques. 

Pourquoi ? Parce qu&#039;elle parle d&#039;un couple d&#039;amoureux que la guerre sépare, du soldat qui se languit de sa chère et tendre alors qu&#039;il est basé au loin, et se remémore les doux moments partagés, parfois volés à la vie militaire avant son départ. Ça parle donc à tous les soldats, quelle que soit leur nationalité. C&#039;est le deuxième effet kisscool, et ça Joseph ne l&#039;avait pas prévu. 

Les alliés en font leurs propres versions, chantées par des artistes de soutien des troupes telles que les anglaises Anne Shelton ou Vera Lynn qui connaîtront un énorme succès. Côté GI, les Andrews Sisters  et le Big Band de Glenn Miller en proposent une version plus swing. À la libération, avec la récupération officielle des droits sur la chanson, l&#039;artiste engagée Marlène Dietrich la chantera lors de ses concerts de soutien aux soldats, notamment lorsqu&#039;elle suivra la 3ième armée du général Patton.
Alors, la légende a également un côté obscure, et en Europe de l&#039;Est, il se dit que des massacres ont été perpétrés par les einsatz gruppen alors qu&#039;ils écoutaient le disque. Ce pourquoi, à partir des années 60 la grande Marlène retirera la chanson de son répertoire.

Je garderai cependant ce message d&#039;espoir : certaines valeurs sont universelles, et peuvent rapprocher les gens, même au coeur d&#039;un conflit. 
Je vous souhaite une belle journée, à l&#039;écoute du son unique.

Lien des différentes versions de la chanson : 

Lale Anderson : https://www.youtube.com/watch?v=YjXC4N1HXf0&amp;ab_channel=the78prof

Dame Vera Lynn : https://www.youtube.com/watch?v=ZSMuTm649Hk&amp;ab_channel=warholsoup100

Anne Shelton : https://www.youtube.com/watch?v=8HaR1nzQYQk&amp;ab_channel=tommy194070

Marlène Dietriche : en anglais : https://www.youtube.com/watch?v=7heXZPl2hik&amp;ab_channel=PetrRadziwill
                               en allemand : https://www.youtube.com/watch?v=RDQnfF6-j48&amp;ab_channel=aristandar

Suzy Solidor : https://www.youtube.com/watch?v=_MlRnqTTPIA&amp;ab_channel=lysgauty1collectiondisquesDavidSilvestre

La Légion etrangère : https://www.youtube.com/watch?v=_dc2TSncl5I&amp;ab_channel=OptiMates</description>
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                <pubDate>Fri, 11 Mar 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bonjour à tous, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? 
Aujourd&#039;hui, le contexte actuel me donne envie de vous résumer l&#039;histoire d&#039;une propagande qui s&#039;est retournée contre son commanditaire. Êtes-vous vraiment prêts pour ce qui va suivre ?

Aller direction l&#039;Allemagne de 1915. Hans Liezt, un jeune soldat mobilisé attend son départ pour le front de l&#039;Est dans une caserne. Déjà, à l&#039;époque, le front germano-soviétique, c&#039;est le cauchemar des unités de la Deutsches Heer, l&#039;armée allemande de l&#039;époque. Notre ami, artiste de son métier compose un poème à l&#039;intention non pas de sa, mais de ses amoureuses, car ce petit coquin en a deux : Marlène, fiancée officielle et Betty. Un peu superstitieux, il n&#039;en écrira que trois strophes avant de partir, conservant les deux dernières dans sa tête pour s&#039;assurer son retour... Il reviendra à la vie civile quelques mois plus tard, suite à une blessure qui lui vaudra la démobilisation. Il ne reverra jamais ni Marlène, ni Betty, dont il travestira le prénom en Lilly dans ses rimes.

Le poème restera dans les cartons plusieurs années, puis sera publié sous le titre &quot;chanson de la jeune sentinelle&quot; dans un recueil appelé &quot;le petit accordéon du port&quot; en 1938, soit 23 ans plus tard. 

C&#039;est cette même année que deux compositeurs qui travaillent pour Lale Anderson, une chanteuse de cabaret Berlinoise remarquent le poème et composent deux accompagnements musicaux différents pour en faire une chanson. Le premier Rudolph Tzink compose une version lente, un peu valsée qui ne sera pas retenue par la postérité mais qui a la préférence de la chanteuse. Le second, Robert Schultz, retravaille une de ses anciennes compositions, utilisée en accompagnement d&#039;une réclame de dentifrice. Cette version, plus martiale est enregistrée sur la face B d&#039;un disque (c&#039;est pour dire qu&#039;on y croit, à l&#039;époque, on enregistre pas n&#039;importe quoi, ça coûte cher). Lale chante alternativement les deux versions, mais le disque fait un bide. Bon après Lale est une artiste résignée, c&#039;est à dire qu&#039;elle ne soutient pas le régime nazi, mais bon, il faut bien payer le loyer et faire bouillir la marmite, alors on serre discrètement les dents en souriant sur les photos, et on peut continuer à travailler.

La chanson tombe peu à peu dans l&#039;oubli jusqu&#039;en aout 1941. Suite à la prise de Belgrade par la Wehrmacht, le bureau de la propagande s&#039;installe dans les anciens locaux de la radio. Sauf que la RAF ayant bombardé l&#039;entrepôt, Hans Karl Reign le directeur se casse la tête pour organiser sa programmation. Si l&#039;antenne diffuse de la musique classique, le bulletin de la Wehrmacht, des actualité, il faut aussi de la musique plus actuelle pour distraire les soldats. Hans Karl tombe alors sur un carton de disques stocké sous un bureau et parmi eux découvre &quot;la chanson d&#039;une sentinelle en faction, Lily Marlène&quot; qu&#039;il diffuse.

Et là, c&#039;est le succès immédiat auprès des soldats, au point que la chanson est utilisée comme générique d&#039;une émission de messages personnels. 

Joseph Goebles, chef de la propagande nazi, n&#039;aime pas la chanson, mais comprend son utilité. Il décide d&#039;en faire l&#039;hymne officieux de la Wehrmacht et fait diffuser la chanson jusqu&#039;à 35 fois par jour. Ce qui fait à peu près une fois toutes les 30 minutes. Il estime qu&#039;elle motive les soldats en leur donnant envie de rentrer chez eux après la victoire finale. Et ça a moins d&#039;effet secondaire que les cristaux de méthédrine, même quand on appelle ça des vitamines ajoutées...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Le deuxième effet de la Propagande</itunes:title>
                <itunes:subtitle>Bonjour à tous, et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là ? 
Aujourd&#039;hui, le contexte actuel me donne envie de vous résumer l&#039;h...</itunes:subtitle>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Le deuxième effet de la Propagande
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Fermée en un éclair</title>
                <description>Bonjour et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé là. Aujourd&#039;hui, je vous parle d&#039;une des inventions dûe soit à la flemmingite aigüe, soit l&#039;impatience.

Je me rappelle d&#039;un de mes professeurs qui disait toujours &quot;il faut être intelligent pour être un bon feignant&quot;, je vous en apporte la preuve avec l&#039;histoire de la fermeture éclaire.

L&#039;idée d&#039;une fermeture rapide naît dans les années 1850, à Chicago. Les ingénieurs Elias Howe et Max Walff imaginent un système de fermeture insérant mécaniquement des crochets dans des œillets. Seulement la méthode n&#039;est pas tout à fait au point car les éléments se rouvrent rapidement.

En 1891, un de leur concitoyens, Whitcomb Judson, lassé du temps passé à fermer ses chaussures - comment ça, les bottines à boutons manquent de praticité ? - reprend l&#039;idée. Il réutilise les deux bandes de tissu bordées de crochets pour l&#039;une et d&#039;œillets pour l&#039;autre, qui s’emboîtent au passage d&#039;un curseur. Il obtient donc la première fermeture a glissière.

Double avantage de ce système, non seulement il est rapide, mais en plus, il est imperméable. L&#039;armée américaine décide de l&#039;utiliser pour les blousons et les porte-monnaies des soldats. 

Une vingtaine d&#039;années plus tard, le Suédo-Américain Gidéon Sundbäck dépose un brevet qui reprend le principe du curseur, mais remplace les crochets et les œillets par des dents engrenées : il est le précurseur des fermetures éclaires telles que nous les connaissons.
À la même époque, le Suisse Simon Frey développe un modèle de fermeture analogue, mais ne trouve aucun industriel prêt à lui acheter les droits de fabrication en Suisse ou en Allemagne. Un génie incompris ? Possible, surtout qu&#039;à l&#039;aube de la première guerre mondiale, les priorités de fabrications ne sont pas les mêmes. Et les Etats-Unis n&#039;ayant pas l&#039;influence culturelle actuelle, l&#039;intérêt militaire de ce système ne ressort pas. Cependant, son système sera acheté d&#039;abord par un industriel américain en 1921 , puis par un de ses compatriotes en 1923, qui, ayant comprit l&#039;intérêt du procédé fonde une entreprise dédiée à sa fabrication.

Mais comment est-on passé de &quot;fermeture à glissière&quot; à &quot;fermeture éclaire ?

Par le biais d&#039;un dépôt de marque commerciale en France à la fin des années 20. Deux entreprises majeures se font concurrence dans ce domaine : Vitex qui fabriquera de 1925 à 1953 et Eclaire Prym France.

L&#039;appellation diffère dans les différents pays francophones, ou même certaines régions de France. On parle alors de fermeture à glissière, de tirette, de fermeture éclair ou même de zip ou zipper pour les canadiens, les amateurs d&#039;onomatopées ou de franglais.

On a parlé mécanique : passons aux matières.

À l&#039;origine, les fermetures se fabriquaient avec un curseur et des dents en métal fixées sur des bandes de coton. Pour celles ou ceux qui pensent que le coton est trop fragile, je vous rappelle que c&#039;est la fibre avec laquelle on tisse le jean. Petit à petit, les dents et le curseurs vont se développer, principalement à partir des années 50 en plastique, et les bandes de cotons vont évoluer vers le nylon. 

Et les dérivés alors ? J&#039;y viens !

À partir des années 70, le système de fermeture à glissière se développe aussi sur des glissières de plastique moulées une en bosse, une en creux qui nous donne les sachets étanches et refermables. Un exemple ? Les fameuses &quot;ouvertures fraîcheur&quot; utilisées en agro-alimentaire. Le zip du paquet de fromage rapé quoi. Il suffisait d&#039;un exemple concret.

Je vous laisse avec Pierre Barouh, pour une ode à cette invention et à ce qu&#039;elle développe dans son imagination poétique. Belle journée, à l&#039;écoute du son unique.</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-fermee-en-un-eclair-9170</link>
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                <pubDate>Fri, 25 Feb 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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Je me rappelle d&#039;un de mes professeurs qui disait toujours &quot;il faut être intelligent pour être un bon feignant&quot;, je vous en apporte la preuve avec l&#039;histoire de la fermeture éclaire.

L&#039;idée d&#039;une fermeture rapide naît dans les années 1850, à Chicago. Les ingénieurs Elias Howe et Max Walff imaginent un système de fermeture insérant mécaniquement des crochets dans des œillets. Seulement la méthode n&#039;est pas tout à fait au point car les éléments se rouvrent rapidement.

En 1891, un de leur concitoyens, Whitcomb Judson, lassé du temps passé à fermer ses chaussures - comment ça, les bottines à boutons manquent de praticité ? - reprend l&#039;idée. Il réutilise les deux bandes de tissu bordées de crochets pour l&#039;une et d&#039;œillets pour l&#039;autre, qui s’emboîtent au passage d&#039;un curseur. Il obtient donc la première fermeture a glissière.

Double avantage de ce système, non seulement il est rapide, mais en plus, il est imperméable. L&#039;armée américaine décide de l&#039;utiliser pour les blousons et les porte-monnaies des soldats. 

Une vingtaine d&#039;années plus tard, le Suédo-Américain Gidéon Sundbäck dépose un brevet qui reprend le principe du curseur, mais remplace les crochets et les œillets par des dents engrenées : il est le précurseur des fermetures éclaires telles que nous les connaissons.
À la même époque, le Suisse Simon Frey développe un modèle de fermeture analogue, mais ne trouve aucun industriel prêt à lui acheter les droits de fabrication en Suisse ou en Allemagne. Un génie incompris ? Possible, surtout qu&#039;à l&#039;aube de la première guerre mondiale, les priorités de fabrications ne sont pas les mêmes. Et les Etats-Unis n&#039;ayant pas l&#039;influence culturelle actuelle, l&#039;intérêt militaire de ce système ne ressort pas. Cependant, son système sera acheté d&#039;abord par un industriel américain en 1921 , puis par un de ses compatriotes en 1923, qui, ayant comprit l&#039;intérêt du procédé fonde une entreprise dédiée à sa fabrication.

Mais comment est-on passé de &quot;fermeture à glissière&quot; à &quot;fermeture éclaire ?

Par le biais d&#039;un dépôt de marque commerciale en France à la fin des années 20. Deux entreprises majeures se font concurrence dans ce domaine : Vitex qui fabriquera de 1925 à 1953 et Eclaire Prym France.

L&#039;appellation diffère dans les différents pays francophones, ou même certaines régions de France. On parle alors de fermeture à glissière, de tirette, de fermeture éclair ou même de zip ou zipper pour les canadiens, les amateurs d&#039;onomatopées ou de franglais.

On a parlé mécanique : passons aux matières.

À l&#039;origine, les fermetures se fabriquaient avec un curseur et des dents en métal fixées sur des bandes de coton. Pour celles ou ceux qui pensent que le coton est trop fragile, je vous rappelle que c&#039;est la fibre avec laquelle on tisse le jean. Petit à petit, les dents et le curseurs vont se développer, principalement à partir des années 50 en plastique, et les bandes de cotons vont évoluer vers le nylon. 

Et les dérivés alors ? J&#039;y viens !

À partir des années 70, le système de fermeture à glissière se développe aussi sur des glissières de plastique moulées une en bosse, une en creux qui nous donne les sachets étanches et refermables. Un exemple ? Les fameuses &quot;ouvertures fraîcheur&quot; utilisées en agro-alimentaire. Le zip du paquet de fromage rapé quoi. Il suffisait d&#039;un exemple concret...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Chandeleur ou chant de l&#039;ours</title>
                <description>Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là. Aujourd&#039;hui, je vous emmène dans un nouveau voyage au travers des coutumes anciennes mêlées de spiritualité et de religions.

Comment en effet passer à côté de la chandeleur, de ses dictons &quot;quand la chandeleur est claire, l&#039;hiver est par derrière&quot;, (vu le temps de mercredi, on est mal) et de ses traditions surtout culinaires de nos jours. Crêpes, gaufres et autres botteraux s&#039;offrent à notre gourmandise depuis le début de la semaine.

Cette fête religieuse, symbolisant pour les catholiques la présentation de l&#039;enfant Jésus au Temple aurait plusieurs origines païennes en fonctions des époques.

Chez les Celtes, il s&#039;agirait d&#039;une période de culte dédiée à Brigantina ou Briggid, déesse du feu et de la guérison, que de nombreux évangélistes ont associée à Sainte Brigitte. La déesse était célébrée début février, car c&#039;est la période où les mises-bas commencent chez les animaux de troupeau. Il était d&#039;usage de boire du lait fermenté, et d&#039;en offrir un bol à Brigantina, qu&#039;on déposait en offrande sur un rebord de fenêtre. 

