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        <title>Les Enchanteurs</title>
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        <description>Les Enchanteurs (récits d&#039;inspirations païenne)
Une capsule sonore à savourer en famille.

Montez à bord de notre capsule poétique-sonore, et partons à la découverte des Mondes païens !
Chaque épisode est un récit, qui à travers l’exploration des croyances et des coutumes des peuples anciens, nous questionnent sur notre rapport actuel à la Nature et au Vivant. Un format court à savourer en famille, un temps calme, qui bercera les oreilles des plus petits par de douces vibrations et cultivera les plus grands !

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        <language>fr</language>
        <pubDate>Tue, 05 Jul 2022 17:20:00 +0200</pubDate>
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        <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
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            <itunes:name>SUN | Le Son Unique</itunes:name>
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            <title>Les Enchanteurs</title>
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        <copyright>SUN | Le Son Unique</copyright>

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                <title>Enchanteurs - Cernunnos et la déesse Mère</title>
                <description>La balade du jour sonne comme une douce mélodie. C’est une histoire qui ressemble au début d’une histoire d’amour. Au détour d’une clairière, perdue au milieu des fleurs des bois, l’air frais du matin répandant le doux parfum du Printemps… Quand tout à coup le temps s’arrête. Il est là, fièrement posté devant moi, plongeant son regard dans le mien, fier et gracieux à la fois. Je n’entend plus, je ne pense plus, j’essaie de lire en lui. Mon cœur empressé, ne suit plus la cadence. Plus rien d’autre ne compte, seulement soutenir son regard, et m’y perdre encore et encore. J’aperçois sa ramure, majestueuse, à peine cachée derrière quelques branchages. Et quand seulement je reprends mes esprits, l’animal a déjà disparu.

Si les histoires d’amour font tant parler d’elles, depuis la nuit des temps, c’est peut-être parce qu’elles racontent l’ardeur des émotions. Embrasant les cœurs et les foules, elles réveillent le monde endormi par la peur, et nous révèlent l’ingrédient magique : le point de départ de toutes les créations. Pour nos ancêtres gaulois, la plus belle histoire d’amour était celle de la Terre et du Vivant. A travers des personnages mythologiques, ils racontaient le mariage entre l’énergie créatrice et l’espace fertile.

Ce mariage commence avec un dieu créateur, qui prend l’apparence d’un homme portant des bois de cerf sur la tête. On l’appelle Cernunnos, « le dieu cornu ».

Dieu de la forêt et des animaux, grand protecteur de la nature, Dieu de la fertilité et des richesses, Gardien du cycle de vie et de mort. Cernunnos veille et prend soin de la Vie, sous toutes ses formes.

Parmi ses nombreuses représentations, retrouvées notamment en Gaule, Cernunnos peut prendre l’apparence d’un jeune homme, ou d’un vieillard, souvent assis en tailleur et entouré d’animaux. Généreux, il porte dans une main, une corne d’abondance, ou un sac de pièces, et de l’autre un serpent à tête de bélier, en référence aux peuples celtes. Habillé comme l’un des leurs, portant le torque - un collier formé de tiges métalliques entrelacées - comme les guerriers et les rois, Cernunnos est parfois considéré comme le père de tous les gaulois.

Son histoire est celle d’un Dieu cyclique, qui suit le calendrier celtique. Il renaît chaque année, la nuit du Solstice d’Hiver, le 21 décembre, il se marie au début de la saison claire, le 1er mai, et meurt le 21 juin, au Solstice d’été. Sa mort annonçant alors le début de la saison sombre. A chaque étape de sa vie, Cernunnos doit se battre, contre les esprits de l’hiver et de la mort, pour perpétuer le cycle de régénérescence.

Le combat le plus spectaculaire a lieu juste avant son mariage avec la déesse-mère. Chaque année au Printemps, Cernunnos doit faire face au second prétendant de la déesse : le roi de l’Hiver. Finalement, délivrant ses dernières forces, le roi succombe au combat. « Le beau cornu » l’emporte alors et l’union sacrée peut enfin avoir lieu entre le Dieu et la Déesse.

On pense qu’il a existé de nombreux rites et célébrations en l’honneur du Dieu Cernunnos.

Des offrandes consistant à lui réserver le dernier grain de la récolte de l’année précédente, ou encore, des danses, au pied d’un grand mat, symbole de sa masculinité, autour duquel on tend des tissus de toutes les couleurs qui s’enroulent et se tressent, au rythme de la musique… On lui a consacré des danses évocatrices, où on frappe du pied, ou à l’aide d’un bâton, afin de réveiller la déesse-mère, comme on réveillerait la Terre au Printemps.

La légende du Dieu Cernunnos et de son mariage avec la déesse vit encore. Aux côtés d’autres traditions et mythologies celtiques, elle est mise en scène chaque année, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, lors d’un grand festival à Édimbourg, en Écosse. Au son des cornes et des tambours, la ville s’embrase et brille de tous les feux allumés en l’honneur des Dieux. Un grand défilé a lieu, avec des milliers de personnes costumées et maquillées, à l’image des esprits de l’hiver et du printemps, des danseurs, des jongleurs et des acrobates. Tous et toutes rejouent la scène des combats, jusqu’à ce que le personnage de la déesse-mère rencontre celui du Dieu Cornu, sur la colline de Calton Hill. Alors, une fois réunis, d’une seule main, ils portent ensemble la torche jusqu’au pied du grand brasier.

Le dieu Cernunnos semble ainsi indissociable de la déesse-mère. Il porte en lui le souffle, l’inspiration, l’étincelle, l’inexplicable force qui l’entraîne irrésistiblement vers le royaume luxuriant de la déesse. Et chaque année, chaque jour, chaque seconde en ce monde, le magnétisme qui les attire l’un vers l’autre se reproduit. C’est l’histoire d’un lien mystérieux entre deux opposés. Pour nos ancêtres, de cette union naissait l’incarnation de la vie sur Terre. C’est une histoire qui semble plus vieille que le monde… Et que chaque être vivant porte désormais en lui. Le désir d’exprimer ce qui surgit en soi, ce qui brûle, ce qui exalte. Le désir de créer, d’allumer la flamme, ou de transmettre le souffle de vie. Le désir d’embrasser toutes les parties de soi, et d’être libre.