Fêtée sous le nom d&#039;Imbolc, Brigantina appelle autant à la fertilité animale que végétale, et des processions aux chandelles étaient organisées afin de prier la déesse de purifier et bénir la terre lors de son réveil d&#039;après l&#039;hiver, en prévision des semailles de printemps. Ces rites seront plus tard associé aux relevailles de la Vierge. Les célébrations de purifications ayant lieu 40 jours après Noël, ils cadrent parfaitement avec les habitudes chrétiennes poste naissance, notamment du Moyen-Age

Chez les Germains et les peuples montagnards, on célèbre la première sortie d&#039;hibernation de l&#039;ours, qui pointe son nez hors de sa tanière entre le 24 janvier et le 10 février pour s&#039;assurer du temps qu&#039;il fait. Cet animal à forte symbolique masculine et protectrice s&#039;associait au retour du soleil. Au vu de la saison, il se matérialise par des journées plus longues plus que par des journées ensoleillées. La coutume voulait qu&#039;on allume des chandelles et qu&#039;on consomme avec générosité une partie des grains non réservés pour les semailles de printemps. La farine obtenue par ce surplus annonçait alors la prospérité, si on la consommait le jour de la fête. Et quel meilleur hommage aux divinités masculine que d&#039;en faire une gourmandise en forme de soleil ? 

Il semblerait que manger une représentation du soleil apporte bonheur et santé dans la maison !

En effet : du lait, de la farine, des œufs qu&#039;on consomme plus volontiers qu&#039;on sait que la période suivante invite à les éviter, surtout lorsque le catholicisme se répand et que le carême impose le jeûne des aliments riches. Nous avons là tous les ingrédients pour une pâte à crêpes !

Si le printemps arrive à l&#039;équinoxe fin mars, Imbolc célèbre le milieu exact de l’hiver et la renaissance de l’espoir. Les gaulois l&#039;associent à la fin du combat de Chuchulain contre les forces des ténèbres. Le dieu gaulois se serait battu du mercredi suivant Samhain au lundi précédent Imbolc, soit pendant une grande partie de l’automne et de l’hiver.

Pour d&#039;autres, il annonce le retour de Proserpine ou Perséphone. Cette déesse Chtolnienne a été enlevée par le dieu des enfers qui était amoureux d&#039;elle. Personne n&#039;ayant expliqué la notion de consentement à Pluton, il l&#039;avait épousée de force. Je préfère vous avertir messieurs, ne faites pas ça, non seulement c&#039;est illégal, mais votre cote de romantisme chute, tel Coyote en bout de falaise lorsqu&#039;il poursuit BipBip. Pluton n&#039;étant pas complètement insensible, il accepta, suite aux larmes de Céres déesse des moissons et mère de sa belle, de la laisser revenir sur Terre 6 mois par an. Enfin, les larmes... Le désespoir de la mère inquiète provoque la mort des végétaux sur terre, (et donc l&#039;automne et l&#039;hiver), donc il est possible que les humains aient prié Jupiter (le père de Proserpine) d&#039;aller négocier avec son frère. Complot, pas complot ? Choisissez votre version de la Mythologie. Cérès cesse alors sa grève de la bonne humeur, et toute à sa joie de revoir sa fille provoque la renaissance de la nature et donc le printemps.

On reste donc sur un retour du soleil, de la lumière, une renaissance de la nature.

Un petit rituel pour les amoureux en attendant la Saint-Valentin ? Placez le soir de la chandeleur une carte de jeu symbolisant la personne que vous avez en tête. Si pendant la nuit vous rêvez de la carte ou de la personne concernée, vous serez assuré(e) d&#039;épouser votre coup de coeur. Si ce n&#039;est pas le cas, le destin vous réserve alors de superbes nouvelles rencontres.

Belle journée à tous à l&#039;écoute du son unique.
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                <pubDate>Fri, 04 Feb 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là. Aujourd&#039;hui, je vous emmène dans un nouveau voyage au travers des coutumes anciennes mêlées de spiritualité et de religions.

Comment en effet passer à côté de la chandeleur, de ses dictons &quot;quand la chandeleur est claire, l&#039;hiver est par derrière&quot;, (vu le temps de mercredi, on est mal) et de ses traditions surtout culinaires de nos jours. Crêpes, gaufres et autres botteraux s&#039;offrent à notre gourmandise depuis le début de la semaine.

Cette fête religieuse, symbolisant pour les catholiques la présentation de l&#039;enfant Jésus au Temple aurait plusieurs origines païennes en fonctions des époques.

Chez les Celtes, il s&#039;agirait d&#039;une période de culte dédiée à Brigantina ou Briggid, déesse du feu et de la guérison, que de nombreux évangélistes ont associée à Sainte Brigitte. La déesse était célébrée début février, car c&#039;est la période où les mises-bas commencent chez les animaux de troupeau. Il était d&#039;usage de boire du lait fermenté, et d&#039;en offrir un bol à Brigantina, qu&#039;on déposait en offrande sur un rebord de fenêtre. 

Fêtée sous le nom d&#039;Imbolc, Brigantina appelle autant à la fertilité animale que végétale, et des processions aux chandelles étaient organisées afin de prier la déesse de purifier et bénir la terre lors de son réveil d&#039;après l&#039;hiver, en prévision des semailles de printemps. Ces rites seront plus tard associé aux relevailles de la Vierge. Les célébrations de purifications ayant lieu 40 jours après Noël, ils cadrent parfaitement avec les habitudes chrétiennes poste naissance, notamment du Moyen-Age

Chez les Germains et les peuples montagnards, on célèbre la première sortie d&#039;hibernation de l&#039;ours, qui pointe son nez hors de sa tanière entre le 24 janvier et le 10 février pour s&#039;assurer du temps qu&#039;il fait. Cet animal à forte symbolique masculine et protectrice s&#039;associait au retour du soleil. Au vu de la saison, il se matérialise par des journées plus longues plus que par des journées ensoleillées. La coutume voulait qu&#039;on allume des chandelles et qu&#039;on consomme avec générosité une partie des grains non réservés pour les semailles de printemps. La farine obtenue par ce surplus annonçait alors la prospérité, si on la consommait le jour de la fête. Et quel meilleur hommage aux divinités masculine que d&#039;en faire une gourmandise en forme de soleil ? 

Il semblerait que manger une représentation du soleil apporte bonheur et santé dans la maison !

En effet : du lait, de la farine, des œufs qu&#039;on consomme plus volontiers qu&#039;on sait que la période suivante invite à les éviter, surtout lorsque le catholicisme se répand et que le carême impose le jeûne des aliments riches. Nous avons là tous les ingrédients pour une pâte à crêpes !

Si le printemps arrive à l&#039;équinoxe fin mars, Imbolc célèbre le milieu exact de l’hiver et la renaissance de l’espoir. Les gaulois l&#039;associent à la fin du combat de Chuchulain contre les forces des ténèbres. Le dieu gaulois se serait battu du mercredi suivant Samhain au lundi précédent Imbolc, soit pendant une grande partie de l’automne et de l’hiver.

Pour d&#039;autres, il annonce le retour de Proserpine ou Perséphone. Cette déesse Chtolnienne a été enlevée par le dieu des enfers qui était amoureux d&#039;elle. Personne n&#039;ayant expliqué la notion de consentement à Pluton, il l&#039;avait épousée de force. Je préfère vous avertir messieurs, ne faites pas ça, non seulement c&#039;est illégal, mais votre cote de romantisme chute, tel Coyote...</itunes:summary>
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                    <item>
                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Du glamour, mais pratique !</title>
                <description>Bonjour à tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là. En cette fin du mois de janvier, j&#039;ai une bonne résolution à proposer. Quoi ? Nous sommes en janvier, il est encore temps.

C&#039;est pourquoi j&#039;en appelle aux fabricants de vêtements et de sous-vêtements pour femmes. On veut des fermetures pratiques. Et judicieusement placées, devant par exemple. 

Parce que, oui, je m&#039;autorise une râlerie personnelle, issue d&#039;un joli paradoxe mais bien agaçant quand même. Si aujourd&#039;hui le terme &quot;madame&quot; est de rigueur pour s&#039;adresser à une femme, sans la discriminer par son statut marital, il est à souligner qu&#039;à l&#039;origine, ce terme s&#039;appliquait de la même manière! En effet, au Moyen-Age, &quot;dame&quot; était utilisé pour désigner une femme de la noblesse , quel que soit son âge ou son statut marital, de même que &quot;demoiselle&quot; signalait une femme d&#039;extraction populaire, et &quot;fille&quot; avait une connotation à la prostitution.

Il demeure un autre paradoxe, plus ou moins en lien qui perdure également et gâche la vie au quotidien, à de nombreuses femmes. Je parle bien évidement de la fermeture de nos soutien-gorges, et autres robes et jupes qui se situent...dans le dos, c&#039;est tellement pratique! (qui a dit &quot;ironie!&quot;? Bravo, tu as le droit à une part de galette en prime !)

À l&#039;origine, les vêtements et sous-vêtements se fermant derrière étaient réservés aux femmes riches, qui avaient assez de moyens pour se payer les services d&#039;une femme de chambre (ou chambrière selon les époques). On en revient toujours aux signes subtiles ou pas de montrer qu&#039;on a des moyens financiers. Car si les vêtements se ferment dans le dos, ça signifie que la dame, et/ou son époux, ont assez d&#039;argent pour rémunérer une domestique afin d&#039;aider à s&#039;habiller. 

Les femmes plus modestes, s&#039;habillant seules, avait le droit, elles dans ses temps reculés à des vêtements et des sous-vêtements se fermant devant. Même si pour les dimanches, ou les jours de fêtes, les modèles des tenues étaient les mêmes que celles des grandes dames, en un peu plus simples, et dans des tissus moins coûteux. On eut citer pour ce faire l&#039;excellent &quot;Journal des Demoiselles&quot; qui publiait dans ses colonnes les patrons des tenues à la mode, permettant au petit peuple de copier les tenues des grandes dames, ou des dames de grande fortunes, pour elles-mêmes. Je rappelle en effet, qu&#039;à cette époque, la couture fait partie, tout comme la cuisine, des bases enseignées dans les écoles de filles. Je m&#039;excuse auprès des personnes qui m&#039;auront entendu grincer des dents.

Voilà qui explique en partie, le fait que les dames soient souvent en retard. Leurs vêtements ne présentent pas les mêmes aspects pratiques que ceux des hommes,  il leur faut plus de temps et d&#039;astuces pour se préparer ! 

Donc je lance très solennellement un appel au secours aux fabricants et concepteurs de lingerie et de vêtements féminins. N&#039;hésitez pas à relayer ce cri du coeur. Si vous pouviez envisager des fermetures sur le devant. Ou sur le côté, je reste ouverte à la négociation. Parce qu&#039;on est d&#039;accord que fermer les agrafes devant puis tourner sa lingerie, ça nuit à la qualité du tissu. Et que dire des vêtement qui ne permettent pas de se tourner une fois la fermeture éclaire remontée ? Sans compter que ça réduit sévèrement le temps de vie des éléments de garde-robe, sans parler de l&#039;effet désastreux sur le tombé d&#039;une tenue qu&#039;on vient de passer un temps certain à repasser.

Je suggérerais bien de nous fournir un lutin à ranger dans le tiroir qui s&#039;en chargera, mais je crains que tous les ans, au mois de décembre, il n&#039;en résulte quelques crises diplomatiques avec ce cher Nicky alias Santa, dont j&#039;ai parlé il y a peu.

On n&#039;a pas toute une personne disponible pour nous aider nous habiller. Surtout que parfois, ça gâcherait la surprise. Et le plaisir de contempler une (ou plusieurs en fonction de la tenue) tête(s) façon loup de Tex Avery. 

Donc oui, de la pratique dans l&#039;affriolant ou le moins affriolant mais de tout les jours, ça serait le top ! Parce qu&#039;aujourd&#039;hui, on s&#039;habille par soi-même ! Ce qui n&#039;empêche pas d&#039;apprécier de l&#039;aide dans des circonstances choisies... et qu&#039;il n&#039;y a pas que dans un numéro d&#039;effeuillage burlesque qu&#039;on se déshabille seule. Bon même si en burlesque, c&#039;est tellement plus amusant... Mais le sujet n&#039;est pas là !

Belle journée à tous, sur Sun !
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-du-glamour-mais-pratique-9168</link>
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                <pubDate>Fri, 28 Jan 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bonjour à tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là. En cette fin du mois de janvier, j&#039;ai une bonne résolution à proposer. Quoi ? Nous sommes en janvier, il est encore temps.

C&#039;est pourquoi j&#039;en appelle aux fabricants de vêtements et de sous-vêtements pour femmes. On veut des fermetures pratiques. Et judicieusement placées, devant par exemple. 

Parce que, oui, je m&#039;autorise une râlerie personnelle, issue d&#039;un joli paradoxe mais bien agaçant quand même. Si aujourd&#039;hui le terme &quot;madame&quot; est de rigueur pour s&#039;adresser à une femme, sans la discriminer par son statut marital, il est à souligner qu&#039;à l&#039;origine, ce terme s&#039;appliquait de la même manière! En effet, au Moyen-Age, &quot;dame&quot; était utilisé pour désigner une femme de la noblesse , quel que soit son âge ou son statut marital, de même que &quot;demoiselle&quot; signalait une femme d&#039;extraction populaire, et &quot;fille&quot; avait une connotation à la prostitution.

Il demeure un autre paradoxe, plus ou moins en lien qui perdure également et gâche la vie au quotidien, à de nombreuses femmes. Je parle bien évidement de la fermeture de nos soutien-gorges, et autres robes et jupes qui se situent...dans le dos, c&#039;est tellement pratique! (qui a dit &quot;ironie!&quot;? Bravo, tu as le droit à une part de galette en prime !)

À l&#039;origine, les vêtements et sous-vêtements se fermant derrière étaient réservés aux femmes riches, qui avaient assez de moyens pour se payer les services d&#039;une femme de chambre (ou chambrière selon les époques). On en revient toujours aux signes subtiles ou pas de montrer qu&#039;on a des moyens financiers. Car si les vêtements se ferment dans le dos, ça signifie que la dame, et/ou son époux, ont assez d&#039;argent pour rémunérer une domestique afin d&#039;aider à s&#039;habiller. 

Les femmes plus modestes, s&#039;habillant seules, avait le droit, elles dans ses temps reculés à des vêtements et des sous-vêtements se fermant devant. Même si pour les dimanches, ou les jours de fêtes, les modèles des tenues étaient les mêmes que celles des grandes dames, en un peu plus simples, et dans des tissus moins coûteux. On eut citer pour ce faire l&#039;excellent &quot;Journal des Demoiselles&quot; qui publiait dans ses colonnes les patrons des tenues à la mode, permettant au petit peuple de copier les tenues des grandes dames, ou des dames de grande fortunes, pour elles-mêmes. Je rappelle en effet, qu&#039;à cette époque, la couture fait partie, tout comme la cuisine, des bases enseignées dans les écoles de filles. Je m&#039;excuse auprès des personnes qui m&#039;auront entendu grincer des dents.

Voilà qui explique en partie, le fait que les dames soient souvent en retard. Leurs vêtements ne présentent pas les mêmes aspects pratiques que ceux des hommes,  il leur faut plus de temps et d&#039;astuces pour se préparer ! 

Donc je lance très solennellement un appel au secours aux fabricants et concepteurs de lingerie et de vêtements féminins. N&#039;hésitez pas à relayer ce cri du coeur. Si vous pouviez envisager des fermetures sur le devant. Ou sur le côté, je reste ouverte à la négociation. Parce qu&#039;on est d&#039;accord que fermer les agrafes devant puis tourner sa lingerie, ça nuit à la qualité du tissu. Et que dire des vêtement qui ne permettent pas de se tourner une fois la fermeture éclaire remontée ? Sans compter que ça réduit sévèrement le temps de vie des éléments de garde-robe, sans parler de l&#039;effet désastreux sur le tombé d&#039;une tenue qu&#039;on vient de passer un temps certain à repasser.

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                <itunes:subtitle>Bonjour à tous et bienvenue dans Comment C&#039;est Arrivé Là. En cette fin du mois de janvier, j&#039;ai une bonne résolution à proposer....</itunes:subtitle>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Du glamour, mais pratique !
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Vive la Galette</title>
                <description>Bonjour c&#039;est Aliénor. Bienvenue dans CCAL. Aujourd&#039;hui on parle galette et fève. Pour ça, remontons à l&#039;antiquité romaine.

 

Je vais reparler des Saturnales, cette fête romaine ayant donné quelques traditions de Noël, et de la période qui suit. Selon Tacite, il est d&#039;usage de tirer au sort la royauté. Pour ce faire, on partage une galette en autant de parts qu&#039;il y a de servants dans la maison. Le Dominé, (maître de maison) envoie alors un enfant sous la table qu&#039;on appellera &quot;Phébé&quot; le temps de la distribution. La coutume veut que l&#039;enfant soit alors l&#039;incarnation de l&#039;oracle de Phoebus (ou Appolon selon l&#039;influence de la culture grecque au fil des époques). L&#039;esclave qui a la part avec la graine de fève est alors nommé roi du jour &quot;Saturnalé Principès&quot;, et peut même donner des ordres à son maître. Le soir venu, en revanche, il retourne à son statu d&#039;esclave. Une rumeur tenace veut qu&#039;il soit exécuté, mais je rappelle qu&#039;un esclave coûte à l&#039;achat. Cette coutume avait cependant lieu à Babylone, où le roi était tiré parmi les condamnés à mort et exécuté après les fêtes.

Mais, pourquoi une fève ? Les Grecs anciens, voyageons un peu, utilisaient la graine de fève pour élire leurs magistrats. D&#039;après leurs croyances, cette graine contiendrait l&#039;âme des morts, et il leur arrivait d&#039;en jeter par dessus leur épaule pour se protéger des maléfices.(Si jamais quelqu&#039;un veut se venger de Tante Agatha pour l&#039;héritage, gardez une fève dans vos mains, concentrez tous vos souvenirs de tantine, et jetez-la au sol par dessus votre épaule. Le Karma et des inconnus se chargeront de la réduire en charpie). La symbolique et la forme comptent également. C&#039;est en effet le premier légume qui pousse au printemps, il est vert, bref, on reparle d&#039;espoir. Quand à son aspect physique, il rappelle la forme d&#039;un embryon dans une coque ce qui est signe de fertilité. Pour un aspect plus pragmatique : c&#039;est aussi une graine assez grosse pour ne pas être avalée, mais assez petite pour ne pas être coupée lors du partage.

Le Moyen-Age voit cette coutume, comme beaucoup d&#039;autres, être rattachée à la religion catholique, et la galette ou le gâteau selon les régions devient alors la représentation profane des cadeaux que les roi-mages ont apporté à l&#039;enfant Jésus. On coupe une part de plus que le nombre de convives, et on la dédie à dieu ou à la vierge marie selon l&#039;habitude du lieu ou de la famille. Part qui sera offerte au premier voyageur ou au premier pauvre qui passera le seuil.

L&#039;épiphanie, célébrée officiellement au 6 janvier, est proche de l&#039;époque où tout un chacun s&#039;acquitte de ses redevance seigneuriales. À Fontainebleau, les jeunes mariés de l&#039;année, ainsi que les habitants de certains quartiers pouvaient s&#039;acquitter de leur impôt en offrant une galette des rois à leur seigneur. &quot;Allô, le trésor public ? c&#039;est pour une demande d&#039;information...&quot;

Cependant, l&#039;usage d&#039;offrir un gâteau avec une fève dedans n&#039;était pas réservé à cette seule célébration. Il était usuel d&#039;en offrir dans la maison d&#039;une jeune accouchée pour les relevailles (la cérémonie qui lui permettait de revenir à sa vie sociale et religieuse) ou même quand on voulait animer un peu une soirée...

Au XIVième siècle, sous Charles V, le duc Louis 2 de Bourbon faisait chercher l&#039;enfant de 8 ans le plus pauvre de la ville, le faisait laver et vêtir, puis, ses chevaliers allaient quêter pour l&#039;enfant, aux parents duquel étaient remis la somme récupérée. À compter du lendemain, l&#039;enfant était éduqué à l&#039;école.

En 1711, le parlement de Paris interdit la galette pour cette année là, car la famine sévissait alors en France, et il fût ordonné de réserver la farine pour faire du pain.

Le boulangers offrant le gâteau ou la galette des rois à leurs clients, déclenchent en 1713 et 1717 un tollé de la part des pâtissiers. Le parlement vote alors un édit interdisant l&#039;usage du beurre et des œufs dans les produits de boulangerie, mais il n&#039;aura d&#039;effet qu&#039;à Paris.

La révolution met bien évidemment un frein à tout ça, le terme roi devenant rapidement un problème. La tradition de la galette est supprimée par un édit du 31 décembre 1972. Puis réinstaurée comme &quot;galette de légalité&quot; lors de la fête du bon voisinage par un décret du 24 décembre 1794.

La coutume &quot;le roi boit!&quot; nous amène petit à petit à la fève en porcelaine. En effet, il était d&#039;usage dans certaines régions que la personne qui ait la fève offre une tournée. Or, certains ayant des oursins dans la bourse, mangeaient la fève, afin de s&#039;épargner la dépense. Ruse fût trouvée de remplacer le légume par une pièce d&#039;argent ou d&#039;or, puis par une représentation en céramique de l&#039;enfant Jésus dans ses langes, à partir  du XVIIIième siècle. Cette tradition eu besoin d&#039;un peu de temps pour se généraliser, car beaucoup craignaient de se casser les dents sur cette nouvelle sorte de fève. Elle fut cependant généralisée à partir de 1870.

Nos amis provençaux, eux, placèrent une fève et un sujet. La fève désigne le roi, et le sujet, souvent un santon destiné à reproduire la crèche, indiquait la reine. Charge pour le roi, alors, de fournir le prochain gâteau.

La recette quand à elle diffère selon les régions. La traditionnelle pâte sablée fourrée à la crème d&#039;amande se transforme dans certaines régions en pâte levée avec des levures de bières pour devenir la pâte feuilletée connue aujourd&#039;hui.  Pour nos amis du sud qui préfèrent eux le gâteau des rois, ils cuisinent alors une couronne briochée à la fleur d&#039;orangée décorée de fruits confits.

Alors vive le roi ou vive la reine.

Belle journée à toutes et tous à l&#039;écoute du son unique.
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-vive-la-galette-9167</link>
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                <pubDate>Fri, 14 Jan 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour c&#039;est Aliénor. Bienvenue dans CCAL. Aujourd&#039;hui on parle galette et fève. Pour ça, remontons à l&#039;antiquité romaine.

 

Je vais reparler des Saturnales, cette fête romaine ayant donné quelques traditions de Noël, et de la période qui suit. Selon Tacite, il est d&#039;usage de tirer au sort la royauté. Pour ce faire, on partage une galette en autant de parts qu&#039;il y a de servants dans la maison. Le Dominé, (maître de maison) envoie alors un enfant sous la table qu&#039;on appellera &quot;Phébé&quot; le temps de la distribution. La coutume veut que l&#039;enfant soit alors l&#039;incarnation de l&#039;oracle de Phoebus (ou Appolon selon l&#039;influence de la culture grecque au fil des époques). L&#039;esclave qui a la part avec la graine de fève est alors nommé roi du jour &quot;Saturnalé Principès&quot;, et peut même donner des ordres à son maître. Le soir venu, en revanche, il retourne à son statu d&#039;esclave. Une rumeur tenace veut qu&#039;il soit exécuté, mais je rappelle qu&#039;un esclave coûte à l&#039;achat. Cette coutume avait cependant lieu à Babylone, où le roi était tiré parmi les condamnés à mort et exécuté après les fêtes.

Mais, pourquoi une fève ? Les Grecs anciens, voyageons un peu, utilisaient la graine de fève pour élire leurs magistrats. D&#039;après leurs croyances, cette graine contiendrait l&#039;âme des morts, et il leur arrivait d&#039;en jeter par dessus leur épaule pour se protéger des maléfices.(Si jamais quelqu&#039;un veut se venger de Tante Agatha pour l&#039;héritage, gardez une fève dans vos mains, concentrez tous vos souvenirs de tantine, et jetez-la au sol par dessus votre épaule. Le Karma et des inconnus se chargeront de la réduire en charpie). La symbolique et la forme comptent également. C&#039;est en effet le premier légume qui pousse au printemps, il est vert, bref, on reparle d&#039;espoir. Quand à son aspect physique, il rappelle la forme d&#039;un embryon dans une coque ce qui est signe de fertilité. Pour un aspect plus pragmatique : c&#039;est aussi une graine assez grosse pour ne pas être avalée, mais assez petite pour ne pas être coupée lors du partage.

Le Moyen-Age voit cette coutume, comme beaucoup d&#039;autres, être rattachée à la religion catholique, et la galette ou le gâteau selon les régions devient alors la représentation profane des cadeaux que les roi-mages ont apporté à l&#039;enfant Jésus. On coupe une part de plus que le nombre de convives, et on la dédie à dieu ou à la vierge marie selon l&#039;habitude du lieu ou de la famille. Part qui sera offerte au premier voyageur ou au premier pauvre qui passera le seuil.

L&#039;épiphanie, célébrée officiellement au 6 janvier, est proche de l&#039;époque où tout un chacun s&#039;acquitte de ses redevance seigneuriales. À Fontainebleau, les jeunes mariés de l&#039;année, ainsi que les habitants de certains quartiers pouvaient s&#039;acquitter de leur impôt en offrant une galette des rois à leur seigneur. &quot;Allô, le trésor public ? c&#039;est pour une demande d&#039;information...&quot;

Cependant, l&#039;usage d&#039;offrir un gâteau avec une fève dedans n&#039;était pas réservé à cette seule célébration. Il était usuel d&#039;en offrir dans la maison d&#039;une jeune accouchée pour les relevailles (la cérémonie qui lui permettait de revenir à sa vie sociale et religieuse) ou même quand on voulait animer un peu une soirée...

Au XIVième siècle, sous Charles V, le duc Louis 2 de Bourbon faisait chercher l&#039;enfant de 8 ans le plus pauvre de la ville, le faisait laver et vêtir, puis, ses chevaliers allaient quêter pour l&#039;enfant, aux parents duquel étaient remis la somme récupérée. À compter du lendemain, l&#039;enfant...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Champagne !</title>
                <description>Bonjour c&#039;est Aliénor ; bienvenue dans &quot;Comment C&#039;est Arrivé Là ?&quot;, je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année. Aujourd&#039;hui, le champagne à propos duquel son créateur supposé Dom Pérignon aurait dit, en appelant ses frères &quot;venez vite je goûte les étoiles&quot;

Je vais contredire Mark Twain qui voulait qu&#039;on ne laisse jamais la vérité gâcher une bonne histoire. -Oups-

Le vin, consommé depuis l&#039;antiquité par les romains, est importé en Gaule dans des amphores en céramique à deux anses recouvertes de cire d&#039;abeille pour en limiter la fragilité et permettre une meilleure étanchéité. Cependant, ils adoptèrent rapidement le tonneau, en pin ou en chêne, dans lesquels les gaulois stockaient la bière, jugés plus pratiques.

Vers 1600 nos amis anglais (oui, je parle souvent d&#039;eux !) cherchent un meilleur moyen que les tonneaux pour conserver le vin qu&#039;ils importent de France. En effet, ils achètent du vin de Champagne, alors un vin tranquille (en opposition aux vins effervescents) auquel ils ajoutent du sucre de canne ou de la mélasse. (c&#039;est anglais ça) Ça entraîne une nouvelle fermentation et donc de l&#039;effervescence, quand il est consommé rapidement. Sinon le gaz carbonique qui produit les bulles s&#039;échappe du tonneau.

Si la bouteille en verre est connue, suite à sa création par les vénitiens, elle reste à l&#039;époque un produit rare et chère car difficile à produire. Cependant, elle est un contenant hermétique et chimiquement neutre donc idéal pour le vin. Seulement, en Angleterre, on ne sait pas produire du verre assez solide pour contenir un vin effervescent, ou même supporter le transport.

La solution vient de la guerre. Le roi Jacques 1ier décide en 1615 de réserver le bois anglais pour la construction des bateaux, et interdit qu&#039;on s&#039;en serve pour alimenter des fours. À la recherche d&#039;un nouveau combustible, les maîtres verriers anglais se tournent vers le charbon. Et c&#039;est le jackpot, car le charbon permet une température des four plus élevée ce qui produit un verre plus épais et plus solide.

En 1623 Sir Kenelm Digby, chimiste, et Sir Robert Mansel, technicien du verre, allient leurs connaissances et développent le travail de la baguette de souffleur pour combiner la chaleur des fours et la concentration en oxygène. Ils créent en quelques années la bouteille vert foncé ou marron aux parois épaisses et résistantes : le verre anglais. En 1625, ils obtiennent le monopole de la bouteille en verre produite en série, solide et bon marché qui rend possible le stockage de vin effervescent à forte pression.

En 1693 madame de Maintenon fait remplacer le médecin du roi Louis XIV par Guy Crescent Fagon. Il prescrit de remplacer le vin de Champagne, jugé trop acide pour soigner les désagréments digestifs du roi, par ceux de Bourgogne. Crise politique majeure. Depuis toujours, les comtes de Champagnes sont de fidèles alliés de la couronne de France, on boit les vins rouge pâle et tranquille d&#039;Aÿ, Sillery ou Vertus à la cour. Les ducs de Bourgogne, en revanche, se sont par le passé ralliés aux ennemis de la France : l&#039;Espagne ou l&#039;Angleterre. Leur rattachement fidèle au royaume n&#039;est pas si vieux, mais stable depuis quelques dizaines d&#039;années et la proposition est jugée acceptable. De plus, la région, pacifiée, a eu le temps de travailler ses vins, et la Saône qui la traverse permet de commercer du Nord de la France jusqu&#039;au Sud. (tant qu&#039;on ramène de l&#039;argent dans le calme, en politique, ça aide) Les champenois s&#039;estiment trahis, crient au complot, et surnomment madame de Maintenon &quot;la putain du roi&quot;. C&#039;est à peu près à cette époque qu&#039;ils s&#039;inspirent des vins mousseux et sucrés vendus dans le nord de la France par les Hollandais.

En ce début de XVIIIième siècle, la Champagne commence néanmoins à produire ce qu&#039;on appelle des vins « à saut de bouchon ». Le cocktail vin un peu acide associé au sucre active la production de levure. Mais conservé au froid, les levures sont mises en dormance. Or l&#039;époque est à une petite air glacière entre 1700 et 1760, ce qui fait que le vin peut être parfois servit mousseux lorsque la température remonte et que les levures s&#039;activent. Mais le dosage n&#039;est pas encore maîtrisé, et la quantité, voire la présence de mousse reste aléatoire.

Le broquelet, utilisé à l&#039;époque pour fermer les bouteilles est un simple cylindre de bois entouré de chanvre et recouvert de suif. Peu élégant, il ne donne pas très envie, et surtout, il ne résiste pas toujours à la pression. Ce sont les Anglais (toujours eux, mais pour les choses importante, on collabore plutôt que de se taper dessus) qui importent le liège du Portugal et décident de copier les apothicaires et pharmaciens qui l&#039;utilisent pour boucher leurs flacons. Dans les années 1820, le champenois (cocorico !) Adolphe Jaquson met au point le muselet, ce fil de fer torsadé qui bloque le bouchon, ainsi que la capsule en métal, qui est la même qu&#039;aujourd&#039;hui, et recouvre également les bouteilles d&#039;autres boissons gazeuses, alcoolisées ou non. 