Au détour d’une clairière, perdue au milieu des fleurs des bois, dans son regard, saisissant, c’est la liberté qui m’appelle. J’entrevois toutes les promesses d’une vie nouvelle, me rapprochant de ma vraie nature. Ces instants suspendus, cette aventure que l’on partage brusquement, changera intimement nos êtres. C’est ce que l’on raconte… Il y a des rencontres qui ne s’oublient pas, et qui vous transforment pour toujours. Une planète, un océan, un pays, une montagne, un animal, un dieu, une déesse, un homme, une femme. A quoi ressemblent ces liens que l’on créent, et qui façonnent notre monde ? Et à quoi ressemblerait notre monde, si on prenait soin de ces liens ?

Céline Bouglé
Julien Weber
 
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/enchanteurs-cernunnos-et-la-deesse-mere-9237</link>
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                <pubDate>Tue, 05 Jul 2022 17:20:00 +0200</pubDate>
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                <itunes:summary>La balade du jour sonne comme une douce mélodie. C’est une histoire qui ressemble au début d’une histoire d’amour. Au détour d’une clairière, perdue au milieu des fleurs des bois, l’air frais du matin répandant le doux parfum du Printemps… Quand tout à coup le temps s’arrête. Il est là, fièrement posté devant moi, plongeant son regard dans le mien, fier et gracieux à la fois. Je n’entend plus, je ne pense plus, j’essaie de lire en lui. Mon cœur empressé, ne suit plus la cadence. Plus rien d’autre ne compte, seulement soutenir son regard, et m’y perdre encore et encore. J’aperçois sa ramure, majestueuse, à peine cachée derrière quelques branchages. Et quand seulement je reprends mes esprits, l’animal a déjà disparu.

Si les histoires d’amour font tant parler d’elles, depuis la nuit des temps, c’est peut-être parce qu’elles racontent l’ardeur des émotions. Embrasant les cœurs et les foules, elles réveillent le monde endormi par la peur, et nous révèlent l’ingrédient magique : le point de départ de toutes les créations. Pour nos ancêtres gaulois, la plus belle histoire d’amour était celle de la Terre et du Vivant. A travers des personnages mythologiques, ils racontaient le mariage entre l’énergie créatrice et l’espace fertile.

Ce mariage commence avec un dieu créateur, qui prend l’apparence d’un homme portant des bois de cerf sur la tête. On l’appelle Cernunnos, « le dieu cornu ».

Dieu de la forêt et des animaux, grand protecteur de la nature, Dieu de la fertilité et des richesses, Gardien du cycle de vie et de mort. Cernunnos veille et prend soin de la Vie, sous toutes ses formes.

Parmi ses nombreuses représentations, retrouvées notamment en Gaule, Cernunnos peut prendre l’apparence d’un jeune homme, ou d’un vieillard, souvent assis en tailleur et entouré d’animaux. Généreux, il porte dans une main, une corne d’abondance, ou un sac de pièces, et de l’autre un serpent à tête de bélier, en référence aux peuples celtes. Habillé comme l’un des leurs, portant le torque - un collier formé de tiges métalliques entrelacées - comme les guerriers et les rois, Cernunnos est parfois considéré comme le père de tous les gaulois.

Son histoire est celle d’un Dieu cyclique, qui suit le calendrier celtique. Il renaît chaque année, la nuit du Solstice d’Hiver, le 21 décembre, il se marie au début de la saison claire, le 1er mai, et meurt le 21 juin, au Solstice d’été. Sa mort annonçant alors le début de la saison sombre. A chaque étape de sa vie, Cernunnos doit se battre, contre les esprits de l’hiver et de la mort, pour perpétuer le cycle de régénérescence.

Le combat le plus spectaculaire a lieu juste avant son mariage avec la déesse-mère. Chaque année au Printemps, Cernunnos doit faire face au second prétendant de la déesse : le roi de l’Hiver. Finalement, délivrant ses dernières forces, le roi succombe au combat. « Le beau cornu » l’emporte alors et l’union sacrée peut enfin avoir lieu entre le Dieu et la Déesse.

On pense qu’il a existé de nombreux rites et célébrations en l’honneur du Dieu Cernunnos.

Des offrandes consistant à lui réserver le dernier grain de la récolte de l’année précédente, ou encore, des danses, au pied d’un grand mat, symbole de sa masculinité, autour duquel on tend des tissus de toutes les couleurs qui s’enroulent et se tressent, au rythme de la musique… On lui a consacré des danses évocatrices, où on frappe du pied, ou à l’aide d’un bâton, afin de réveiller la déesse-mère, comme on réveillerait la Terre au P...</itunes:summary>
                <itunes:title>Enchanteurs - Cernunnos et la déesse Mère</itunes:title>
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                    Enchanteurs - Cernunnos et la déesse Mère
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                <title>Enchanteurs - ep5. le secret des oghams</title>
                <description>Il était une fois, des hommes et des femmes qui faisaient partie intégrante de la nature, et pour qui, tout était langage : l’oiseau en vol, la trace d’un animal, les vents ou les pluies qui s’abattent, le comportement des plantes, et des arbres. 

Ces hommes et ces femmes étaient philosophes, architectes, ou astronomes ; conseillers des rois, juges et diplomates ; ou encore poètes, guérisseurs, ils étaient les prêtres ou prêtresses des Dieux et déesses, interprètes entre le monde et l’Autre Monde. Ils étaient Druides et Druidesses.
Les grands sages des peuples celtes et gaulois de l’Antiquité. 

Pour ces êtres aux sens affinés, la forêt est un temple empli de messages précieux qu’il vaut mieux savoir lire et honorer. Les Druides et les Druidesses croyaient en la présence des Dieux, dans chaque élément constituant notre monde. Ainsi, chaque être vivant pouvait livrer un enseignement sacré. Et dans la forêt, leurs plus grands maîtres étaient les arbres. 

Ces hommes et ces femmes dont le mystère demeure encore aujourd’hui…
Eux qui savaient pourtant lire et écrire, refusaient de figer leur savoir sur le papier, parce qu’ils le voulaient éternellement vivant. Ils le transmettaient uniquement à l’oral, aux jeunes gens dignes de le recevoir, au cours de longues années de formation. Tant de légendes et si peu de traces donc, de ces gardiens des savoirs et des traditions. 

Pourtant, il semble qu’ils aient semé quelques cailloux sur le chemin de l’Histoire. Au fil des siècles en effet, des gravures sont découvertes à plusieurs endroits : comme des griffes dans la pierre ou le bois. Des symboles énigmatiques, un code secret, une écriture cachée ?
L’alphabet des Druides se révèle alors peu à peu, ces lettres étranges se nomment les oghams, en l’honneur du Dieu qui les aurait inventé : Ogma.