Il est recommandé à certaines époque de porter un casque en fer pour descendre dans les caves, à cause des explosions de bouteilles. Ce phénomène risque non seulement de blesser au visage, mais peut faire perdre jusqu&#039;à 30% de la production annuelle. Tout au long du XIXième siècle, avec les travaux de Jean-Antoine Chaptal puis de Jean-Baptiste François, l&#039;avancée se fait sur la régularité de la pression dans la bouteille. Le rôle des levures ne sera complètement connu et expliqué qu&#039;avec les études de Pasteurs, au début du 20ieme siècle.

Les grands noms du Champagne tels que la Veuve Clicquot, négociante mondialement reconnue commencent à faire rayonner ce produit de luxe. 

Et notre Dom Pérignon ? Un coup de com, dans les années 1970, lorsque Moët et Chandon racheta les champagnes Mercier sur les terres desquelles se trouve l&#039;abbaye de St Pierre d&#039;Hautvillers. Ils choisirent de détourner le talent du chef de l&#039;office. Le moine de la fin du XVIIième siècle, connu pour son talent de gestionnaire, et sa parfaite identification du raisin, au coteau près en dégustation, devient une icône du champagne. Pourtant, es écrits et ceux de ses successeurs directs ne mentionnent aucune trace de travail sur le vin effervescent. La Champagne n&#039;obtient l&#039;autorisation royale de mise en bouteille - condition indispensable pour conserver l&#039;effervescence- pour le vin qu&#039;en 1728, soit 13 ans après le décès de notre Bénédictain..

Que cela ne vous empêche pas de profiter sans modération de la nouvelle année qui commence. Belle journée à tous, à l&#039;écoute du son unique.
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-champagne-9166</link>
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                <pubDate>Fri, 07 Jan 2022 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bonjour c&#039;est Aliénor ; bienvenue dans &quot;Comment C&#039;est Arrivé Là ?&quot;, je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année. Aujourd&#039;hui, le champagne à propos duquel son créateur supposé Dom Pérignon aurait dit, en appelant ses frères &quot;venez vite je goûte les étoiles&quot;

Je vais contredire Mark Twain qui voulait qu&#039;on ne laisse jamais la vérité gâcher une bonne histoire. -Oups-

Le vin, consommé depuis l&#039;antiquité par les romains, est importé en Gaule dans des amphores en céramique à deux anses recouvertes de cire d&#039;abeille pour en limiter la fragilité et permettre une meilleure étanchéité. Cependant, ils adoptèrent rapidement le tonneau, en pin ou en chêne, dans lesquels les gaulois stockaient la bière, jugés plus pratiques.

Vers 1600 nos amis anglais (oui, je parle souvent d&#039;eux !) cherchent un meilleur moyen que les tonneaux pour conserver le vin qu&#039;ils importent de France. En effet, ils achètent du vin de Champagne, alors un vin tranquille (en opposition aux vins effervescents) auquel ils ajoutent du sucre de canne ou de la mélasse. (c&#039;est anglais ça) Ça entraîne une nouvelle fermentation et donc de l&#039;effervescence, quand il est consommé rapidement. Sinon le gaz carbonique qui produit les bulles s&#039;échappe du tonneau.

Si la bouteille en verre est connue, suite à sa création par les vénitiens, elle reste à l&#039;époque un produit rare et chère car difficile à produire. Cependant, elle est un contenant hermétique et chimiquement neutre donc idéal pour le vin. Seulement, en Angleterre, on ne sait pas produire du verre assez solide pour contenir un vin effervescent, ou même supporter le transport.

La solution vient de la guerre. Le roi Jacques 1ier décide en 1615 de réserver le bois anglais pour la construction des bateaux, et interdit qu&#039;on s&#039;en serve pour alimenter des fours. À la recherche d&#039;un nouveau combustible, les maîtres verriers anglais se tournent vers le charbon. Et c&#039;est le jackpot, car le charbon permet une température des four plus élevée ce qui produit un verre plus épais et plus solide.

En 1623 Sir Kenelm Digby, chimiste, et Sir Robert Mansel, technicien du verre, allient leurs connaissances et développent le travail de la baguette de souffleur pour combiner la chaleur des fours et la concentration en oxygène. Ils créent en quelques années la bouteille vert foncé ou marron aux parois épaisses et résistantes : le verre anglais. En 1625, ils obtiennent le monopole de la bouteille en verre produite en série, solide et bon marché qui rend possible le stockage de vin effervescent à forte pression.

En 1693 madame de Maintenon fait remplacer le médecin du roi Louis XIV par Guy Crescent Fagon. Il prescrit de remplacer le vin de Champagne, jugé trop acide pour soigner les désagréments digestifs du roi, par ceux de Bourgogne. Crise politique majeure. Depuis toujours, les comtes de Champagnes sont de fidèles alliés de la couronne de France, on boit les vins rouge pâle et tranquille d&#039;Aÿ, Sillery ou Vertus à la cour. Les ducs de Bourgogne, en revanche, se sont par le passé ralliés aux ennemis de la France : l&#039;Espagne ou l&#039;Angleterre. Leur rattachement fidèle au royaume n&#039;est pas si vieux, mais stable depuis quelques dizaines d&#039;années et la proposition est jugée acceptable. De plus, la région, pacifiée, a eu le temps de travailler ses vins, et la Saône qui la traverse permet de commercer du Nord de la France jusqu&#039;au Sud. (tant qu&#039;on ramène de l&#039;argent dans le calme, en politique, ça aide) Les champenois s&#039;estiment tra...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Champagne !</itunes:title>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Champagne !
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Joyeux Yule</title>
                <description>Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans Comment C&#039;est arrivé là ? Votre rendez-vous des anecdotes un peu fêlées de l&#039;Histoire. Aujourd&#039;hui, je vous propose d&#039;allumer les esprits des origines de Noël. 

Car avant que le catholicisme ne décide de positionner les fêtes de la Nativité le 25 décembre, depuis une ordonnance du pape Libère l&#039;an 354, le solstice était célébré dans de nombreuses cultures antiques : Saturnales pour les romains, Yule pour les norvégiens, germains et celtes...

Côté romain, les saturnales se déroulent du 17 au 23 décembre, vénèrent Ops la déesse de la Terre et épouse du dieu Saturne, d&#039;où le nom de la fête. L&#039;ordre des choses est suspendu pendant quelques jours : plus de tribunaux, plus d&#039;exécution, les esclaves jouissent d&#039;une relative liberté, les maîtres obéissent à leurs serviteurs... L&#039;origine de la fête se discute en deux hypothèses, l&#039;une religieuse avec la symbolique du solstice d&#039;hiver, l&#039;autre plus mercantile, évoque la date de fin de construction du temple de Saturne, où était conservé le trésor de Rome. Il nous reste de ces festivités l&#039;habitude de se retrouver pour des grands repas, et d&#039;offrir des cadeaux. Ces petits présents appelés les sigillaricia avaient même pour l&#039;occasion un marché dédié le sigillaria. Toute ressemblance avec nos marchés de Noël ne serait que pur hasard, bien entendu. 

Les plantes symboliques et magiques sont à peu de chose près les même que pour les celtes célébrant Yule : le houx pour la protection, le lierre pour la fidèle promesse porteuse de vie, et le gui pour la fertilité. Les peuples montagnards, germains et norrois (danois, suédois, finlandais, vous situez géographiquement) y ajoutent le sapin, qui comme le dit la chanson &quot;garde sa parure&quot; malgré le froid. Ces plantes, toujours vertes malgré la saison froide, sont apportées dans les maisons pour rappeler que le printemps reviendra, et que l&#039;apparente aridité de l&#039;hiver ne sert qu&#039;à faire germer les graines mises en terre à l&#039;automne. Le vert couleur de l&#039;espoir donc ?

Pas seulement !

Les rites de Yule s&#039;accompagnent de feux allumés par des prêtres ou prêtresses afin d&#039;aider la renaissance du soleil. Rappelons qu&#039;une des plus grandes peurs de l&#039;époque restait un mode obscure où plus rien ne pousserait. De là à faire un lien avec des personnages de BD qui craignent que le ciel leur tombe sur la tête, par Toutatis, il n&#039;y a qu&#039;un pas ! Les particuliers les plus modestes allumaient eux des chandelles ou des bougies. 

Tous se réchauffent de l&#039;intérieur avec du vin ou du jus de pomme épicés et servit chaud. Après tout, il s&#039;agit d&#039;assister la déesse Terre qui donne naissance au soleil et toutes les bonnes volontés sont appréciées. Cette capacité de la Déesse à donner vie au Soleil principe divin masculin, et aux autre planètes impose sa pureté. Il n&#039;est pas donné à tout le monde de donner la vie à un enfant-dieu, même si, ici, il est question de pureté de l&#039;âme. On comptera dans les récit antiques plusieurs personnalités à caractère divin nés d&#039;une femme pure -ou vierge selon les traditions ou traductions- : Jésus, Krishna, Bouddha, Zoroastre.

Autre symbole de mort pour une renaissance : le roi Houx, représentant de l&#039;hiver meurt pour laisser place au roi Chêne, symbole du printemps. Selon les traditions, il meurt naturellement ou assassiné par son successeur, les grands drames donnent vie aux meilleures légendes.

Nous avons donc les repas, les cadeaux, le houx, le gui, le sapin, les bougies... Il nous manque quelqu&#039;un...

Traditionnellement, ce sont les roi mages qui apportent les cadeaux à l&#039;enfant Jésus lors de l&#039;épiphanie le 6 janvier. Mouais, ça fait un peu tard. Saint Nicolas, lui apporte des images pieuses aux enfants sages le jour de sa fête le 6 décembre. Un peu tôt, par contre, les célibataires peuvent lui adresser un vœu ce jour-là afin de trouver leur âme sœur au cours de l&#039;année à venir. Quoique l&#039;idée est bonne.

Vénéré par les colons américain, ce saint patron des marins est très populaire aux Etat-Unis. Un poème du pasteur américain Moore, en fera Saint Nick, puis Santa Klaus. Il déplace le lieu de vie du saint homme de l&#039;Asie au Pole Nord. Le mélange culturel lui permet de troquer la mître contre un bonnet mou et de se rapprocher physiquement de certains lutins facétieux issus des traditions d&#039;Europe du nord, afin de se glisser dans les cheminées pour déposer les cadeaux. 

 Haddon Sundblom, un suédois vivant aux Etats-Unis dessinera un Santa proche de la description du pasteur Moore, délaissant la posture très rigide de St Nicolas pour le bonhomme joufflu que nous connaissons. Si le saint est associés au rouge et au vert, Santa passera aussi par le jaune et le bleu, Oui, mais ses couleurs actuelles ? Tout simplement un coup marketing d&#039;une célèbre marque de boisson gazeuse au sucre dans les années 30.

 Le rouge provient des billes de houx et des pommes conservées pour décorer les sapins dans les régions de traditions germaniques. L&#039;habitude du sapin décoré de fruits et de gourmandises, instaurée vers le 16ieme siècle, se retrouve mise à mal en 1858 quand une grande sécheresse prive les Vosges et la Moselle de pommes. Un maître verrier de Meisenthal eût l&#039;idée de créer des boules en verre soufflé afin de les remplacer.
La légende dit que Saint Nicolas, s’apprêtant à sortir d’une maison après y avoir déposé des cadeaux s’aperçu que l’arbre décoré abritait une araignée. La bête y a tissé sa toile bien visible au milieu des branches et ornements. Afin de ne pas chagriner la maîtresse de maison à son réveil, il jeta un sort et changea les fils de soie en fil d’argent. Ainsi naissent les guirlandes.

Enfin le terme Noël, à l&#039;origine un cri de joie populaire, fût associé aux fêtes de la nativité pendant le 14ième siècle. 

Je vous souhaite un joyeux Noël, et vous envoie les bénédictions de Yule, en espérant que ça vous apporte joie et bonheur, au milieu du froid et de la grisaille. Belle journée, à l&#039;écoute du son unique.
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                <pubDate>Fri, 17 Dec 2021 07:30:00 +0100</pubDate>
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Car avant que le catholicisme ne décide de positionner les fêtes de la Nativité le 25 décembre, depuis une ordonnance du pape Libère l&#039;an 354, le solstice était célébré dans de nombreuses cultures antiques : Saturnales pour les romains, Yule pour les norvégiens, germains et celtes...

Côté romain, les saturnales se déroulent du 17 au 23 décembre, vénèrent Ops la déesse de la Terre et épouse du dieu Saturne, d&#039;où le nom de la fête. L&#039;ordre des choses est suspendu pendant quelques jours : plus de tribunaux, plus d&#039;exécution, les esclaves jouissent d&#039;une relative liberté, les maîtres obéissent à leurs serviteurs... L&#039;origine de la fête se discute en deux hypothèses, l&#039;une religieuse avec la symbolique du solstice d&#039;hiver, l&#039;autre plus mercantile, évoque la date de fin de construction du temple de Saturne, où était conservé le trésor de Rome. Il nous reste de ces festivités l&#039;habitude de se retrouver pour des grands repas, et d&#039;offrir des cadeaux. Ces petits présents appelés les sigillaricia avaient même pour l&#039;occasion un marché dédié le sigillaria. Toute ressemblance avec nos marchés de Noël ne serait que pur hasard, bien entendu. 

Les plantes symboliques et magiques sont à peu de chose près les même que pour les celtes célébrant Yule : le houx pour la protection, le lierre pour la fidèle promesse porteuse de vie, et le gui pour la fertilité. Les peuples montagnards, germains et norrois (danois, suédois, finlandais, vous situez géographiquement) y ajoutent le sapin, qui comme le dit la chanson &quot;garde sa parure&quot; malgré le froid. Ces plantes, toujours vertes malgré la saison froide, sont apportées dans les maisons pour rappeler que le printemps reviendra, et que l&#039;apparente aridité de l&#039;hiver ne sert qu&#039;à faire germer les graines mises en terre à l&#039;automne. Le vert couleur de l&#039;espoir donc ?

Pas seulement !

Les rites de Yule s&#039;accompagnent de feux allumés par des prêtres ou prêtresses afin d&#039;aider la renaissance du soleil. Rappelons qu&#039;une des plus grandes peurs de l&#039;époque restait un mode obscure où plus rien ne pousserait. De là à faire un lien avec des personnages de BD qui craignent que le ciel leur tombe sur la tête, par Toutatis, il n&#039;y a qu&#039;un pas ! Les particuliers les plus modestes allumaient eux des chandelles ou des bougies. 

Tous se réchauffent de l&#039;intérieur avec du vin ou du jus de pomme épicés et servit chaud. Après tout, il s&#039;agit d&#039;assister la déesse Terre qui donne naissance au soleil et toutes les bonnes volontés sont appréciées. Cette capacité de la Déesse à donner vie au Soleil principe divin masculin, et aux autre planètes impose sa pureté. Il n&#039;est pas donné à tout le monde de donner la vie à un enfant-dieu, même si, ici, il est question de pureté de l&#039;âme. On comptera dans les récit antiques plusieurs personnalités à caractère divin nés d&#039;une femme pure -ou vierge selon les traditions ou traductions- : Jésus, Krishna, Bouddha, Zoroastre.

Autre symbole de mort pour une renaissance : le roi Houx, représentant de l&#039;hiver meurt pour laisser place au roi Chêne, symbole du printemps. Selon les traditions, il meurt naturellement ou assassiné par son successeur, les grands drames donnent vie aux meilleures légendes.

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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Corsaire, Monsieur !</title>
                <description>Bienvenue à bord de Comment c&#039;est arrivé là, la capitaine Aliénor vous embarque sur l&#039;Atlantique à la poursuite des pirates, et autres corsaires.

Mais comment les différencie-t&#039;on d&#039;ailleurs ? Parce que jusqu&#039;à la fin du Moyen-Age, pirate ou corsaire désignent indifféremment un ruffian des mers qui pille les navires flottant sur les vagues d&#039;à-côté.

Sur la fin du Moyen-Age, donc, certains armateurs civils sollicitent de leur suzerain le &quot;droit de représailles&quot; c&#039;est à dire l&#039;autorisation de s&#039;emparer par la force d&#039;une quantité de marchandises identique à celles perdues après avoir été pillées. C&#039;est ainsi que naît ce qu&#039;on va appeler la guerre de course. Le terme corsaire désignera indifféremment l&#039;armateur (le propriétaire du bateau) que le capitaine, ses marins ou même le bateau. On emploie le même principe d&#039;arraisonner et de piquer la cargaison du collègue, mais avec la permission du chef pour se donner bonne conscience.

Autour du Grand Siècle, la mise en place d&#039;un document appelé lettre de marque ou lettre de commission ou lettre de course,- pas la liste, la lettre- signé par le roi autorise le porteur à attaquer les navires battant pavillon ennemi, principalement les bâtiments de commerce. Soyons fair-play, on ne marche pas sur les pieds des copains et on laisse les navires militaires s&#039;envoyer des boulets entre eux. En revanche, la détention du mot doux avec autographe et sceau royal protège l&#039;équipage en cas de prise du navire. Car si ses membres sont des civils, et de ce fait non rattachés à un état-major, les corsaires sont soumis aux lois de la guerre et en cas de capture par l&#039;ennemi, reçoivent le statut de prisonniers de guerre, ce qui est plus confortable que d&#039;être traités comme de vulgaires hors-la-loi. Le lettre perd cependant tout effet à la fin du conflit entre les pays concernés.

Surcouf échangea quelques piques avec un capitaine anglais. Le britannique déclara &quot;Vous les Français, vous vous battez pour l&#039;argent, nous les Anglais, nous nous battons pour l&#039;honneur&quot;. Ce à quoi le célèbre corsaire de Napoléon répondit &quot;Vous avez raison, chacun se bat pour ce qu&#039;il n&#039;a pas !&quot;

Dotés d&#039;un code de conduite, les corsaires sont tenus à certaines règles comme le respect de la vie et des biens personnels. Selon les archives françaises, entre 1692 et 1763 (soit à peu près 70 ans), on dénombre 23201 marins corsaires embarqués et on ne déplore &quot;que &quot;133 morts au combat.

La prise d&#039;un corsaire ne concerne que le navire et sa cargaison, fait l&#039;objet d&#039;une enquête pour en déterminer la légitimité, et s&#039;il s&#039;avère que ce n&#039;est pas le cas : les biens sont restitués. Entre 1789 et 1815, (soit 26 ans) le tribunal des prises mène 1651 enquêtes qui font état de 75 combats et 18 abordages. 

Un contrat de &quot;chasse-partie&quot; était établit par l&#039;ensemble de l&#039;équipage avant le départ, sur lequel était inscrites les décisions collectives concernant la destination, le but de l&#039;expédition, et la répartition des prises.

Les corsaires préféraient utiliser la surprise plutôt que la force, comme s&#039;approcher en arborant un pavillon ami ou neutre, mais avec obligation de hisser le véritable pavillon à partir d&#039;une certaine distance, sinon l&#039;enquête jugeait qu&#039;il y avait eu traîtrise et il fallait rendre le butin... Une partie de l&#039;équipage du navire conquis était désigné comme &quot;otage&quot; et devait témoigner lors de l&#039;enquête. Ce n&#039;est d&#039;ailleurs qu&#039;à l&#039;issue de celle-ci que la vente des cargaisons, scellées par l&#039;amirauté à leur arrivée au port, était autorisée, à l&#039;exception du tissu, brûlé pour préserver le travail des manufactures françaises. Les marins, tous équipages confondus étaient consignés à bord jusqu&#039;au verdict, afin d&#039;éviter qu&#039;une petite partie de la cargaison ne se vende avant la fin de l&#039;enquête...

Concernant la vie et aux biens des passagers, les archives de la marine font état de mise sous scellés lors de la prise, c&#039;est à dire en mer, ou de prisonniers les utilisant pour tenter de monnayer leur rançon. Quant aux navires, ils étaient le plus souvent investis par un équipage de prise dont la mission était soit dans le cas de plus petits bateaux (un ou deux mâts) utilisés pour continuer la course avec deux bâtiments coordonnés, soit de le ramener au port le plus proche, ce qui arrivait le plus souvent car les navires marchands, de fort tonnage et lourdement chargés, donc peu rapides, ne sont pas stratégiques pour la guerre de course. Une fois arrivés au port, le capitaine se mettait en relation avec l&#039;armateur du navire arraisonné pour proposer une rançon ou l&#039;échange de prisonniers.

 Il arrivait même que le capitaine corsaire, n&#039;ayant pas assez d&#039;hommes se contente de faire payer la rançon au capitaine ennemi et le libère contre promesse de rendre des prisonniers, ce qui fût appelé &quot;la guerre en dentelles&quot;. Déjà, à l&#039;époque, certains métiers peinaient à recruter, faute de personnel disponible et motivé.

Pour exemple, Garneray, corsaire sous Napoléon, qui cumulait les talents de peintre, dessinateur, graveur et auteur, dans ses mémoires, évoque un capitaine britannique qui, alors qu&#039;il monte sur le pont du navire corsaire français pour signer sa reddition sans avoir livré bataille, et constate que l&#039;équipage corsaire français est peu nombreux, déclare avec condescendance que s&#039;il avait su, il se serait battu, et les Français ne l&#039;auraient pas pris. Agacé, le capitaine français aurait répondu &quot;Alors, remontez sur votre navire, nous allons combattre !&quot;. Notre corsaire -auteur rapporte que le Britannique perdit à la fois sa superbe et la couleur de son teint, et n&#039;insista pas.

Le butin se partageait alors entre l&#039;Etat (le roi, la république ou l&#039;empereur) qui prenait 10 à 20% pour la lettre de marque, -un genre de TVA avant l&#039;heure, enfin ça fait quand même cher l&#039;autographe-; les frais engagés (nourriture, poudre, munition, réparation...); les veuves et orphelins (deux fois la part du défunt), les blessés (leur part, plus une indemnité définie dans le contrat de chasse-partie) puis l&#039;équipage selon son rang, du capitaine qui touche 25 parts, au mousse qui n&#039;en reçoit qu&#039;une demi. Au 17ieme siècle, la répartition se fait en 2/3 pour l&#039;armateur, 1/3 pour l&#039;équipage.

La guerre de course fût abolie en 1856 par le traité de Paris marquant la fin de la guerre de Crimée, signé par 52 États, à l&#039;exception de l&#039;Espagne et des Etats-Unis dont je vous reparlerai en abordant la flibuste, qui est un monde un peu à part. Le dernier corsaire Français fût Etienne Pellot.

Je vous souhaite une belle journée, à l’écoute du son unique.
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                <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Bienvenue à bord de Comment c&#039;est arrivé là, la capitaine Aliénor vous embarque sur l&#039;Atlantique à la poursuite des pirates, et autres corsaires.

Mais comment les différencie-t&#039;on d&#039;ailleurs ? Parce que jusqu&#039;à la fin du Moyen-Age, pirate ou corsaire désignent indifféremment un ruffian des mers qui pille les navires flottant sur les vagues d&#039;à-côté.

Sur la fin du Moyen-Age, donc, certains armateurs civils sollicitent de leur suzerain le &quot;droit de représailles&quot; c&#039;est à dire l&#039;autorisation de s&#039;emparer par la force d&#039;une quantité de marchandises identique à celles perdues après avoir été pillées. C&#039;est ainsi que naît ce qu&#039;on va appeler la guerre de course. Le terme corsaire désignera indifféremment l&#039;armateur (le propriétaire du bateau) que le capitaine, ses marins ou même le bateau. On emploie le même principe d&#039;arraisonner et de piquer la cargaison du collègue, mais avec la permission du chef pour se donner bonne conscience.

Autour du Grand Siècle, la mise en place d&#039;un document appelé lettre de marque ou lettre de commission ou lettre de course,- pas la liste, la lettre- signé par le roi autorise le porteur à attaquer les navires battant pavillon ennemi, principalement les bâtiments de commerce. Soyons fair-play, on ne marche pas sur les pieds des copains et on laisse les navires militaires s&#039;envoyer des boulets entre eux. En revanche, la détention du mot doux avec autographe et sceau royal protège l&#039;équipage en cas de prise du navire. Car si ses membres sont des civils, et de ce fait non rattachés à un état-major, les corsaires sont soumis aux lois de la guerre et en cas de capture par l&#039;ennemi, reçoivent le statut de prisonniers de guerre, ce qui est plus confortable que d&#039;être traités comme de vulgaires hors-la-loi. Le lettre perd cependant tout effet à la fin du conflit entre les pays concernés.

Surcouf échangea quelques piques avec un capitaine anglais. Le britannique déclara &quot;Vous les Français, vous vous battez pour l&#039;argent, nous les Anglais, nous nous battons pour l&#039;honneur&quot;. Ce à quoi le célèbre corsaire de Napoléon répondit &quot;Vous avez raison, chacun se bat pour ce qu&#039;il n&#039;a pas !&quot;

Dotés d&#039;un code de conduite, les corsaires sont tenus à certaines règles comme le respect de la vie et des biens personnels. Selon les archives françaises, entre 1692 et 1763 (soit à peu près 70 ans), on dénombre 23201 marins corsaires embarqués et on ne déplore &quot;que &quot;133 morts au combat.

La prise d&#039;un corsaire ne concerne que le navire et sa cargaison, fait l&#039;objet d&#039;une enquête pour en déterminer la légitimité, et s&#039;il s&#039;avère que ce n&#039;est pas le cas : les biens sont restitués. Entre 1789 et 1815, (soit 26 ans) le tribunal des prises mène 1651 enquêtes qui font état de 75 combats et 18 abordages. 

Un contrat de &quot;chasse-partie&quot; était établit par l&#039;ensemble de l&#039;équipage avant le départ, sur lequel était inscrites les décisions collectives concernant la destination, le but de l&#039;expédition, et la répartition des prises.

Les corsaires préféraient utiliser la surprise plutôt que la force, comme s&#039;approcher en arborant un pavillon ami ou neutre, mais avec obligation de hisser le véritable pavillon à partir d&#039;une certaine distance, sinon l&#039;enquête jugeait qu&#039;il y avait eu traîtrise et il fallait rendre le butin... Une partie de l&#039;équipage du navire conquis était désigné comme &quot;otage&quot; et devait témoigner lors de l&#039;enquête. Ce n&#039;est d&#039;ailleurs qu&#039;à l&#039;issue de celle-ci que la vente des cargaisons, scellées par l&#039;amirauté à leur arri...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Corsaire, Monsieur !</itunes:title>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Corsaire, Monsieur !
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                    <item>
                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Un weekend de Midinette</title>
                <description>Bonjour à tous, c&#039;est Aliénor, bienvenue dans Comment c&#039;est arrivé là, votre rendez-vous des anecdotes un peu fêlées de l&#039;histoire.

Nous sommes vendredi, veille de week-end pour la plus part. Week-end, un anglicisme bien ancré dans notre vocabulaire depuis la première guerre mondiale. 

Si loin et en même temps si proche. Notre petit tour dans le passé aujourd&#039;hui nous fait remonter au mois de mai 1917. À cette époque, la durée du temps de travail hebdomadaire est de 72 heures répartis en 12 heures sur 6 jours dans les ateliers où ne travaillent que les hommes mais hum bon, la plupart sont au front, donc on va se tourner vers les ateliers mixtes, où la semaine est bloquée à 60 heures, soit 10 heures journalières pour les femmes.

Passons aux exceptions, les ateliers d&#039;État fonctionnaient 49 heures par semaines, soit un peu plus de 8 heures par jour notamment dans les arsenaux, on ne plaisante pas avec la concentration de ceux qui manient littéralement la poudre.

En cette troisième année de guerre, les commandes des ateliers de couture sont en nette baisse. Si ces dames se doivent de rester jolie pour entretenir le moral de leurs hommes postés dans les tranchées ou autres villégiatures guerrières du moment, la priorité n&#039;est pas à la mode, mais à l&#039;économie de guerre.

Les couturières des ateliers, qu&#039;on surnomme les midinettes, celle qui font la dînette, un repas rapide, à midi , voient leur semaine de travail, et donc leur salaire amputé d&#039;une demi-journée faute de commandes à honorer. Or, la guerre est mondiale, les moyens de communication commencent aussi à se développer, et ces dames savent que de l&#039;autre côté de la Manche, leurs consœurs anglaises bénéficient bien de leur samedi après-midi de repos, mais avec maintient de leur salaire dans son intégralité, ce qu&#039;on appelle &quot;la semaine anglaise&quot;

Le 11 mai 1917, les cousettes de l&#039;atelier Jenny descendent dans les rues de Paris, pour réclamer la &quot;semaine anglaise&quot; et une indemnité de vie chère d&#039;1 franc par jour. Leurs revendications se portent sur le respect de leur santé, ainsi que leur volonté de ne pas être une charge matérielle pour leurs époux. Hé oui, on n&#039;a pas attendu de pouvoir ouvrir nos compte en banque nous-même pour vouloir notre indépendance financière !

Le mouvement s&#039;étend à toutes les maisons de coutures de la capitale, et en deux semaines, elles obtiennent le soutien des patrons des maisons de coutures, des modistes qui comme leur nom l&#039;indiquent, fabriquent les chapeaux, et des fourreuses dont le métier est plus évident. 

 Si ce mouvement de grève ouvrière est l&#039;un des 17 ayant eu lieu cette année là, qui porte bien son chiffre, il s&#039;inscrit dans un contexte social tendu. L&#039;union sacrée de 1914 s&#039;est rapidement délitée, 1915 a vu 100 mouvements de grève et 1916 presque 300, il est cependant vu avec bienveillance par les autorités, contrairement à celui entamé quelques mois plus tôt par les ouvrières de l&#039;armement. Il n&#039;y a visiblement pas que dans la poudre que le torchon brûle !

Les Parisiens, eux, sont plutôt amusés de voir défiler ces dames et demoiselles dans leurs élégantes robes noires et leurs chapeaux à la mode. Ces black blocs d&#039;il y a un siècle ont de sérieuses leçons de dignité et d&#039;allure à enseigner à leurs successeurs de notre époque ! 

Le journal l&#039;Ouest Éclair publie même dans ses colonnes le 26 mai 1917 &quot; Lorsque les travailleuses de la France auront toutes obtenu la semaine anglaise, elles se souviendront que c&#039;est à la grève de la couture parisienne qu&#039;elle devront cet avantage&quot;

Le 11 juin 1917, soit un mois après le début du mouvement, les Midinettes obtiennent gain de cause; et une loi est votée autorisant une demi-journée de repos sans perte de salaire, le samedi, pour tous les ouvriers du textile, conformément à la semaine anglaise, pour la durée de la guerre posant ainsi les prémices du week-end. 

En 1919, la mesure s&#039;étend à tous les travailleurs français, et le temps de travail journalier est ramené à 8h. 

Ce n&#039;est qu&#039;en 1936, avec l&#039;obtention de la semaine de 40h, que le week-end prend la dimension qu&#039;il a actuellement, et permet de consacrer du temps de repos aux loisirs en plus du dimanche traditionnellement dévolu à la famille.

Je vous souhaite une belle journée sur Sun, et vous laisse avec Jean Gabin qui vous invite à une promenade en bord de Seine.
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-un-weekend-de-midinette-9163</link>
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                <pubDate>Fri, 26 Nov 2021 07:30:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:summary>Bonjour à tous, c&#039;est Aliénor, bienvenue dans Comment c&#039;est arrivé là, votre rendez-vous des anecdotes un peu fêlées de l&#039;histoire.