Dans la mythologie celtique, Ogma est le Dieu de l’éloquence, « seigneur du savoir », grand magicien, à la fois poète et guerrier, dont l’arme la plus redoutable est le verbe, il terrasse ses ennemis par la parole.
Ouvrant des chemins par les mots, Ogma est aussi celui qui communique et navigue entre les mondes, accompagnant les âmes vers l’Autre Monde. 
Ogma, aux cheveux blanc et à la peau rugueuse, brûlée par le soleil, ressemble à ce vieux sage que nous connaissons dans les contes, celui qui sait, et que le bruit du monde ne peut atteindre. Il représente notre sagesse supérieure et notre intelligence.

25 symboles correspondant à 25 lettres, ou « oghams », constituent l’alphabet oghamique. Chacun de ses 25 caractères porte le nom d’un arbre sacré pour les Druides, à l’exception de la 25e qui porte le nom de la mer. Cet alphabet ne semblait destiné ni à l’écriture, ni à la parole, mais plutôt utilisé comme un outil divinatoire. 
Un alphabet pour saisir des messages qui viendraient des mondes invisibles. 

Les 13 premiers oghams correspondent aux 13 mois du calendrier des Druides : 13 mois, 13 cycles lunaires, 13 arbres sacrés. « Beth » est le premier ogham, il s’agit du bouleau, l’arbre du renouveau, cet arbre qui repousse le premier après un incendie, accompagne la période du nouvel an celtique, le commencement. « Duir », le chêne, trône quant à lui à la 7e place, au moment du solstice d’été, solaire et fort, comme en témoignent ses racines et son tronc majestueux. 
Luis, Fearn, Saille, Nion, Tinne, Coll, Quert, Muin, Gort, Ruis, Ailim, Phagos...
Sorbier, Aulne, Saule, Frêne, Houx, Noisetier, Pommier, Vigne, Lierre, Sureau, Sapin, Hêtre...
Chaque lettre est la porte vers un monde, une énergie, une quête, dont l’arbre en est le gardien. L’intuition, le voyage, la justice, le courage, la guérison, la mort, le silence, la lumière...
Et si l’arbre est un si bon maître, c’est justement parce qu’il sait accompagner chaque élève, délivrant à chacun un message unique. Comme les Druides il y a des millénaires, dont la sensibilité relevait du prodige, l’arbre parle à celui ou celle qui sait écouter. 

Au pied d’un vieil arbre, levant les yeux vers lui, on pense souvent à tout ce qu’il sait, tout ce dont il a été témoin et tout ce qu’il aurait à nous dire. Si nous avons besoin de prendre de la hauteur sur les choses, en grimpant à ses branches, notre point de vue change, une fois hissé à la cime. Parce que l’arbre et le vieux sage ne font qu’un. Peut-être l’esprit du Dieu Ogma est-il en chaque arbre, comme le pensaient les Druides, ou bien, les arbres ont-ils inspiré leur personnification sous les traits du vieil homme… 
Alors, dites-nous, cet arbre auprès duquel vous allez vous balader, vous adosser ou vous abriter, qu&#039;aurait-il à vous dire ?

Céline Bouglé
Julien Weber

 
</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/enchanteurs-ep5-le-secret-des-oghams-9236</link>
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                <pubDate>Tue, 19 Apr 2022 17:20:00 +0200</pubDate>
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Ces hommes et ces femmes étaient philosophes, architectes, ou astronomes ; conseillers des rois, juges et diplomates ; ou encore poètes, guérisseurs, ils étaient les prêtres ou prêtresses des Dieux et déesses, interprètes entre le monde et l’Autre Monde. Ils étaient Druides et Druidesses.
Les grands sages des peuples celtes et gaulois de l’Antiquité. 

Pour ces êtres aux sens affinés, la forêt est un temple empli de messages précieux qu’il vaut mieux savoir lire et honorer. Les Druides et les Druidesses croyaient en la présence des Dieux, dans chaque élément constituant notre monde. Ainsi, chaque être vivant pouvait livrer un enseignement sacré. Et dans la forêt, leurs plus grands maîtres étaient les arbres. 

Ces hommes et ces femmes dont le mystère demeure encore aujourd’hui…
Eux qui savaient pourtant lire et écrire, refusaient de figer leur savoir sur le papier, parce qu’ils le voulaient éternellement vivant. Ils le transmettaient uniquement à l’oral, aux jeunes gens dignes de le recevoir, au cours de longues années de formation. Tant de légendes et si peu de traces donc, de ces gardiens des savoirs et des traditions. 

Pourtant, il semble qu’ils aient semé quelques cailloux sur le chemin de l’Histoire. Au fil des siècles en effet, des gravures sont découvertes à plusieurs endroits : comme des griffes dans la pierre ou le bois. Des symboles énigmatiques, un code secret, une écriture cachée ?
L’alphabet des Druides se révèle alors peu à peu, ces lettres étranges se nomment les oghams, en l’honneur du Dieu qui les aurait inventé : Ogma.

Dans la mythologie celtique, Ogma est le Dieu de l’éloquence, « seigneur du savoir », grand magicien, à la fois poète et guerrier, dont l’arme la plus redoutable est le verbe, il terrasse ses ennemis par la parole.
Ouvrant des chemins par les mots, Ogma est aussi celui qui communique et navigue entre les mondes, accompagnant les âmes vers l’Autre Monde. 
Ogma, aux cheveux blanc et à la peau rugueuse, brûlée par le soleil, ressemble à ce vieux sage que nous connaissons dans les contes, celui qui sait, et que le bruit du monde ne peut atteindre. Il représente notre sagesse supérieure et notre intelligence.

25 symboles correspondant à 25 lettres, ou « oghams », constituent l’alphabet oghamique. Chacun de ses 25 caractères porte le nom d’un arbre sacré pour les Druides, à l’exception de la 25e qui porte le nom de la mer. Cet alphabet ne semblait destiné ni à l’écriture, ni à la parole, mais plutôt utilisé comme un outil divinatoire. 
Un alphabet pour saisir des messages qui viendraient des mondes invisibles. 