Nous sommes vendredi, veille de week-end pour la plus part. Week-end, un anglicisme bien ancré dans notre vocabulaire depuis la première guerre mondiale. 

Si loin et en même temps si proche. Notre petit tour dans le passé aujourd&#039;hui nous fait remonter au mois de mai 1917. À cette époque, la durée du temps de travail hebdomadaire est de 72 heures répartis en 12 heures sur 6 jours dans les ateliers où ne travaillent que les hommes mais hum bon, la plupart sont au front, donc on va se tourner vers les ateliers mixtes, où la semaine est bloquée à 60 heures, soit 10 heures journalières pour les femmes.

Passons aux exceptions, les ateliers d&#039;État fonctionnaient 49 heures par semaines, soit un peu plus de 8 heures par jour notamment dans les arsenaux, on ne plaisante pas avec la concentration de ceux qui manient littéralement la poudre.

En cette troisième année de guerre, les commandes des ateliers de couture sont en nette baisse. Si ces dames se doivent de rester jolie pour entretenir le moral de leurs hommes postés dans les tranchées ou autres villégiatures guerrières du moment, la priorité n&#039;est pas à la mode, mais à l&#039;économie de guerre.

Les couturières des ateliers, qu&#039;on surnomme les midinettes, celle qui font la dînette, un repas rapide, à midi , voient leur semaine de travail, et donc leur salaire amputé d&#039;une demi-journée faute de commandes à honorer. Or, la guerre est mondiale, les moyens de communication commencent aussi à se développer, et ces dames savent que de l&#039;autre côté de la Manche, leurs consœurs anglaises bénéficient bien de leur samedi après-midi de repos, mais avec maintient de leur salaire dans son intégralité, ce qu&#039;on appelle &quot;la semaine anglaise&quot;

Le 11 mai 1917, les cousettes de l&#039;atelier Jenny descendent dans les rues de Paris, pour réclamer la &quot;semaine anglaise&quot; et une indemnité de vie chère d&#039;1 franc par jour. Leurs revendications se portent sur le respect de leur santé, ainsi que leur volonté de ne pas être une charge matérielle pour leurs époux. Hé oui, on n&#039;a pas attendu de pouvoir ouvrir nos compte en banque nous-même pour vouloir notre indépendance financière !

Le mouvement s&#039;étend à toutes les maisons de coutures de la capitale, et en deux semaines, elles obtiennent le soutien des patrons des maisons de coutures, des modistes qui comme leur nom l&#039;indiquent, fabriquent les chapeaux, et des fourreuses dont le métier est plus évident. 

 Si ce mouvement de grève ouvrière est l&#039;un des 17 ayant eu lieu cette année là, qui porte bien son chiffre, il s&#039;inscrit dans un contexte social tendu. L&#039;union sacrée de 1914 s&#039;est rapidement délitée, 1915 a vu 100 mouvements de grève et 1916 presque 300, il est cependant vu avec bienveillance par les autorités, contrairement à celui entamé quelques mois plus tôt par les ouvrières de l&#039;armement. Il n&#039;y a visiblement pas que dans la poudre que le torchon brûle !

Les Parisiens, eux, sont plutôt amusés de voir défiler ces dames et demoiselles dans leurs élégantes robes noires et leurs chapeaux à la mode. Ces black blocs d&#039;il y a un siècle ont de sérieuses leçons de dignité et d&#039;allure à enseigner à leurs successeurs de notre époque ! 

Le journal l&#039;Ouest Éclair publie même dans ses colonnes le 26 mai 1917 &quot; Lorsque les travailleuses de la France auront toutes obtenu la semaine anglaise, elles se souviendront que c&#039;est à la...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Arrête ton char ! (ou pas)</title>
                <description>Bonjour c&#039;est Aliénor, bienvenue dans Comment c&#039;est arrivé là ? Votre rendez-vous des anecdotes un peu fêlées de l&#039;histoire.

Aujourd&#039;hui, parlons poneys et trains. Non, pas de hotte du Père-Noël aujourd&#039;hui, mais de l&#039;anatomie de nos équidés préférés après les licornes, et de son impact sur notre quotidien. Laissez les guirlandes, la fausse neige, je vous emmène remonter le temps.

 

Car il fût un une époque pas si lointaine où les chevaux possédaient le monopole sur le transport terrestre. Cependant, notre histoire du jour commence dans l&#039;antiquité romaine.

Ha Rome, son Colisée, son cirque, son empire, ses légions, et ses chemins qui tous, mènent à sa capitale... 

Les fameuses Via Romana, facilitaient la circulation des marchandises, et des troupes dans l&#039;empire grâce à leur uniformité. Toutes en effet n&#039;étaient pas pavées, ce qui nous ramène à notre sujet du jour : l&#039;anatomie des chevaux et la taille de leur croupe. En effet, pour pouvoir renforcer rapidement les effectifs ou le matériel à disposition d&#039;une légion, ou simplement assurer son ravitaillement, il est capital que des attelages puissent emprunter à une allure soutenue les routes à leur disposition. Lorsqu&#039;elles sont pavées, pas de problème, mais lorsqu&#039;elle restent en terre battue, se pose la question des ornières, surtout de l&#039;automne au printemps. 

Alors comment les ingénieurs de l&#039;époque ont-ils résolu la question ? En étudiant les chars de guerre et de course qui sont les mêmes. En effet, il fallait à chaque cheval un certain espace pour se déplacer sans être gêné par son ou ses voisins, ce qui signifie sans que leurs croupes ne se touchent. Deuxième point fondamental, il fallait que la largeur de l&#039;essieu des chars et des chariot fasse que l&#039;écartement des roues, et donc les ornières, ne se situent pas dans la trajectoire des sabots d&#039;un cheval, quelle que soit sa place dans l&#039;attelage, afin d&#039;éviter tout glissement de jambe -pour un cheval on parle de jambe et non de patte- ou pire, toute chute. Parce qu&#039;à l&#039;époque, une fracture signifiait l&#039;obligation de tuer l&#039;animal, étant dpnné qu&#039;on ne savait pas la soigner. Alors, si on y gagne un barbecue et une descente de lit ou une couverture, parce qu&#039;on ne gaspille rien, on y perd une force de traction pas toujours simple à remplacer. À plus forte raison quand c&#039;est un cheval de bataille, avec un dressage particulier pour la guerre. Parfois, Petit Tonner coûte plus cher qu&#039;un esclave. C&#039;est donc ainsi que les essieux de char, puis de charrette ou de chariots prirent leurs dimensions de 4 pieds 8 pouces soit 1.422m.

Dimensions que l&#039;anglais Georges Stephenson réutilisera en 1814 pour l&#039;espacement des rails des chemins de fer lorsqu&#039;il construisit sa première locomotive à vapeur, la Blücher pour livrer le charbon issu des mines, où les chariots d&#039;extraction avaient des essieux de même dimension, tout comme la plupart des véhicules de l&#039;époque. Tout simplement parce qu&#039;il était ainsi plus facile de comptabiliser l&#039;espace restant pour le transport ferroviaire en estimant le nombre de chariots dont on pouvait transférer le chargement dans le wagon. Après quelques années, lorsqu&#039;on le sollicita pour la construction de la ligne ferroviaire entre Liverpool et Manchester, il choisit d&#039;y ajouter 1/2 pouce soit 1.27cm afin de réduire l&#039;effet de frottement dans les courbes. Dimensions qui sont aujourd&#039;hui considérées comme universelles, on appelle cet écartement &quot;la voie normale&quot;. 

On utilisera d&#039;ailleurs le terme &quot;wagon&quot; pour désigner du transport de marchandise ou d&#039;animaux et &quot;voiture&quot; pour le transport de passager, ce mot désignant à l&#039;origine un attelage destiné au transport des personnes. Il est utilisé communément à l&#039;heure actuelle pour parler de nos automobiles. 

Parlons en de nos autos, qui furent également construites, pour les premières, sur des essieux de cette taille, même si aujourd&#039;hui, la moyenne des essieux de voiture se situe autour d&#039;1.50m. Cependant, de nos jours, il devient rare de se déplacer à cheval, ou en voiture attelée le long des routes, les amateurs de sports équestres se rencontrent plus aisément sur les chemins de terre. Il reste pourtant sur les bords de nos voies goudronnées des vestiges de l&#039;ancienne Rome, dont l&#039;usage leur étaient destiné. Il s&#039;agit de nos bornes kilométriques. À l&#039;origine, ces bornes portant le nom de la route, se situaient toutes les demi-lieue soit à peu près tous les 1.5km et servaient de montoir. Les cavaliers romains n&#039;utilisant pas l&#039;étrier, ces bornes leur permettaient de se remettre en selle s&#039;ils avaient dû mettre pied à terre ou chuté, et s&#039;ils avaient coupé à travers champ ou bois, de retrouver leur chemin, vers la ville éternelle. 

Je vous souhaite une belle journée sur Sun.
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-arrete-ton-char-ou-pas-9162</link>
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                <pubDate>Fri, 19 Nov 2021 07:30:00 +0100</pubDate>
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Aujourd&#039;hui, parlons poneys et trains. Non, pas de hotte du Père-Noël aujourd&#039;hui, mais de l&#039;anatomie de nos équidés préférés après les licornes, et de son impact sur notre quotidien. Laissez les guirlandes, la fausse neige, je vous emmène remonter le temps.

 

Car il fût un une époque pas si lointaine où les chevaux possédaient le monopole sur le transport terrestre. Cependant, notre histoire du jour commence dans l&#039;antiquité romaine.

Ha Rome, son Colisée, son cirque, son empire, ses légions, et ses chemins qui tous, mènent à sa capitale... 

Les fameuses Via Romana, facilitaient la circulation des marchandises, et des troupes dans l&#039;empire grâce à leur uniformité. Toutes en effet n&#039;étaient pas pavées, ce qui nous ramène à notre sujet du jour : l&#039;anatomie des chevaux et la taille de leur croupe. En effet, pour pouvoir renforcer rapidement les effectifs ou le matériel à disposition d&#039;une légion, ou simplement assurer son ravitaillement, il est capital que des attelages puissent emprunter à une allure soutenue les routes à leur disposition. Lorsqu&#039;elles sont pavées, pas de problème, mais lorsqu&#039;elle restent en terre battue, se pose la question des ornières, surtout de l&#039;automne au printemps. 

Alors comment les ingénieurs de l&#039;époque ont-ils résolu la question ? En étudiant les chars de guerre et de course qui sont les mêmes. En effet, il fallait à chaque cheval un certain espace pour se déplacer sans être gêné par son ou ses voisins, ce qui signifie sans que leurs croupes ne se touchent. Deuxième point fondamental, il fallait que la largeur de l&#039;essieu des chars et des chariot fasse que l&#039;écartement des roues, et donc les ornières, ne se situent pas dans la trajectoire des sabots d&#039;un cheval, quelle que soit sa place dans l&#039;attelage, afin d&#039;éviter tout glissement de jambe -pour un cheval on parle de jambe et non de patte- ou pire, toute chute. Parce qu&#039;à l&#039;époque, une fracture signifiait l&#039;obligation de tuer l&#039;animal, étant dpnné qu&#039;on ne savait pas la soigner. Alors, si on y gagne un barbecue et une descente de lit ou une couverture, parce qu&#039;on ne gaspille rien, on y perd une force de traction pas toujours simple à remplacer. À plus forte raison quand c&#039;est un cheval de bataille, avec un dressage particulier pour la guerre. Parfois, Petit Tonner coûte plus cher qu&#039;un esclave. C&#039;est donc ainsi que les essieux de char, puis de charrette ou de chariots prirent leurs dimensions de 4 pieds 8 pouces soit 1.422m.

Dimensions que l&#039;anglais Georges Stephenson réutilisera en 1814 pour l&#039;espacement des rails des chemins de fer lorsqu&#039;il construisit sa première locomotive à vapeur, la Blücher pour livrer le charbon issu des mines, où les chariots d&#039;extraction avaient des essieux de même dimension, tout comme la plupart des véhicules de l&#039;époque. Tout simplement parce qu&#039;il était ainsi plus facile de comptabiliser l&#039;espace restant pour le transport ferroviaire en estimant le nombre de chariots dont on pouvait transférer le chargement dans le wagon. Après quelques années, lorsqu&#039;on le sollicita pour la construction de la ligne ferroviaire entre Liverpool et Manchester, il choisit d&#039;y ajouter 1/2 pouce soit 1.27cm afin de réduire l&#039;effet de frottement dans les courbes. Dimensions qui sont aujourd&#039;hui considérées comme universelles, on appelle cet écartement &quot;la voie normale&quot;. 

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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? La Belle Cocotte</title>
                <description>Je vous ai parlé des vêtements de dessous, des vêtements de dessus, abordons maintenant la coiffure. 
Aborder, c&#039;est le terme exact, puisque la coiffure dont je vais vous parler aujourd&#039;hui prend son origine dans une bataille navale entre les marines royales française et anglaise en juin 1778. Pour ceux qui voulaient entonner &quot;au 31 du mois d’août&quot;, vous attendrez votre tour !

Notre histoire commence sur le pont de la frégate La Belle Poule, en 1778.
Pour vous présenter un peu La Belle Poule, c&#039;est la grande sœur de l&#039;Hermione, de 13 ans son aînée, elle est armée de 26 canons de 12 livres, et porte un équipage de 270 hommes, et déplace 650 tonneaux. Dans son historique, elle présente deux voyages aux Antilles, entre 1767 et 1768; une campagne de recherche de routes maritimes plus rapides dans l&#039;océan Indien, et en 1777, elle transporte de France aux Amérique Silas Deane, l&#039;émissaire de Benjamin Franklin et les précieux traités d&#039;alliance, d&#039;amitié et de commerce franco-américains, excusez du peu... Il est même arrivé que les Anglais la prenne pour une frégate américaine se cachant sous pavillon français, ce à quoi le précédent commandant Charles de Bernard de Marigny, avait répondu :
« Je suis la Belle Poule, frégate du Roi de France ; je viens de la mer et je vais à la mer. Les bâtiments du Roi, mon maître, ne se laissent jamais visiter. »

C&#039;est donc dans ce contexte un peu tendu que, le 17 juin 1778 au soir, la frégate de 12, La Belle Poule, 26 canons, sous le commandement de monsieur Chadeau de la Clocheterie engage le combat contre l&#039;anglaise HMS Arethusa, 34 canons, au large de Roscoff, après avoir refusé de ses rendre malgré les sommations. 

Au bout de 4h de combat, l&#039;Arethusa perd un mât et bat en retraite sous protection de la flotte anglaise. Mais si côté français on déplore 30 morts et une centaine de blessé, il n&#039;en reste pas moins que la victoire est indiscutable et surtout c&#039;est la première de la Royale depuis 1756 !
Si Louis XVI se sert de son combat pour déclarer la guerre à Georges III ; son cousin anglais, à Versailles l&#039;ambiance est tout autre. En effet, Léonard, le coiffeur de la reine décide de créer pour l&#039;occasion une coiffure avec une réplique de la Belle Poule couronnant les cheveux relevés (un exemple ici https://rochefortenhistoire.wordpress.com/2015/04/19/la-coiffure-dite-a-la-belle-poule/). La mode fait fureur et le symbole est repris les coiffures devenant synonymes de liberté et d&#039;indépendance. Les dames deviennent ainsi &quot;les belles poules&quot;.

La mode des pouf &quot;à la circonstance&quot; perdure, et le modèle porté dans les cheveux s&#039;accorde alors aux évènements d&#039;actualité : une feuille de pomme de terre pour promouvoir le légume et lutter contre les famines, un cyprès ou une corne d&#039;abondance pour symboliser le nouveau règne... Il y a même eu un modèle créé avec force de symboliques pour l&#039;inoculation du roi et de son frère contre la petite vérole. 

Les belles poules catégorisent alors les dames aux coiffures extravagantes, la mode de la cour se propageant petit à petit en dehors pour aller vers le plus commun.

Quelques dizaines d&#039;années plus tard, ce sont les demi-mondaines, elles aussi extravagantes dans leurs apparences, qu&#039;on surnommera &quot;les cocottes&quot;, appellation familière des poules, faisant ainsi un écho ironique aux &quot;belles poules&quot; du siècle précédent.

Et plus récemment, c&#039;est familièrement que certains désigneront leur amie de coeur ou leur belle du moment d&#039;un &quot;c&#039;est ma poule&quot;. N&#039;en déplaise à certains fâcheux, il n&#039;y a donc aucun lien dans cette expression avec un quelconque oiseau de basse-cour, en revanche si les machos insistent en ce sens, ils pourraient fort bien se faire voler dans les plumes.

Je vous laisse à l&#039;écoute de Maurice Chevalier d&#039;humeur un peu taquine ce matin : ha !  Si vous connaissiez sa poule !. 
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-la-belle-cocotte-9161</link>
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                <pubDate>Fri, 12 Nov 2021 07:30:00 +0100</pubDate>
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Aborder, c&#039;est le terme exact, puisque la coiffure dont je vais vous parler aujourd&#039;hui prend son origine dans une bataille navale entre les marines royales française et anglaise en juin 1778. Pour ceux qui voulaient entonner &quot;au 31 du mois d’août&quot;, vous attendrez votre tour !

Notre histoire commence sur le pont de la frégate La Belle Poule, en 1778.
Pour vous présenter un peu La Belle Poule, c&#039;est la grande sœur de l&#039;Hermione, de 13 ans son aînée, elle est armée de 26 canons de 12 livres, et porte un équipage de 270 hommes, et déplace 650 tonneaux. Dans son historique, elle présente deux voyages aux Antilles, entre 1767 et 1768; une campagne de recherche de routes maritimes plus rapides dans l&#039;océan Indien, et en 1777, elle transporte de France aux Amérique Silas Deane, l&#039;émissaire de Benjamin Franklin et les précieux traités d&#039;alliance, d&#039;amitié et de commerce franco-américains, excusez du peu... Il est même arrivé que les Anglais la prenne pour une frégate américaine se cachant sous pavillon français, ce à quoi le précédent commandant Charles de Bernard de Marigny, avait répondu :
« Je suis la Belle Poule, frégate du Roi de France ; je viens de la mer et je vais à la mer. Les bâtiments du Roi, mon maître, ne se laissent jamais visiter. »

C&#039;est donc dans ce contexte un peu tendu que, le 17 juin 1778 au soir, la frégate de 12, La Belle Poule, 26 canons, sous le commandement de monsieur Chadeau de la Clocheterie engage le combat contre l&#039;anglaise HMS Arethusa, 34 canons, au large de Roscoff, après avoir refusé de ses rendre malgré les sommations. 

Au bout de 4h de combat, l&#039;Arethusa perd un mât et bat en retraite sous protection de la flotte anglaise. Mais si côté français on déplore 30 morts et une centaine de blessé, il n&#039;en reste pas moins que la victoire est indiscutable et surtout c&#039;est la première de la Royale depuis 1756 !
Si Louis XVI se sert de son combat pour déclarer la guerre à Georges III ; son cousin anglais, à Versailles l&#039;ambiance est tout autre. En effet, Léonard, le coiffeur de la reine décide de créer pour l&#039;occasion une coiffure avec une réplique de la Belle Poule couronnant les cheveux relevés (un exemple ici https://rochefortenhistoire.wordpress.com/2015/04/19/la-coiffure-dite-a-la-belle-poule/). La mode fait fureur et le symbole est repris les coiffures devenant synonymes de liberté et d&#039;indépendance. Les dames deviennent ainsi &quot;les belles poules&quot;.

La mode des pouf &quot;à la circonstance&quot; perdure, et le modèle porté dans les cheveux s&#039;accorde alors aux évènements d&#039;actualité : une feuille de pomme de terre pour promouvoir le légume et lutter contre les famines, un cyprès ou une corne d&#039;abondance pour symboliser le nouveau règne... Il y a même eu un modèle créé avec force de symboliques pour l&#039;inoculation du roi et de son frère contre la petite vérole. 

Les belles poules catégorisent alors les dames aux coiffures extravagantes, la mode de la cour se propageant petit à petit en dehors pour aller vers le plus commun.

Quelques dizaines d&#039;années plus tard, ce sont les demi-mondaines, elles aussi extravagantes dans leurs apparences, qu&#039;on surnommera &quot;les cocottes&quot;, appellation familière des poules, faisant ainsi un écho ironique aux &quot;belles poules&quot; du siècle précédent.

Et plus récemment, c&#039;est familièrement que certains désigneront leur amie de coeur ou leur belle du moment d&#039;un &quot;c&#039;est ma poule&quot;. N&#039;...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Jeu d&#039;épingles et paire de manche </title>
                <description>Que celui ou celle qui n&#039;a jamais tâché ses manches de peinture à l&#039;école lève la main !

Ha les manches, quel ennui ! Toujours ou trop longue ou trop courte...

Mais nos ancêtres avaient la solution, qui d&#039;ailleurs existe encore un peu, quoi qu&#039;appliquée de manière plus pratique. 

Je parle bien entendu des manches amovibles. 

 

Comment ? Cette invention n&#039;est pas dûe aux concepteurs de vêtements de sport ? Hé bien non, elle date, une fois encore, du moyen-âge. 

À cette époque, le tissu est cher, l&#039;entretien compliqué, et les manches sont la partie du vêtement qui s&#039;abîme le plus et le plus vite. Aussi, soit on conçoit des vêtements s&#039;arrêtant à l&#039;épaule, et on s&#039;épargne la peine de coudre une emmanchure - les apprenties couturières, je vous charge d&#039;expliquer la difficulté aux non pratiquants-, soit on y met une manche courte, s&#039;arrêtant selon la mode au milieu du bras ou au coude. 

Je vous entends venir &quot;et l&#039;hiver alors ? &quot; Pas de panique ! les manches sont simplement devenues amovibles, permettant ainsi de suivre la mode, ou tout simplement de changer d&#039;activité, ce qui nécessite parfois &quot;une autre paire de manche&quot;, tout en conservant la même tenue.

 Imaginez, c&#039;est jour de tournois. Les chevaliers défilent, magnifiques, portant des cimiers plus évocateurs les uns que les autres, montés sur les chevaux caparaçonnés à leur couleurs, la parade s&#039;arrête alors face à la tribune d&#039;honneur.

Un preux chevalier s&#039;avance, incline sa lance devant une noble damoiselle pour lui rendre hommage, celle-ci peut lui accorder une faveur. Plutôt que de se défaire de son voile, parce qu&#039;une dame comme il faut ne se retrouve pas &quot;en cheveux&quot;, c&#039;est à dire nu-tête en publique, elle ôtera sa manche, (souvent c&#039;est sa femme de chambre qui la défait, une dame ne sort jamais seule), qu&#039;elle posera autour de la lance. Charge alors à l&#039;écuyer (il faut bien rentabiliser le petit personnel à disposition) de la nouer au bras droit du chevalier qui porte alors les couleurs de sa dame. Et si la manche est abîmée pendant la joute ? Qu&#039;importe, ce n&#039;est qu&#039;une manche, ça se remplace facilement.

Oui mais ça glisse ! 

Là encore, pas d&#039;inquiétude, nos ancêtres ont pensé à tout, jusque dans les détails de coquetterie. On peut choisir la manière selon ses envies, la mode, ou ses moyens financiers.

Une assez simple consiste à nouer des aiguillettes, des petits lacets intégrés au vêtement de corps. Et oui, il y a un lien avec le fait de nouer les aiguillettes d&#039;un homme pour contrarier sa vie conjugale, mais alors on parle des aiguillettes servant à retenir les chausses. 

 Il est aussi possible de lacer la manche à la couture d&#039;épaule, laissant apparaître plus ou moins de tissus de sa chemise, car le système de laçage permet de faire bouffer le tissu, de montrer qu&#039;il est non seulement de qualité, mais en plus qu&#039;on possède suffisamment d&#039;argent pour se permettre d&#039;en consommer plus que le strict nécessaire. Pas besoin de porter tel ou tel tailleur ou couturier pour exposer sa richesse, en plus, ça permet à ces messieurs de gagner en carrure, que demander de plus ? Cette mode va évoluer vers la mode des manches à crevée, qu&#039;on voit très souvent sur les tableaux représentant Roméo et Juliette par exemple.

Autre astuce : les épingles.

Version petit revenus, on place deux épingles par manche, une en haut et une en bas sur le devant pour ne pas se piquer lors des mouvements. Pour les plus aisés, on utilisait quatre épingles, les deux premières comme chez les pauvres, et deux autres sur l&#039;arrière de la manche, signifiant par là qu&#039;on avait assez d&#039;argent pour non seulement posséder suffisamment d&#039;épingles, mais également qu&#039;on employait valet ou chambrière pour aider à s&#039;habiller. De là est arrivée l&#039;expression &quot;tirée à quatre épingle&quot; parlant alors d&#039;une manche bien ajustée par un ou une domestique. 

La mode évolue. les manches se recousent au corps de vêtement mais s&#039;arrêtent souvent au coude, s&#039;ornant de volant pour les oisifs, et se complétant avec des gants ou des mitaines longues pour affronter l&#039;hiver. On conserve ainsi son vêtement principal qu&#039;on protège d&#039;un tablier, sans se compliquer la vie avec des manches trop longue et trop compliquée à entretenir. 

Bien plus tard, lors de la démocratisation de l&#039;emploi de bureau, des manchons amovibles, souvent en coton huilé ou en cuir fin, seront distribués aux employés des administrations ou des banques afin d&#039;épargner leurs manches de chemise des tâches d&#039;encre.

Ces manchons, allant du coude au poignet, aujourd&#039;hui en plastique et jetables sont parfois encore utilisé en agro-alimentaire. 

Amovible, retroussée, protégée, à chaque métier correspond sa paire de manche
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-jeu-depingles-et-paire-de-manche-9160</link>
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                <pubDate>Fri, 22 Oct 2021 07:30:00 +0200</pubDate>
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Ha les manches, quel ennui ! Toujours ou trop longue ou trop courte...

Mais nos ancêtres avaient la solution, qui d&#039;ailleurs existe encore un peu, quoi qu&#039;appliquée de manière plus pratique. 

Je parle bien entendu des manches amovibles. 

 

Comment ? Cette invention n&#039;est pas dûe aux concepteurs de vêtements de sport ? Hé bien non, elle date, une fois encore, du moyen-âge. 

À cette époque, le tissu est cher, l&#039;entretien compliqué, et les manches sont la partie du vêtement qui s&#039;abîme le plus et le plus vite. Aussi, soit on conçoit des vêtements s&#039;arrêtant à l&#039;épaule, et on s&#039;épargne la peine de coudre une emmanchure - les apprenties couturières, je vous charge d&#039;expliquer la difficulté aux non pratiquants-, soit on y met une manche courte, s&#039;arrêtant selon la mode au milieu du bras ou au coude. 

Je vous entends venir &quot;et l&#039;hiver alors ? &quot; Pas de panique ! les manches sont simplement devenues amovibles, permettant ainsi de suivre la mode, ou tout simplement de changer d&#039;activité, ce qui nécessite parfois &quot;une autre paire de manche&quot;, tout en conservant la même tenue.

 Imaginez, c&#039;est jour de tournois. Les chevaliers défilent, magnifiques, portant des cimiers plus évocateurs les uns que les autres, montés sur les chevaux caparaçonnés à leur couleurs, la parade s&#039;arrête alors face à la tribune d&#039;honneur.

Un preux chevalier s&#039;avance, incline sa lance devant une noble damoiselle pour lui rendre hommage, celle-ci peut lui accorder une faveur. Plutôt que de se défaire de son voile, parce qu&#039;une dame comme il faut ne se retrouve pas &quot;en cheveux&quot;, c&#039;est à dire nu-tête en publique, elle ôtera sa manche, (souvent c&#039;est sa femme de chambre qui la défait, une dame ne sort jamais seule), qu&#039;elle posera autour de la lance. Charge alors à l&#039;écuyer (il faut bien rentabiliser le petit personnel à disposition) de la nouer au bras droit du chevalier qui porte alors les couleurs de sa dame. Et si la manche est abîmée pendant la joute ? Qu&#039;importe, ce n&#039;est qu&#039;une manche, ça se remplace facilement.

Oui mais ça glisse ! 

Là encore, pas d&#039;inquiétude, nos ancêtres ont pensé à tout, jusque dans les détails de coquetterie. On peut choisir la manière selon ses envies, la mode, ou ses moyens financiers.

Une assez simple consiste à nouer des aiguillettes, des petits lacets intégrés au vêtement de corps. Et oui, il y a un lien avec le fait de nouer les aiguillettes d&#039;un homme pour contrarier sa vie conjugale, mais alors on parle des aiguillettes servant à retenir les chausses. 

 Il est aussi possible de lacer la manche à la couture d&#039;épaule, laissant apparaître plus ou moins de tissus de sa chemise, car le système de laçage permet de faire bouffer le tissu, de montrer qu&#039;il est non seulement de qualité, mais en plus qu&#039;on possède suffisamment d&#039;argent pour se permettre d&#039;en consommer plus que le strict nécessaire. Pas besoin de porter tel ou tel tailleur ou couturier pour exposer sa richesse, en plus, ça permet à ces messieurs de gagner en carrure, que demander de plus ? Cette mode va évoluer vers la mode des manches à crevée, qu&#039;on voit très souvent sur les tableaux représentant Roméo et Juliette par exemple.

Autre astuce : les épingles.

Version petit revenus, on place deux épingles par manche, une en haut et une en bas sur le devant pour ne pas se piquer lors des mouvements. Pour les plus aisés, on utilisait quatre épingles, les deux p...</itunes:summary>
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? Jack&#039;Hallow&#039;s Eve</title>
                <description>Aujourd&#039;hui, Aliénor va vous parler d&#039;un sujet de saison : Halloween et quelques traditions liées. 

Commençons avec Stingy Jack, plus connu sous le nom de Jack&#039;O&#039;Lantern. Ce vieil homme issu des légendes irlandaises est connu pour trois choses : son taux d&#039;alcoolémie à faire trembler un éthylotest dans son sachet, les oursins dans ses poches, et surtout, avoir arnaqué Satan lui-même à plusieurs reprise. Rassurez-vous, il existe une morale à l&#039;histoire, le diable a donné suite.

Nous commençons donc en Irlande, où la réputation d&#039;affreux de notre Jack dépasse tellement les frontières des comtés voisins de celui où il réside que Lucifer décide de venir le chercher en personne pour le punir en enfer. Le vieil homme, pas impressionné pour un sou, implore la faveur d&#039;une dernière bière au pub, qui lui est accordée. Bien entendu, une fois sur place, Jack se rend compte qu&#039;il n&#039;a pas sur lui de quoi régler sa chope et demande de la monnaie à Satan qui la lui donne. Sauf que notre vieux grincheux, loin d&#039;être stupide, colle la pièce sur une croix en argent qu&#039;il tenait cachée dans sa poche, neutralisant ainsi les pouvoirs de l&#039;ange déchu. Il en profite pour négocier un sursis de 10 ans.

Le délai écoulé, Lulu remonte des Enfers pour récupérer son otage, mais ce dernier lui réclame une pomme. Bien que Méfiant, le diable monte dans le pommier pour cueillir le fruit, et s&#039;y trouve piégé par Jack, qui a encerclé l&#039;arbre avec des croix. Cette fois, notre vieil ivrogne exige que le gardien des enfers le laisse tranquille pour l&#039;éternité.