Les 13 premiers oghams correspondent aux 13 mois du calendrier des Druides : 13 mois, 13 cycles lunaires, 13 arbres sacrés. « Beth » est le premier ogham, il s’agit du bouleau, l’arbre du renouveau, cet arbre qui repousse le premier après un incendie, accompagne la période du nouvel an celtique, le commencement. « Duir », le chêne, trône quant à lui à la 7e place, au moment du solstice d’été, solaire et fort, comme en témoignent ses racines et son tronc majestueux. 
Luis, Fearn, Saille, Nion, Tinne, Coll, Quert, Muin, Gort, Ruis, Ailim, Phagos...
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                    Enchanteurs - ep5. le secret des oghams
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                <title>Enchanteurs - ep.4  Portraits de Déesses</title>
                <description>Je suis celle qui a eu l’audace de naître femme,
Sortie du crâne de mon père,
Portant déjà les armes et le casque
Je suis celle qui se battait pour l’équité
Entre les dieux et les hommes,
Entre les hommes et les femmes
Celle qui n’a jamais voulu souffrir d’orgueil
Qui préférait gagner par la ruse et briller par la sagesse
Là où tant d’autres n’écoutaient que les passions qui les traversent
J’ai inspiré force et courage
Dans tous les combats pour la paix
Ensemble, nous avons bâti des maisons, des navires,
Et tissé la toile du monde
J’ai soufflé les stratèges aux plus grands héros de l’histoire
Je ne suis pas mère, mais j’ai donné naissance à tant d’idées
Je suis une chouette, clairvoyante
Je suis le bouclier et la lance
Je suis la militante
Je suis Athéna 

---
Je suis celle qui est née parmi les Dieux
Mais qui n’a jamais été comme eux
Fille du soleil et de l’océan
Je suis celle qu’ils ont moquée, diminuée, exilée
Ce que je suis, je ne le dois qu’à moi-même
Puissante magicienne, terrible enchanteresse
Mon corps est une île, un temple majestueux
Surplombant la mer en haut d’un grand rocher
Les marins qui accostent mon rivage
S’y perdent ou s’y retrouvent
En buvant de ma coupe,
Ils deviennent loups, lions - ou porcs
Je suis celle qu’on ne dupe pas
Quand je vous regarde droit dans les yeux
Je suis celle qui peut vous offrir le plus beau des voyages
Ou le funeste séjour
Là où je suis,
Je suis souveraineté
Je suis Circé 

---
Je suis venue au monde avec un frère solaire
Et je suis son reflet le plus palpable dans la nuit
Née la première pour aider ma mère
Dans les douleurs de l’enfantement
Je suis là pour guider et protéger la vie
Je foule avec toi le sentier de la forêt
En haut des monts, loin du bruit des hommes
Mes amis ne parlent pas
Je chasse de mon arc argenté
Ceux et celles qui n’ont pas su respecter
Ma vraie nature
Je chasse pour le sacrifice
de la mort pour la vie
Je suis dans les rêves ambitieux
De chaque jeune fille
Je suis dans les bois d’un cerf majestueux
Ou dans le regard d’une biche
Je suis le croissant de lune
Je suis l’insaisissable
Je suis Artémis 

---
Je suis celle qui a été créée
A partir de la terre
Et à l’image de l’Invisible
Je suis celle qui a dit non
Qui n’était pas là où on l’attendait
On me demandait soumission
Quand je voulais l’union
Je me suis offerte la liberté
Quand ils ont cru me condamner
Je suis une créature maudite
N’osant plus approcher un enfant
Dormant au fond de la crypte
Hors du temps
Je demeure sauvage
Épousant mes ombres
Je suis celle qui a écrit une autre histoire
Parce que je n’ai jamais eu peur
Je suis le vent
Je suis l’indomptable
Je suis Lilith 

___
Je suis l’origine de toutes les naissances,
Aux 4 coins du monde et de tous temps,
Quelque soit le nom et le visage que l’on me donne
Quelque chose en moi ne change jamais
Je suis l’amour inconditionnel
Mes bras sont assez grands 
Pour embrasser l’univers tout entier
Je suis le chaudron qui a vu apparaître 
L’humanité
Ma magie n’a aucune frontière
Ni le temps, ni la mort
S’il le faut
Je peux retourner ciel et terre
Inverser le cours de l’histoire
Je suis une vague
Qui berce ou qui submerge
Je suis une corne d’abondance
Qui donne inlassablement
Ce dont on a le plus besoin 
Je suis la grotte où tu es en sécurité
Je suis le murmure de la roche
Je suis une caresse
Je suis mère
Je suis Gaïa
Je suis Isis
Je suis Vénus
Je suis la grande déesse

Céline Bouglé
Julien Weber
</description>
                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/enchanteurs-ep4-portraits-de-deesses-9235</link>
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                <pubDate>Tue, 15 Mar 2022 17:20:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Je suis celle qui a eu l’audace de naître femme,
Sortie du crâne de mon père,
Portant déjà les armes et le casque
Je suis celle qui se battait pour l’équité
Entre les dieux et les hommes,
Entre les hommes et les femmes
Celle qui n’a jamais voulu souffrir d’orgueil
Qui préférait gagner par la ruse et briller par la sagesse
Là où tant d’autres n’écoutaient que les passions qui les traversent
J’ai inspiré force et courage
Dans tous les combats pour la paix
Ensemble, nous avons bâti des maisons, des navires,
Et tissé la toile du monde
J’ai soufflé les stratèges aux plus grands héros de l’histoire
Je ne suis pas mère, mais j’ai donné naissance à tant d’idées
Je suis une chouette, clairvoyante
Je suis le bouclier et la lance
Je suis la militante
Je suis Athéna 

---
Je suis celle qui est née parmi les Dieux
Mais qui n’a jamais été comme eux
Fille du soleil et de l’océan
Je suis celle qu’ils ont moquée, diminuée, exilée
Ce que je suis, je ne le dois qu’à moi-même
Puissante magicienne, terrible enchanteresse
Mon corps est une île, un temple majestueux
Surplombant la mer en haut d’un grand rocher
Les marins qui accostent mon rivage
S’y perdent ou s’y retrouvent
En buvant de ma coupe,
Ils deviennent loups, lions - ou porcs
Je suis celle qu’on ne dupe pas
Quand je vous regarde droit dans les yeux
Je suis celle qui peut vous offrir le plus beau des voyages
Ou le funeste séjour
Là où je suis,
Je suis souveraineté
Je suis Circé 

---
Je suis venue au monde avec un frère solaire
Et je suis son reflet le plus palpable dans la nuit
Née la première pour aider ma mère
Dans les douleurs de l’enfantement
Je suis là pour guider et protéger la vie
Je foule avec toi le sentier de la forêt
En haut des monts, loin du bruit des hommes
Mes amis ne parlent pas
Je chasse de mon arc argenté
Ceux et celles qui n’ont pas su respecter
Ma vraie nature
Je chasse pour le sacrifice
de la mort pour la vie
Je suis dans les rêves ambitieux
De chaque jeune fille
Je suis dans les bois d’un cerf majestueux
Ou dans le regard d’une biche
Je suis le croissant de lune
Je suis l’insaisissable
Je suis Artémis 

---
Je suis celle qui a été créée
A partir de la terre
Et à l’image de l’Invisible
Je suis celle qui a dit non
Qui n’était pas là où on l’attendait
On me demandait soumission
Quand je voulais l’union
Je me suis offerte la liberté
Quand ils ont cru me condamner
Je suis une créature maudite
N’osant plus approcher un enfant
Dormant au fond de la crypte
Hors du temps
Je demeure sauvage
Épousant mes ombres
Je suis celle qui a écrit une autre histoire
Parce que je n’ai jamais eu peur
Je suis le vent
Je suis l’indomptable
Je suis Lilith 

___
Je suis l’origine de toutes les naissances,
Aux 4 coins du monde et de tous temps,
Quelque soit le nom et le visage que l’on me donne
Quelque chose en moi ne change jamais
Je suis l’amour inconditionnel
Mes bras sont assez grands 
Pour embrasser l’univers tout entier
Je suis le chaudron qui a vu apparaître 
L’humanité
Ma magie n’a aucune frontière
Ni le temps, ni la mort
S’il le faut
Je peux retourner ciel et terre
Inverser le cours de l’histoire
Je suis une vague
Qui berce ou qui submerge
Je suis une corne d’abondance
Qui donne inlassablement
Ce dont on a le plus besoin 
Je suis la grotte où tu es en sécurité
Je suis le murmure de la roche
Je suis une caresse
Je suis mère
Je suis Gaïa
Je suis Isis
Je suis Vénus
Je suis la grande déesse...</itunes:summary>
                <itunes:title>Enchanteurs - ep.4  Portraits de Déesses</itunes:title>
                <itunes:subtitle>Je suis celle qui a eu l’audace de naître femme,
Sortie du crâne de mon père,
Portant déjà les armes et le casque
Je suis cel...</itunes:subtitle>
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                    Enchanteurs - ep.4  Portraits de Déesses
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                    <item>
                <title>Enchanteurs - ep.3 Brigit, déesse mère</title>
                <description>C’est l’hiver. Dehors le soleil se lève timidement à travers la brume d’un matin blanc. Ici ou là, il y a même de la neige. Ce soir, ce sera encore un soir au coin du feu, recroquevillés les uns près des autres, les yeux rivés sur la flamme.
On se souvient des couleurs de l’été, sur les sentiers, en haut des montagnes, et dans les vallées. L’hiver s’est désormais bien installé. On dirait que tout est éteint, que plus rien ne vit. On dirait que plus personne n’habite ici. Et pourtant, dans le ventre de la terre… Là sous nos pieds, loin de nos regards, à l’abri des gelées et du vent, c’est tout un monde qui résiste. Parmi les animaux et les insectes, il y a ceux qui économisent leur énergie en dormant profondément, d’autres qui ont réduit leurs activités au strict minimum, et ceux qui au contraire s’évertuent chaque jour à trouver de quoi subsister. 

Tous attendent patiemment. Ils guettent l’heure à laquelle se lève et se couche le soleil et observent les changements de températures… Tous, végétaux et animaux, concentrant leurs énergies, puisant dans leurs ressources profondes, préparent le réveil de la nature. L’aurore de l’année, ce moment presque invisible mais si précieux pour la nature est placé sous la protection d’une des déesses les plus importantes de la mythologie celtique. 

La déesse Brigit, déesse des arts, des forgerons, de la magie et de la médecine est associée au Printemps et à la fertilité. Brigit, Brigantia ou Bride, selon les langues et les pays, semblait toujours vouloir désigner « la Très brillante ». Née avec une colonne de feu au-dessus de la tête, comme un soleil levant, la déesse de l’aurore vient réchauffer la terre. Elle trône aux prémices du Printemps. Elle veille sur tous les foyers, celui de la maison ou de la forge, dessinant à travers les flammes, sa longue chevelure rousse. Et en tant que déesse mère, Brigit porte en elle la flamme de la vie sur Terre.

En Irlande, les légendes autour de la déesse se racontent encore aujourd’hui. Parmi elles, on raconte la légende du manteau de Brigit. Un grand manteau sous lequel on pourrait se réchauffer, un manteau magique… On raconte par exemple que chaque année, au début du mois de février, la déesse parcourait le pays tout entier, allant de maison en maison, visitant tous les champs et tous les villages, et qu’après le passage de la traine de son manteau, se dessinait le paysage du Printemps. Le manteau de Brigitte faisait fondre la neige et reverdir les prairies. Bientôt apparaissent les premiers bourgeons et les premières fleurs, et naissent les premiers agneaux. Pour nos ancêtres qui vivaient des réserves depuis plusieurs mois, le retour du lait frais est un évènement qui mérite d’être célébré. 

Imbolc, la fête du printemps celtique, célébrée le 1er février, honorait justement la déesse Brigit. Les Druides ont appelé ainsi ce jour sacré, signifiant « lait de brebis ». Il célèbre la naissance et le renouvellement des moutons et des chèvres, que l’on appelle « l’agnelage ». En remerciement pour la déesse de la fertilité, on versait alors un peu de lait sur la Terre. Avec le lait frais, des œufs et ce qu’il nous reste de farine, le tout mélangé et sauté à la poêle, on déguste les premières crêpes. Une tradition est née. Des siècles plus tard, le plaisir est resté le même pour les gourmands qui dégustent encore les crêpes et autres merveilles sucrées.

Si importante aux cœurs des Irlandais, la déesse Brigit n’a jamais vraiment disparu. Devenue Sainte Brigitte, sa légende se transforme. Désormais on raconte qu’un jour, Brigitte s’était présentée devant le roi d’Irlande pour lui demander un morceau de terre pour son troupeau, mais alors que celui-ci refusait. Elle était parvenue à le convaincre en lui demandant seulement un morceau de terre que son manteau arriverait à recouvrir. Le roi avait accepté, et Brigitte avait laissé tomber son manteau au sol. Alors le manteau s’était allongé jusqu’à recouvrir tout le pays. 