Les années passent, Jack meurt de sa belle mort, et se voit refuser l&#039;entrée du paradis à cause de ses nombreux péchés. Il descend alors aux enfers mais Satan, fidèle à sa promesse de le laisser tranquille à jamais, lui en interdit l&#039;accès. Il lui donne cependant quelques braises de l&#039;enfer, pour éclairer son errance éternelle entre les mondes. Braises que Jack transporte dans un navet.

Mais comment ce personnage devient le symbole d&#039;Halloween ? Par le sens bien entendu.

Halloween, All Hollow&#039;s Eve, trouve ses origines dans une fête de tradition celte qu&#039;on trouve chez les gaulois sous le nom de Tri Nox Samoni ou la fête de Samhain. C&#039;est la nuit du nouvel an religieux, symbole du passage du monde des humains au monde des esprits, c&#039;est la nuit où se lève le voile qui sépare le monde des vivants de celui des morts, permettant parfois la visite impromptue des errants, comme Jack, dans l&#039;un ou l&#039;autre de ces univers. Ces créatures peuplent les histoires et légendent qui accompagnent cette nuit à forte résonance magique, et inspire les costumes de sorcières, lutins, garous et autres vampires dont les enfants et les plus grands se parent de nos jours pour négocier, &quot;un bonbon ou un sort&quot;

Samhain proviendrait du celte samani signifiant &quot;assemblée&quot; et aurait donné son nom au mois de novembre dans plusieurs cultures gaéliques : Mí na Samhna  en irlandais et An&#039;t-Samhain en écossais et Sounaghyn dans le dialecte de l&#039;ile de Man 

Cette nuit de Samhain représente une période hors du temps, qui n&#039;appartient ni au cycle qui se termine, ni à celui qui commence. La fin de la saison claire et le début de la saison sombre. La mise en repos de la terre, pour qu&#039;elle se régénère et renaisse au printemps suivant. Elle annonce la trêve hivernale pour les guerriers, l&#039;arrêt du travail agraire des paysans...

C&#039;est à partir du VIIIème siècle, sous Grégoire 3 que l’Église déplace la fête de la Toussaints au 1ier Novembre, soit, le lendemain de Samhain. La Toussaints se fêtait auparavant soit après Pâques, soit après la Pentecôte, et son déplacement au 1ier novembre a conduit à la transformation des célébrations de Samhain vers celles de &quot;the eve of all hallow&#039;s day&quot;  puis &quot;All Hallows Eve&quot; en anglais, soit &quot;la veille de tous les saints&quot; ou &quot;la veille de la Toussaint&quot;. C&#039;est lors de l&#039;arrivée massive des migrants irlandais aux États-Unis entre 1845 et 1851, suite à la grande famille que notre ami Jack&#039;O&#039;Lantern a commencé à être creusé dans les citrouilles, plus faciles à trouver sur place que les navets. Vous pouvez retrouver le navet en évocation dans la tête du personnage principal de Tim Burton dans son animé &quot;L&#039;étrange Noël de Mr Jack&quot; où le roi d&#039;Haloween, victime d&#039;une panne de réveil, découvre Noël.

Je vous reparlerai de traditions païennes et d’ancienne religions mêlée de sorcellerie à ce moment-là. Ça vous laisse le temps de travailler vos sortilèges et vos potions en écoutant le son unique.

Belle journée ensorcelée sur Sun !
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-jackhallows-eve-9159</link>
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                <pubDate>Fri, 15 Oct 2021 07:30:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Aujourd&#039;hui, Aliénor va vous parler d&#039;un sujet de saison : Halloween et quelques traditions liées. 

Commençons avec Stingy Jack, plus connu sous le nom de Jack&#039;O&#039;Lantern. Ce vieil homme issu des légendes irlandaises est connu pour trois choses : son taux d&#039;alcoolémie à faire trembler un éthylotest dans son sachet, les oursins dans ses poches, et surtout, avoir arnaqué Satan lui-même à plusieurs reprise. Rassurez-vous, il existe une morale à l&#039;histoire, le diable a donné suite.

Nous commençons donc en Irlande, où la réputation d&#039;affreux de notre Jack dépasse tellement les frontières des comtés voisins de celui où il réside que Lucifer décide de venir le chercher en personne pour le punir en enfer. Le vieil homme, pas impressionné pour un sou, implore la faveur d&#039;une dernière bière au pub, qui lui est accordée. Bien entendu, une fois sur place, Jack se rend compte qu&#039;il n&#039;a pas sur lui de quoi régler sa chope et demande de la monnaie à Satan qui la lui donne. Sauf que notre vieux grincheux, loin d&#039;être stupide, colle la pièce sur une croix en argent qu&#039;il tenait cachée dans sa poche, neutralisant ainsi les pouvoirs de l&#039;ange déchu. Il en profite pour négocier un sursis de 10 ans.

Le délai écoulé, Lulu remonte des Enfers pour récupérer son otage, mais ce dernier lui réclame une pomme. Bien que Méfiant, le diable monte dans le pommier pour cueillir le fruit, et s&#039;y trouve piégé par Jack, qui a encerclé l&#039;arbre avec des croix. Cette fois, notre vieil ivrogne exige que le gardien des enfers le laisse tranquille pour l&#039;éternité.

Les années passent, Jack meurt de sa belle mort, et se voit refuser l&#039;entrée du paradis à cause de ses nombreux péchés. Il descend alors aux enfers mais Satan, fidèle à sa promesse de le laisser tranquille à jamais, lui en interdit l&#039;accès. Il lui donne cependant quelques braises de l&#039;enfer, pour éclairer son errance éternelle entre les mondes. Braises que Jack transporte dans un navet.

Mais comment ce personnage devient le symbole d&#039;Halloween ? Par le sens bien entendu.

Halloween, All Hollow&#039;s Eve, trouve ses origines dans une fête de tradition celte qu&#039;on trouve chez les gaulois sous le nom de Tri Nox Samoni ou la fête de Samhain. C&#039;est la nuit du nouvel an religieux, symbole du passage du monde des humains au monde des esprits, c&#039;est la nuit où se lève le voile qui sépare le monde des vivants de celui des morts, permettant parfois la visite impromptue des errants, comme Jack, dans l&#039;un ou l&#039;autre de ces univers. Ces créatures peuplent les histoires et légendent qui accompagnent cette nuit à forte résonance magique, et inspire les costumes de sorcières, lutins, garous et autres vampires dont les enfants et les plus grands se parent de nos jours pour négocier, &quot;un bonbon ou un sort&quot;

Samhain proviendrait du celte samani signifiant &quot;assemblée&quot; et aurait donné son nom au mois de novembre dans plusieurs cultures gaéliques : Mí na Samhna  en irlandais et An&#039;t-Samhain en écossais et Sounaghyn dans le dialecte de l&#039;ile de Man 

Cette nuit de Samhain représente une période hors du temps, qui n&#039;appartient ni au cycle qui se termine, ni à celui qui commence. La fin de la saison claire et le début de la saison sombre. La mise en repos de la terre, pour qu&#039;elle se régénère et renaisse au printemps suivant. Elle annonce la trêve hivernale pour les guerriers, l&#039;arrêt du travail agraire des paysans...

C&#039;est à partir du VIIIème siècle, sous Grégoire 3 que l’Église déplace la fête de la Toussaints au 1ier Nov...</itunes:summary>
                <itunes:title>Comment c&#039;est arrivé là ? Jack&#039;Hallow&#039;s Eve</itunes:title>
                <itunes:subtitle>Aujourd&#039;hui, Aliénor va vous parler d&#039;un sujet de saison : Halloween et quelques traditions liées. 

Commençons avec Stingy Ja...</itunes:subtitle>
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                    Comment c&#039;est arrivé là ? Jack&#039;Hallow&#039;s Eve
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                <title>Comment c&#039;est arrivé là ? - Qui porte la culotte ?</title>
                <description> Aujourd&#039;hui Aliénor vous raconte comment les culottes sont arrivées dans nos tiroirs. Et non, pas en direct du magasin de lingerie féminine, le chemin est un peu plus tortueux que ça.

À l&#039;origine, la culotte c&#039;est un vêtement masculin qui a été plus ou moins long en fonction des époques. 

Au Moyen-Age, ce sont les chevalier qui portent la culotte par-dessus les chausses pour monter à cheval. Les chausses se sont des grandes chaussettes qui montent jusqu&#039;à l&#039;aine et s&#039;attachent à la chemise ou au pourpoint par des liens. C&#039;est sexy à souhait, mais pas des plus confortable pour passer plusieurs heures en selle. D&#039;ailleurs de nos jours, les cavaliers hommes ou femmes portent des culottes d&#039;équitation, le nom perdure. À cette époque la culotte se porte assez courte, elle s&#039;arrête en haut des cuisses. 

Avec l&#039;arrivée de la Renaissance, elle s&#039;allonge un peu en s&#039;approchant du genou; mais reste le vêtement d&#039;une certaine classe sociale, principalement la Noblesse. C&#039;est là qu&#039;elle commence à s&#039;inviter chez les dames. En effet, Catherine de Médicis, peu populaire à son arrivée à la cour de France, notamment à cause de son ascendance roturière, apporte avec elle dans ses bagages la selle d&#039;amazone, qui lui permet de suivre son beau-père le roi à la chasse, et de gagner ses faveurs. Les selles de dames de l&#039;époque, de simples sièges de côté, n&#039;autorisaient que des déplacement au pas. La selle d&#039;amazone, grâce à ses fourches qui calent la cavalière, offre l&#039;opportunité de galoper, et même pour les plus hardies, de franchir des obstacles.
Mais, car il y a un mais, avec la mode de l&#039;époque, cette manière de monter à cheval, notamment au galop, provoques des envolées de jupes et de jupons, laissant voir les jambes de la princesse. Or, si à l&#039;époque la poitrine n&#039;est pas un organe érotique, la cheville d&#039;une dame, si ! Alors que dire d&#039;une vision jusqu&#039;au dessus du genou ? L&#039;Église s&#039;offusque et impose le port de culotte sous les jupes pour la pratique de l&#039;équitation afin de préserver la pudeur et de garantir les bonnes mœurs de la Cour de France.

Mais que portaient les dames sous leurs jupes à cette époque ? Rien que des jupons et leurs chausses puis, leurs bas, même lorsqu&#039;elles étaient indisposées. Le tissu coûtait très cher à fabriquer et bien peu pouvaient s&#039;offrir la dépense d&#039;un vêtement de dessous supplémentaire.

La culotte de ces messieurs s&#039;allonge pour arriver parfois sous le genou, puis la Révolution la met au placard au profit du pantalon, vêtement emblématique des fameux  &quot;Sans-Culottes&quot; et &quot;porter la culotte&quot; perd alors son sens premier de symbole de richesse et de pouvoir. Au fil du XIXième siècle, elle est petit à petit abandonnée par ces messieurs au profit du pantalon, mais elle persiste néanmoins dans les livrées, c&#039;est à dire les uniformes, des domestiques des grandes maisons. 

Chez les dames, le port de la culotte comme sous-vêtement s&#039;impose peu à peu, tout d&#039;abord chez les plus fortunées, puis, petit à petit, via le système de don des anciens vêtements et la copie des modes des plus riches, dans les couches le plus modestes de la société tout au long du XIXième siècle.

Au cours des 100 voir 150 dernières années, la culotte est devenue l&#039;apanage des dames et sa longueur diminue de plus en plus jusqu&#039;à désormais offrir plusieurs modèles de sous-vêtements du plus large au plus minimaliste, en fonction des goûts de chacune, parce qu&#039;aujourd&#039;hui, le tissu coûte beaucoup moins cher à produire, mais il tient beaucoup moins longtemps également. Les savoir-faire se perdent, ma bonne dame !

Ce sont donc désormais les femmes qui portent la culotte au sens propre du terme, au sens figuré, à chacun de décider pour chez soi. 
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/comment-cest-arrive-la-qui-porte-la-culotte-9158</link>
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                <pubDate>Fri, 08 Oct 2021 07:30:00 +0200</pubDate>
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À l&#039;origine, la culotte c&#039;est un vêtement masculin qui a été plus ou moins long en fonction des époques. 

Au Moyen-Age, ce sont les chevalier qui portent la culotte par-dessus les chausses pour monter à cheval. Les chausses se sont des grandes chaussettes qui montent jusqu&#039;à l&#039;aine et s&#039;attachent à la chemise ou au pourpoint par des liens. C&#039;est sexy à souhait, mais pas des plus confortable pour passer plusieurs heures en selle. D&#039;ailleurs de nos jours, les cavaliers hommes ou femmes portent des culottes d&#039;équitation, le nom perdure. À cette époque la culotte se porte assez courte, elle s&#039;arrête en haut des cuisses. 

Avec l&#039;arrivée de la Renaissance, elle s&#039;allonge un peu en s&#039;approchant du genou; mais reste le vêtement d&#039;une certaine classe sociale, principalement la Noblesse. C&#039;est là qu&#039;elle commence à s&#039;inviter chez les dames. En effet, Catherine de Médicis, peu populaire à son arrivée à la cour de France, notamment à cause de son ascendance roturière, apporte avec elle dans ses bagages la selle d&#039;amazone, qui lui permet de suivre son beau-père le roi à la chasse, et de gagner ses faveurs. Les selles de dames de l&#039;époque, de simples sièges de côté, n&#039;autorisaient que des déplacement au pas. La selle d&#039;amazone, grâce à ses fourches qui calent la cavalière, offre l&#039;opportunité de galoper, et même pour les plus hardies, de franchir des obstacles.
Mais, car il y a un mais, avec la mode de l&#039;époque, cette manière de monter à cheval, notamment au galop, provoques des envolées de jupes et de jupons, laissant voir les jambes de la princesse. Or, si à l&#039;époque la poitrine n&#039;est pas un organe érotique, la cheville d&#039;une dame, si ! Alors que dire d&#039;une vision jusqu&#039;au dessus du genou ? L&#039;Église s&#039;offusque et impose le port de culotte sous les jupes pour la pratique de l&#039;équitation afin de préserver la pudeur et de garantir les bonnes mœurs de la Cour de France.

Mais que portaient les dames sous leurs jupes à cette époque ? Rien que des jupons et leurs chausses puis, leurs bas, même lorsqu&#039;elles étaient indisposées. Le tissu coûtait très cher à fabriquer et bien peu pouvaient s&#039;offrir la dépense d&#039;un vêtement de dessous supplémentaire.

La culotte de ces messieurs s&#039;allonge pour arriver parfois sous le genou, puis la Révolution la met au placard au profit du pantalon, vêtement emblématique des fameux  &quot;Sans-Culottes&quot; et &quot;porter la culotte&quot; perd alors son sens premier de symbole de richesse et de pouvoir. Au fil du XIXième siècle, elle est petit à petit abandonnée par ces messieurs au profit du pantalon, mais elle persiste néanmoins dans les livrées, c&#039;est à dire les uniformes, des domestiques des grandes maisons. 

Chez les dames, le port de la culotte comme sous-vêtement s&#039;impose peu à peu, tout d&#039;abord chez les plus fortunées, puis, petit à petit, via le système de don des anciens vêtements et la copie des modes des plus riches, dans les couches le plus modestes de la société tout au long du XIXième siècle.

Au cours des 100 voir 150 dernières années, la culotte est devenue l&#039;apanage des dames et sa longueur diminue de plus en plus jusqu&#039;à désormais offrir plusieurs modèles de sous-vêtements du plus large au plus minimaliste, en fonction des goûts de chacune, parce qu&#039;aujourd&#039;hui, le tissu coûte beaucoup moins cher à produire, mais il tient b...</itunes:summary>
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