C’est ainsi que Brigitte serait devenue la protectrice des Irlandais. La déesse mère-veilleuse n’est jamais très loin de ceux ou celles dont le cœur a besoin de chaleur. Dans le ventre de la déesse, comme dans le ventre de la Terre, la vie crépite sans cesse. Face aux dernières tempêtes de l’hiver, à l’aube du changement, le feu de Brigit se veut rassurant. Il inspire à nouveau. Et le cycle recommence, laissant bientôt éclater la lumière du Printemps.

Dehors c’est encore l’hiver. Et pourtant, dans la maison, les crêpes ont un parfum de fête. Depuis la fenêtre, on peut apercevoir à travers le manteau blanc, de jolies fleurs en clochettes qui perçent la neige fièrement. On aurait dit les messagers d’une déesse d’un autre temps…

Texte et voix : Céline Bouglé
Mixage : Julien Weber
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/enchanteurs-ep3-brigit-deesse-mere-9234</link>
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                <pubDate>Tue, 08 Feb 2022 17:20:00 +0100</pubDate>
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On se souvient des couleurs de l’été, sur les sentiers, en haut des montagnes, et dans les vallées. L’hiver s’est désormais bien installé. On dirait que tout est éteint, que plus rien ne vit. On dirait que plus personne n’habite ici. Et pourtant, dans le ventre de la terre… Là sous nos pieds, loin de nos regards, à l’abri des gelées et du vent, c’est tout un monde qui résiste. Parmi les animaux et les insectes, il y a ceux qui économisent leur énergie en dormant profondément, d’autres qui ont réduit leurs activités au strict minimum, et ceux qui au contraire s’évertuent chaque jour à trouver de quoi subsister. 

Tous attendent patiemment. Ils guettent l’heure à laquelle se lève et se couche le soleil et observent les changements de températures… Tous, végétaux et animaux, concentrant leurs énergies, puisant dans leurs ressources profondes, préparent le réveil de la nature. L’aurore de l’année, ce moment presque invisible mais si précieux pour la nature est placé sous la protection d’une des déesses les plus importantes de la mythologie celtique. 

La déesse Brigit, déesse des arts, des forgerons, de la magie et de la médecine est associée au Printemps et à la fertilité. Brigit, Brigantia ou Bride, selon les langues et les pays, semblait toujours vouloir désigner « la Très brillante ». Née avec une colonne de feu au-dessus de la tête, comme un soleil levant, la déesse de l’aurore vient réchauffer la terre. Elle trône aux prémices du Printemps. Elle veille sur tous les foyers, celui de la maison ou de la forge, dessinant à travers les flammes, sa longue chevelure rousse. Et en tant que déesse mère, Brigit porte en elle la flamme de la vie sur Terre.

En Irlande, les légendes autour de la déesse se racontent encore aujourd’hui. Parmi elles, on raconte la légende du manteau de Brigit. Un grand manteau sous lequel on pourrait se réchauffer, un manteau magique… On raconte par exemple que chaque année, au début du mois de février, la déesse parcourait le pays tout entier, allant de maison en maison, visitant tous les champs et tous les villages, et qu’après le passage de la traine de son manteau, se dessinait le paysage du Printemps. Le manteau de Brigitte faisait fondre la neige et reverdir les prairies. Bientôt apparaissent les premiers bourgeons et les premières fleurs, et naissent les premiers agneaux. Pour nos ancêtres qui vivaient des réserves depuis plusieurs mois, le retour du lait frais est un évènement qui mérite d’être célébré. 

Imbolc, la fête du printemps celtique, célébrée le 1er février, honorait justement la déesse Brigit. Les Druides ont appelé ainsi ce jour sacré, signifiant « lait de brebis ». Il célèbre la naissance et le renouvellement des moutons et des chèvres, que l’on appelle « l’agnelage ». En remerciement pour la déesse de la fertilité, on versait alors un peu de lait sur la Terre. Avec le lait frais, des œufs et ce qu’il nous reste de farine, le tout mélangé et sauté à la poêle, on déguste les premières crêpes. Une tradition est née. Des siècles plus tard, le plaisir est resté le même pour les gourmands qui dégustent encore les crêpes et autres merveilles sucrées.

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                <itunes:title>Enchanteurs - ep.3 Brigit, déesse mère</itunes:title>
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                    <item>
                <title>Enchanteurs - ep.2 Yule, de l&#039;ombre à la lumière</title>
                <description>On raconte qu’il y a très longtemps, une nuit noire et glaciale s’était abattue sur le monde. Cette nuit avait semblé durer des jours et des jours… Elle était si longue que les gens de l’époque ont cru qu’elle ne se finirait jamais. Ils pensaient ne jamais revoir le soleil se lever. Pourtant, ils n’ont pas perdu espoir. Pour s’éclairer et se réchauffer, ils avaient allumé des feux et entretenaient les flammes pour qu’elles ne s’éteignent jamais… Et alors qu’ils étaient épuisés par cette longue nuit, juste avant de perdre tout espoir, enfin, ils virent les premiers rayons du soleil illuminer l’horizon. 

Cette lumière semblait magique, c’était la renaissance du soleil. Et cette magie s’est transmise au fil des millénaires… Aujourd’hui encore, le lendemain de la nuit la plus longue de l’année, le 21 décembre, avec l&#039;arrivée de l&#039;hiver, de nombreuses personnes célèbrent la renaissance du soleil. 

Cette histoire a permis d’écrire d’autres histoires. Nos ancêtres celtes par exemple, racontaient qu’au cours de cette même nuit, les arbres-roi de la forêt, le roi Houx et le roi Chêne, s’affrontaient dans un terrible et long combat. Le roi Houx, qui régnait depuis le solstice d’été et imposait des jours courts et des nuits de plus en plus longues, perdit finalement la bataille face au roi Chêne. Celui-ci promettait des jours de plus en plus longs et des nuits courtes, jusqu’au prochain solstice où les deux arbres-rois s’affronteront à nouveau. 

C’est au cours de cette nuit magique du solstice d’hiver, que tout commence. Les celtes considéraient seulement deux saisons, la saison sombre et la saison claire. Ainsi, pour eux, l’année s’ouvrait sur la saison sombre car la lumière naît de l’obscurité. Toutes les naissances se préparent dans l’obscurité : l’enfant dans le ventre de sa mère, la graine enfouie dans la terre, ou l’aube dans la nuit.

La magie est parvenue jusqu’à nous. Désormais en décembre, de nouveaux récits nous enchantent, mais certains symboles ont traversé le temps. Savez-vous pourquoi nous dégustons une bûche lors du repas de fête ? Il s’agit d’une ancienne tradition qui consistait à brûler une bûche de bois pendant la nuit du solstice et dont les cendres devaient assurer protection et félicité. Le feu des bougies nous réchauffent encore aussi, le houx et les sapins, ces végétaux “toujours vert” au beau milieu de l’hiver, nous montrent comment survivre et garder espoir dans le fracas. L’arbre de Noël, selon la tradition germanique, a longtemps été décoré d’ornements comestibles comme des fruits, des noix, des petits gâteaux, sa véritable vocation était d’offrir de quoi manger aux esprits de la nature. Et la couronne qui trône sur la porte d’entrée ? Elle symbolise le cycle des saisons et de la vie, qui recommence à l’infini. 

Cette roue de la vie, on l’appelle dans une vieille langue du nord “Yule”. Et c’est ainsi que l’on nomme le solstice d’hiver, dans la mythologie nordique. Une autre façon de raconter cette nuit magique, selon laquelle la nuit du solstice est celle de la grande chasse sauvage menée par le Dieu guerrier Odin. Le dieu qui règne sur tous les autres, qui trône en haut de l’arbre-monde, et qui sait tout de ce qui s’y passe… Odin, aussi roi des elfes, dieu borgne vêtu d’un grand manteau et d’une longue barbe, parcourait le monde entier lors de sa chasse sauvage, pour défier les mauvais esprits (foudroyer ceux qui n’auraient pas été sages ?). Chevauchant son cheval à 8 pattes, le seul capable de parcourir de si longues distances, en une seule nuit, Odin traverse le ciel ténébreux, et ouvre la voie pour la lumière. On raconte aussi qu’il s’arrêtait parfois sur le toit d’une maison, et que les enfants laissaient dans leur bottes des carottes ou de la paille pour permettre au cheval de se restaurer. Alors, Odin, dans un élan de reconnaissance, déposait en échange quelques friandises pour les enfants…

Au bout de cette longue nuit du solstice, après vous avoir révélé quelques-uns de ses secrets… Au petit matin, quelque chose a changé. La lumière d’un nouveau soleil, plus doux et plus chaud, brille à la cime de l’arbre sacré, révélant les trésors qui trônent à ses pieds. 

L’hiver commence, et pourtant la lumière du soleil se fera désormais chaque jour de plus en plus forte. Naît de l’obscurité, le nouveau soleil inondera bientôt les champs de blé et réchauffera les nuits d’été. L’hiver commence, mais le soleil grandit. 

Et si vous aussi, vous en doutez, au cours de la longue nuit, il suffit de lever les yeux vers le ciel étoilé, pour constater, qu’il reste toujours un peu de lumière dans l’obscurité.

Céline Bouglé
Julien Weber
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                <pubDate>Tue, 14 Dec 2021 17:20:00 +0100</pubDate>
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Cette lumière semblait magique, c’était la renaissance du soleil. Et cette magie s’est transmise au fil des millénaires… Aujourd’hui encore, le lendemain de la nuit la plus longue de l’année, le 21 décembre, avec l&#039;arrivée de l&#039;hiver, de nombreuses personnes célèbrent la renaissance du soleil. 

Cette histoire a permis d’écrire d’autres histoires. Nos ancêtres celtes par exemple, racontaient qu’au cours de cette même nuit, les arbres-roi de la forêt, le roi Houx et le roi Chêne, s’affrontaient dans un terrible et long combat. Le roi Houx, qui régnait depuis le solstice d’été et imposait des jours courts et des nuits de plus en plus longues, perdit finalement la bataille face au roi Chêne. Celui-ci promettait des jours de plus en plus longs et des nuits courtes, jusqu’au prochain solstice où les deux arbres-rois s’affronteront à nouveau. 

C’est au cours de cette nuit magique du solstice d’hiver, que tout commence. Les celtes considéraient seulement deux saisons, la saison sombre et la saison claire. Ainsi, pour eux, l’année s’ouvrait sur la saison sombre car la lumière naît de l’obscurité. Toutes les naissances se préparent dans l’obscurité : l’enfant dans le ventre de sa mère, la graine enfouie dans la terre, ou l’aube dans la nuit.

La magie est parvenue jusqu’à nous. Désormais en décembre, de nouveaux récits nous enchantent, mais certains symboles ont traversé le temps. Savez-vous pourquoi nous dégustons une bûche lors du repas de fête ? Il s’agit d’une ancienne tradition qui consistait à brûler une bûche de bois pendant la nuit du solstice et dont les cendres devaient assurer protection et félicité. Le feu des bougies nous réchauffent encore aussi, le houx et les sapins, ces végétaux “toujours vert” au beau milieu de l’hiver, nous montrent comment survivre et garder espoir dans le fracas. L’arbre de Noël, selon la tradition germanique, a longtemps été décoré d’ornements comestibles comme des fruits, des noix, des petits gâteaux, sa véritable vocation était d’offrir de quoi manger aux esprits de la nature. Et la couronne qui trône sur la porte d’entrée ? Elle symbolise le cycle des saisons et de la vie, qui recommence à l’infini. 

Cette roue de la vie, on l’appelle dans une vieille langue du nord “Yule”. Et c’est ainsi que l’on nomme le solstice d’hiver, dans la mythologie nordique. Une autre façon de raconter cette nuit magique, selon laquelle la nuit du solstice est celle de la grande chasse sauvage menée par le Dieu guerrier Odin. Le dieu qui règne sur tous les autres, qui trône en haut de l’arbre-monde, et qui sait tout de ce qui s’y passe… Odin, aussi roi des elfes, dieu borgne vêtu d’un grand manteau et d’une longue barbe, parcourait le monde entier lors de sa chasse sauvage, pour défier les mauvais esprits (foudroyer ceux qui n’auraient pas été sages ?). Chevauchant son cheval à 8 pattes, le seul capable de parcourir...</itunes:summary>
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                <title>Enchanteurs • ep.1 la légende de Morrigan</title>
                <description>Pensez-vous bien connaître les sorcières ? Croyez-vous qu’elles ont toutes le nez crochu, et ce rire démoniaque à vous glacer le sang lorsqu’elles vous jettent quelques mauvais sorts ? Remontons le temps. 

Bien avant Halloween, les crapauds, les balais, les chauves-souris et les pommes empoisonnées... d’autres récits inspiraient nos ancêtres. Dans la mythologie irlandaise, la déesse Morrigan était la plus sombre de toutes. Déesse guerrière encourageant les hommes sur les champs de bataille, elle était aussi annonciatrice de funestes destins. Les combattants désiraient sa présence pour se donner force et courage, autant qu’ils redoutaient ses mauvais présages. Morrigan, qu’on appelle aussi, « Reine des fantômes » apparaissait sous la forme d’une corneille et quiconque entendait ses cris ou ses battements d’ailes effrayants, savait que la fin était proche. 

A l’instar de toutes les sorcières et des mauvaises fées qui la succèdent, Morrigan était à la fois attirante et repoussante. Nombres de récits dépeignent une très belle jeune femme, quasiment irrésistible, animée par ses désirs insatiables. Nous sommes loin du cliché repoussoir de la sorcière que nous connaissons aujourd’hui : vieille, mal coiffée ou défigurée, ne suscitant que laideur et méchanceté.

C’est ainsi que la légende de Morrigan traverse le temps et qu’elle inspire, dit-on, d’autres personnages après elle. La fée Morgane par exemple, figure mi-païenne, mi-chrétienne est un célèbre personnage de la légende arthurienne. Parmi les caractéristiques qu’elle partage avec la déesse, la fée Morgane se transforme en corneille, prédit la mort et les malheurs à venir, séduit et manipule les hommes, jusqu’à les inciter au crime et à la trahison. Elle exerce son esprit vindicatif contre les malheureux qui osent la repousser. La fée Morgane incarne alors tout ce que la femme ne doit pas être aux yeux de la religion qui s’impose à l’époque. Tout ce qu’une femme serait si sa nature profonde n’était pas “maîtrisé”. On raconte ses innombrables conquêtes, les hommes envoûtés et prisonniers dans son château au Val sans retour, ses ruses pour accéder à ses ambitions dévorantes, ou répondre à sa soif de vengeance.

Puis, quelque fois, entre les lignes, et selon les sources, on peut lire combien elle était intelligente, douée pour l’Art de la magie, ambitieuse, sensible… Trop sensible ? On décrit une femme qui n’a pas su maîtriser ses émotions, refréner ses sentiments. On entrevoit alors comment ces qualités se sont retournées contre elle, quand d’autres ont vu, en Morgane, une menace. Et si, la fée Morgane, la déesse Morrigan et toutes les sorcières montraient depuis toujours un seul et même visage de l’humanité ? Celui que nous arborons quand les peurs et les pulsions nous traversent, mais aussi et surtout, le visage indomptable de l’être empli de sentiments, de celui ou de celle qui sait rester libre de penser différemment.

 

Céline Bouglé
Julien Weber 

 

Pour aller plus loin sur le sujet :

• Sorcières: La puissance invaincue des femmes
Mona Cholet

• Les Sorcières - Une histoire de femmes
Céline Du Chéné

• l&#039;Enchanteur
René Barjavel 

 
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                <link>https://lesonunique.com/mysun/podcast/enchanteurs-ep1-la-legende-de-morrigan-9232</link>
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                <pubDate>Tue, 09 Nov 2021 17:20:00 +0100</pubDate>
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                <itunes:author>SUN | Le Son Unique</itunes:author>
                <itunes:summary>Pensez-vous bien connaître les sorcières ? Croyez-vous qu’elles ont toutes le nez crochu, et ce rire démoniaque à vous glacer le sang lorsqu’elles vous jettent quelques mauvais sorts ? Remontons le temps. 

Bien avant Halloween, les crapauds, les balais, les chauves-souris et les pommes empoisonnées... d’autres récits inspiraient nos ancêtres. Dans la mythologie irlandaise, la déesse Morrigan était la plus sombre de toutes. Déesse guerrière encourageant les hommes sur les champs de bataille, elle était aussi annonciatrice de funestes destins. Les combattants désiraient sa présence pour se donner force et courage, autant qu’ils redoutaient ses mauvais présages. Morrigan, qu’on appelle aussi, « Reine des fantômes » apparaissait sous la forme d’une corneille et quiconque entendait ses cris ou ses battements d’ailes effrayants, savait que la fin était proche. 

A l’instar de toutes les sorcières et des mauvaises fées qui la succèdent, Morrigan était à la fois attirante et repoussante. Nombres de récits dépeignent une très belle jeune femme, quasiment irrésistible, animée par ses désirs insatiables. Nous sommes loin du cliché repoussoir de la sorcière que nous connaissons aujourd’hui : vieille, mal coiffée ou défigurée, ne suscitant que laideur et méchanceté.

C’est ainsi que la légende de Morrigan traverse le temps et qu’elle inspire, dit-on, d’autres personnages après elle. La fée Morgane par exemple, figure mi-païenne, mi-chrétienne est un célèbre personnage de la légende arthurienne. Parmi les caractéristiques qu’elle partage avec la déesse, la fée Morgane se transforme en corneille, prédit la mort et les malheurs à venir, séduit et manipule les hommes, jusqu’à les inciter au crime et à la trahison. Elle exerce son esprit vindicatif contre les malheureux qui osent la repousser. La fée Morgane incarne alors tout ce que la femme ne doit pas être aux yeux de la religion qui s’impose à l’époque. Tout ce qu’une femme serait si sa nature profonde n’était pas “maîtrisé”. On raconte ses innombrables conquêtes, les hommes envoûtés et prisonniers dans son château au Val sans retour, ses ruses pour accéder à ses ambitions dévorantes, ou répondre à sa soif de vengeance.

Puis, quelque fois, entre les lignes, et selon les sources, on peut lire combien elle était intelligente, douée pour l’Art de la magie, ambitieuse, sensible… Trop sensible ? On décrit une femme qui n’a pas su maîtriser ses émotions, refréner ses sentiments. On entrevoit alors comment ces qualités se sont retournées contre elle, quand d’autres ont vu, en Morgane, une menace. Et si, la fée Morgane, la déesse Morrigan et toutes les sorcières montraient depuis toujours un seul et même visage de l’humanité ? Celui que nous arborons quand les peurs et les pulsions nous traversent, mais aussi et surtout, le visage indomptable de l’être empli de sentiments, de celui ou de celle qui sait rester libre de penser différemment.

 

Céline Bouglé
Julien Weber 

 

Pour aller plus loin sur le sujet :

• Sorcières: La puissance invaincue des femmes
Mona Cholet

• Les Sorcières - Une histoire de femmes
Céline Du Chéné

• l&#039;Enchanteur
René Barjavel 

 
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                <itunes:title>Enchanteurs • ep.1 la légende de Morrigan</itunes:title>
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                    Enchanteurs • ep.1 la légende de Morrigan
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